Déontologie De La Recherche | Sciences Citoyennes - Part 3
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Chercheurs, soyez responsables !

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mercredi 12 avril 2017
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En 2015, Sciences Citoyennes rédigeait un Manifeste pour une recherche scientifique responsable. Grace au site d’information Reporterre, nous publions une tribune qui en reprend les principaux éléments.

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Main basse sur la science publique : Le « coût de génie » de l’édition scientifique privée.

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lundi 22 avril 2013
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Un texte de la CGT-INRA

Imaginez un monde où les chercheurs des établissements publics de recherche et des universités seraient rétribués individuellement en fonction de leur contribution au chiffre d’affaire d’un oligopole de grands groupes privés, et où les moyens humains et financiers affectés à leurs recherches en dépendraient. Projet d’un think-tank ultra-libéral, voire science-fiction pensez-vous ?… ou alors cas particulier de quelques fraudes liées à l’industrie du médicament ? Non, non, regardez bien autour de vous, c’est déjà le cas, dans l’ensemble du monde scientifique (sciences de la nature, médicales, agronomiques…), et ce à l’insu de la grande majorité des gens, et de trop de chercheurs ! Mais une prise de conscience est en train de s’opérer et une bataille s’engage sur tous les continents. Analysons les faits…

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La résurrection d’espèce, bonne ou mauvaise idée ?

Par et
vendredi 22 mars 2013
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Paru sur Médiapart le 21 mars 2013

En 1972, un zoologiste indonésien de passage dans les montagnes du Queensland, dans le nord-est de l’Australie, y découvrit une nouvelle espèce de grenouilles, qu’il nomma Rheobatrachus silus, au mode de reproduction extraordinaire. Après la ponte, la femelle avalait ses 20 à 25 œufs fécondés, mais ceux-ci n’étaient pas digérés : durant les six semaines de leur développement, jusqu’à la métamorphose, les œufs puis les têtards libéraient dans l’estomac une hormone qui bloquait la production de sucs gastriques et transformait ainsi l’estomac en poche incubatrice inerte. A la fin du développement, il semble qu’un message était émis par les grenouillettes signalant à leur mère qu’elles étaient prêtes à sortir. Celle-ci les “ vomissait ” alors une par une, les propulsant puissamment dans sa bouche puis ouvrant celle-ci. Chaque bébé pouvait sortir de la bouche de la femelle ou y rester, ce qui amenait la mère à le ré-avaler et à le garder quelque temps de plus dans l’estomac, protégeant ainsi sa progéniture.
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Procès OGM en Belgique : un nouveau déni de démocratie

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vendredi 15 février 2013
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Communiqué de la Fondation Sciences Citoyennes – 15 février 2013

La Fondation Sciences Citoyennes s’insurge contre la condamnation, le mardi 12 février 2013, par le tribunal de Termonde (Belgique) de onze membres du Field Liberation Movement pour avoir participé à une action non violente contre l’expérimentation plein champ d’une variété de pommes de terre OGM.

Pour dénoncer l’expérimentation plein champ d’une variété de pommes de terre OGM au mépris du principe de précaution, plusieurs centaines de militants avaient choisi, le 29 mai 2011 à Wetteren (Belgique), de remplacer des tubercules génétiquement modifiées par des variétés conventionnelles et biologiques. Cela leur a valu une citation directe du parquet et les institutions menant l’essai ont choisi de porter cette affaire devant les tribunaux. Lire la suite…

Comme on nous parle… des kits de xénopes génétiquement modifiés…

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mardi 29 janvier 2013
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Une start-up, WatchFrog [1], soutenue par les autorités et des programmes publics divers, propose une « méthode originale » pour détecter les polluants dans l’eau, « peu coûteuse, rapide et éthique »[2]. L’opération consiste à modifier génétiquement des têtards de grenouilles (xenopus laevis) pour les rendre sensibles et fluorescents en présence de certains polluants, particulièrement les perturbateurs endocriniens[3]. Il s’agirait d’une nouvelle technique  justifiée par « le risque que représentent les résidus médicamenteux pour l’environnement et la santé des écosystèmes »[4] .  Des essais se dérouleraient déjà, prenant la forme de laboratoires mobiles d’analyse des eaux usées de l’hôpital  de Corbeil-Essonne[5].  Il est précisé que le kit xénope GM sera proposé aux 2.700 établissements hospitaliers français[6]. Lire la suite…

Thérapie génique : l’enfumage des « grandes découvertes »

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mardi 27 novembre 2012
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Tribune parue le 24/11/12 sur Rue89

 

Comme tous les ans, à quelques semaines du Téléthon, on a eu le droit à l’annonce d’une « grande découverte » qui n’a pour but, à la veille de la grand-messe annuelle de « télécharité », que d’inciter les heureux donateurs à mettre la main au portefeuille.

Cette fois-ci, je suis tombé sur un article intitulé « UniQure commercialisera la première thérapie génique en Europe ». Comme toujours, l’avancée se révèle être du pipeau.

Regardons un peu : on nous dit d’abord pompeusement que « l’Europe vient de donner son feu vert au premier médicament de thérapie génique », puis que « l’Europe a exigé de nouvelles études durant trois ans avant d’accepter “dans des circonstances exceptionnelles” ce produit, qui pourrait coûter 1,2 million d’euros par patient… »
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OGM, Fukushima, Mediator : la liste des scandales sanitaires ne doit pas s’allonger

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mardi 25 septembre 2012
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Cet article est paru le 25/09/2012 sur le site Le Plus du Nouvel Observateur.

La publication des travaux de Gilles-Eric Séralini et de ses collègues, la semaine dernière, a fait l’effet d’une bombe. Autant dans la communauté scientifique que dans l’espace politique, tant les implications sur la santé inquiètent.

Mais ce qui n’a pas été soulevé, et qui est indirectement dénoncé à travers cette étude menée sur une durée bien supérieure à celles généralement constatées, ce sont les implications sur la façon dont sont conduites les expertises et les homologations.

Et lorsque Gilles-Eric Séralini et le CRIIGEN publient en 2010 des contre-expertises remettant en cause l’innocuité sanitaire de trois maïs OGM de la firme Monsanto, ils font alors l’objet de nombreuses attaques de la part de scientifiques empêtrés dans des conflits d’intérêt avec l’industrie. Ces campagnes de dénigrement, d’intimidation, qui dans certains cas se terminent par une mise au placard, un licenciement ou un procès en diffamation sont le lot commun des lanceurs d’alerte. Lire la suite…

OGM / Monsanto : pourquoi il y a si peu d’études scientifiques sur le sujet

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mardi 25 septembre 2012
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Cet article est paru le 25/09/2012 sur le site Le Plus du Nouvel Observateur.

Les OGM sont des productions de laboratoires. Certains demeurent au service des scientifiques, comme les animaux modifiés pour servir de modèles expérimentaux, d’autres s’intègrent à l’univers médical ou industriel, tels les micro-organismes qui fabriquent des médicaments ou des molécules nouvelles.

Ces créatures sont maintenues captives dans un univers savant (animalerie de recherche, fermenteur), elles répondent globalement et sans dérive notoire au projet qui les a inventées et passent inaperçues du public tant elle s’intègrent docilement à la recherche ou à l’industrie. Lire la suite…

Tous cobayes ! Les effets toxiques graves d’un OGM et de l’herbicide le plus vendu au monde…

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jeudi 20 septembre 2012
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Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués* pour leurs impacts sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires, les gouvernements, les industriels et d’autres chercheurs ne l’ont jamais fait. Les résultats sont alarmants. Lire la suite…

L’inventivité sociale et la logique du partage au cœur des communs

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vendredi 15 juin 2012
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Elinor Ostrom, première femme à obtenir un Nobel d’Économie en 2009 pour ses développements sur la théorie des communs (1), est décédée ce mardi 12 juin à l’âge de 78 ans. Elinor Ostrom était une chercheuse politique infatigable et une pédagogue cherchant à transmettre aux jeunes générations ses observations et analyses. Malgré l’annonce de sa maladie en décembre dernier, elle a continué son cycle de conférences et la rencontre avec les jeunes chercheurs du domaine des communs au Mexique et en Inde. Récemment encore, elle exprimait son sentiment d’urgence à propos de la conférence Rio+20 qui se déroule actuellement (2). Une conférence durant laquelle le terme de « communs » devient un point de ralliement, jusqu’à figurer dans le titre du « Sommet des Peuples pour la justice sociale et environnementale en défense des biens communs ». Lire la suite…

Des éprouvettes revisitées – La fivète au prisme des médias (tribune parue sur le site de Mediapart le 28 février 2012)

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vendredi 2 mars 2012
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« Avec le temps va, tout s’en va… » dit la chanson, mais il reste toujours quelque chose et ce quelque chose est souvent façonné pour que la chanson devienne plus belle, exemplaire, facile à entendre. Ainsi commence t-on à fredonner un peu partout une version simplifiée, un brin people, de l’aventure des pionniers de la fivète (Fécondation in vitro et transfert d’embryon).

Les médias ont vite identifié un supposé « chef d’équipe » ( Le Monde, 4 mai 1983) là où il n’y avait que libre collaboration entre un gynécologue et un biologiste, appartenant à des institutions différentes,  au sein du Service du Pr Emile Papiernik. Après beaucoup d’hésitations pour attribuer à R. Frydman ou à J. Testart la « paternité scientifique » du premier bébé fivète, Le Monde (18 et 24 février 2012) vient de désigner le gynécologue comme père scientifique en abandonnant les guillemets tandis que le JDD (19 février 2012) réserve encore ce qualificatif au biologiste mais en conservant des guillemets bienvenus.

Version intégrale de l’article sur le site de Médiapart :

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280212/des-eprouvettes-revisitees