A la une

Formation sur les techniques de manipulation du vivant le 2 février 2018 à Paris

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mercredi 10 janvier 2018
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Inscriptions closes !

Après la transgénèse, les techniques de manipulation du génome se succèdent à une vitesse spectaculaire, avec des noms plus barbares les unes que les autres (mutagenèse dirigée, nucléases dirigées à doigt de zinc, méganucléases, TALEN, CRISPR/Cas9, etc.). Les domaines d’application potentiels sont multiples et concernent aussi bien les végétaux que les animaux et les microorganismes.

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Formation sur les techniques de manipulation du vivant le 2 février 2018 à Paris

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mercredi 10 janvier 2018
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Inscriptions closes !

Après la transgénèse, les techniques de manipulation du génome se succèdent à une vitesse spectaculaire, avec des noms plus barbares les unes que les autres (mutagenèse dirigée, nucléases dirigées à doigt de zinc, méganucléases, TALEN, CRISPR/Cas9, etc.). Les domaines d’application potentiels sont multiples et concernent aussi bien les végétaux que les animaux et les microorganismes.

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CRISPR-Cas9 à l’Académie des Sciences : l’éthique au temps du carnaval

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lundi 20 février 2017
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En cette période de carnaval, l’Académie des Sciences française organise le 21 février un colloque intitulé « Les problèmes éthiques associés à la modification des organismes par la technologie CRISPR-Cas9 ». Pour mémoire, CRISPR-Cas9  permet de modifier plus facilement, rapidement et à moindre coût, toutes les formes du vivant, des microorganismes à l’espèce humaine en passant par les champignons, plantes et animaux.

Le contenu du programme de ce colloque[1] est à l’image de la campagne de communication intense qui accompagne la diffusion de cette technologie depuis plusieurs mois : vanter des applications miraculeuses dans de nombreux domaines et minorer, quand elles ne sont carrément éludées, les questions éthiques, économiques et sociales qui se posent [2].

[1] http://www.academie-sciences.fr/pdf/conf/colloque_210217.pdf

[2] Dans cette vidéo, Catherine Bourgain, généticienne et membre du bureau de Sciences Citoyennes, parle des sérieuses questions éthiques soulevées par  CRISPR-Cas9.

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Le riz de la discorde : Greenpeace accusé de « crime contre l’humanité » par une centaine de Prix Nobel

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mardi 5 juillet 2016
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Une lettre ouverte a été signée par une centaine de Prix Nobel accusant l’ONG d’être responsable « de crime contre l’humanité » à travers sa campagne menée contre le riz doré. Que l’on soit une organisation non gouvernementale (ONG), une association ou un simple citoyen, il parait de plus en plus difficile d’exprimer une opinion sur un sujet de controverse sans risquer une plainte, un procès ou voir sa réputation mise en cause sous le motif de porter atteinte au bien commun. C’est l’expérience vécue ces derniers jours par Greenpeace.

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Les nouvelles technologies de modification du génome à l’épreuve de la démocratie

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lundi 30 mai 2016
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Les nouvelles technologies de modification du génome font l’objet de nombreux articles, émissions à la radio et à la télévision. Le Haut Conseil aux Biotechnologies (HCB) a également été entrainé dans la tourmente médiatique avec la démission d’Yves Bertheau, l’un des membres de son comité scientifique. Sciences Citoyennes a choisi de communiquer sur ce sujet en proposant une traduction qu’elle a réalisée de l’article CRISPR à l’épreuve de la démocratie : Les nouvelles technologies de modification du génome doivent faire l‘objet de débats ouverts.

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L’après marche citoyenne contre Monsanto

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mardi 24 mai 2016
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Les marches citoyennes contre la multinationale Monsanto le samedi 21 mai dernier ont rassemblé dans une quarantaine de ville en France et dans le monde de nombreux citoyens qui refusent la mainmise sur les ressources alimentaires par des multinationales comme Monsanto. Monsanto est la caricature des multinationales prédatrices. Cette déclaration de Benjamin Sourice, un membre du collectif des Engraineurs collectif co-organisateur de la manifestation parisienne, résume bien l’impact négatif de la firme américaine. Lire la suite…

Scientists and Civil Society Must Move Together toward a New Science

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mercredi 18 mai 2016
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Article proposed and written by an advisory board member of Sciences Citoyennes, Christian Vélot1,2,3,4* , about democracy in science and public engagement, illustrated by a concrete example of participatory research. This is an open-access article, originally published here : http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fpubh.2016.00096/full. Lire la suite…

Marche mondiale contre Monsanto le samedi 21 juin 2016

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mardi 17 mai 2016
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Pour la quatrième année consécutive, est organisé le samedi 21 mai 2016 dans le monde entier une marche citoyenne contre Monsanto. En France une trentaine de villes ont choisi d’y participer. Cette marche, au delà de la seule firme Monsanto, est une lutte citoyenne contre le modèle imposé au monde par des multinationales peu scrupuleuses en matière d’environnement et de santé. Lire la suite…

Soutien à Christian Vélot, contre la e-diffamation

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jeudi 14 avril 2016
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Dans un an, le 25 avril 2017 aura lieu, au Tribunal de Grande Instance de Paris, le procès du directeur de publication e t de l’auteur des écrits contenus dans l’article paru le 10 juin 2014 dans le journal « Contrepoint » et signé sous le pseudo « Anton Suwalki ». Ce procès fait suite à une plainte en diffamation déposée par Christian Vélot, enseignant chercheur spécialiste en génétique moléculaire et utilisateur de la technologie OGM en tant qu’outil au service des chercheurs.

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Produire autrement, publier autrement, évaluer autrement… un autre monde de la recherche est possible !

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lundi 6 mars 2017
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La Recherche vit un schisme avec la Société. Cette défiance peut être liée à une forte évolution du paysage scientifique et une libéralisation de son activité à différents échelons.

 

Produire autrement

Si ce message concerne en premier lieu un secteur agricole acculé au changement de paradigme, il peut tout autant concerner un autre domaine également producteur, mais de connaissances : celui du monde scientifique. Longtemps sacralisé pour garantir une liberté absolue du chercheur en toutes disciplines, le mode de production des savoirs doit aussi être reconsidéré aujourd’hui, à l’aune d’une société qui évolue fortement et est en droit d’exiger une science qui réponde mieux à ses attentes.

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Conférence de Christian Vélot : « Les O.G.M. »

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mardi 25 août 2015
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Conférence donnée à Pont Lagrand (05) le 25 août 2012 à l’occasion du 3ème Festival des Sciences en Bobines de Trescléoux/Lagrand.
Christian Vélot
Christian VÉLOT est administrateur de Sciences Citoyennes.



Enregistrement et montage réalisés par l’association Kheper.

Conférence de Rémi Barré : « Le contrat Science / Société »

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vendredi 21 août 2015
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Conférence donnée à Pont Lagrand (05) le 21 août 2015 à l’occasion de l’Université Buissonnière des Sciences Citoyennes.
Rémi Barré
Rémi BARRÉ est administrateur de Sciences Citoyennes.

Rémi Barré  présente les grandes lignes de l’évolution du contrat science/ société. Celui-ci basé sur le compromis fordiste de l’après-guerre – la société endosse ces nouveaux mo­des de travail, de gestion des grandes entreprises et de mise en place d’un nouveau système de produc­tion et de consommation en échange d’un meilleur confort – subit un bouleversement à partir des années 80, du fait de la mondialisation et de la libéralisation de l’économie et de leurs consé­quences sur le niveau de vie et de confort. Lire la suite…

Revirement de l’industrie pharmaceutique sur un cas d’école de la biologie de synthèse

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mardi 12 avril 2016
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Un nouveau monde s’ouvre à nous : celui de la biologie de synthèse. C’est par cette phrase pleine de promesse que débute la présentation de la biologie de synthèse sur le site du gouvernement français. Mais dans le cas de l’artémisinine de synthèse c’est une porte qui se referme.

La biologie synthétique, ou biologie de synthèse, est une discipline technoscientifique émergente. Elle a pour objectif de reformater les êtres vivants existant en modifiant profondément leur ADN. Cette discipline pose la question du rôle central des chercheurs-entrepreneurs, des investissements de grands groupes multinationaux, mais également du brevetage du vivant, et de la mise en péril d’économies rurales notamment dans l’hémisphère sud.

Afin de saisir les questions soulevées par ce domaine et leur évolution dans le temps, nous vous proposons de consulter la fiche didactique actualisée L’artémisinine, emblème du meilleur des mondes de la biologie de synthèse. L’artémisinine, molécule recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le traitement du paludisme, est une substance naturellement présente dans une plante, l’armoise annuelle. Lire la suite…

Protection des Secrets d’Affaires

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mercredi 30 mars 2016
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Un nouveau droit au secret pour les entreprises. Une dangereuse proposition de législation européenne qui doit être rejetée.

Un appel soutenu par la Fondation Sciences Citoyennes engagée activement sur la question des lanceurs d’alerte depuis sa création.
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L’Artémisinine, emblème du meilleur des mondes de la biologie de synthèse

Par et
mardi 12 avril 2016
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La biologie synthétique, discipline technoscientifique émergente, a pour objectif de reformater les êtres vivants existant en modifiant profondément leur ADN.
Pour saisir certaines des questions soulevées par ce domaine, nous présentons ici l’exemple de l’artémisinine. Molécule recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le traitement du paludisme, l’artémisinine est une substance naturellement présente dans une plante, l’armoise annuelle. Depuis 2006, une version produite par des levures génétiquement modifiées par biologie de synthèse est également disponible. Mise en avant pour démontrer les bienfaits de ces nouvelles approches biotechnologiques, l’artémisinine est aussi un cas d’école des pratiques et conséquences de ce domaine émergent : rôle central de chercheurs-entrepreneurs, investissements de grands groupes multinationaux, brevetage du vivant, mise en péril d’économies rurales au Sud… le tout porté par la promesse d’un avenir radieux devant inévitablement advenir grâce aux progrès technologiques.
Dix ans après ses débuts, l’avenir industriel de cette pilule miracle semble pourtant remis en cause. La menace n’est pas portée par une nouvelle technologie, mais par des améliorations de pratiques en matière de diagnostic du paludisme et de soutien aux cultures d’armoise en plein champ. Lire la suite…

Appel aux dons, pour une diversité des financements et notre indépendance

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mardi 15 décembre 2015
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Période trouble s’il en est… Et pourtant il nous faut continuer à réfléchir, à lutter, à proposer et ce, en toute indépendance et loin de toute pression (lobbies, industriels, agences, institutions…). Cette indépendance que nous revendiquons est la seule voie possible selon nous pour faire évoluer les relations entre les sciences et la société en mettant notamment en oeuvre un principe actif efficace, la démocratisation des choix scientifiques et techniques. Concrètement, cela signifie pour la FSC d’avancer sur les sujets suivants :
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Colloque international OGM et pesticides

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jeudi 3 décembre 2015
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Quand les scientifiques et la société civile construisent ensemble

Les 12 et 13 novembre derniers a eu lieu au centre scientifique d’Orsay (Université Paris-Sud) le colloque international sur l’évaluation et la règlementation des OGM et des pesticides

Ce colloque, ouvert à la société civile (avec une traduction simultanée Français/Anglais), était organisé dans le cadre d’un projet de recherche participative PICRI (Partenariats Institution-Citoyens pour la Recherche et l’Innovation[1]), financé par la Région Ile-de-France. Ce projet (http://www.picri-ogm.fr), relatif à l’étude du principe d’équivalence en substance sur lequel s’appuie l’évaluation de tous les OGM agricoles dans le Monde, est réalisé en partenariat entre l’Université Paris-Sud, l’association Générations Futures (http://www.generations-futures.fr) et le Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique : http://www.criigen.org).

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Comment nous désirons être évalué-e-s ?

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mardi 24 novembre 2015
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Désirer être évalué. Il y a quelque chose d’un peu paradoxal dans cette expression. Sauf si la question porte sur le « comment ». En ce cas, en tant qu’enseignants, nous savons que la question de la pertinence, la manière dont nous commentons, discutons le travail proposé par un-e étudiant-e peut – pour certains – avoir plus d’importance que la note. Une évaluation, aussi quantitativement généreuse qu’elle soit, n’y changera rien : s’il n’y a pas de retour pertinent sur la valeur de leur travail ces étudiant.es se sentiront méprisé.e.s ou alors nourriront un certain mépris pour l’enseignant qui maltraite son métier.

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Qui fixe les limites ? La question de la responsabilité des experts, illustrée par le combat de la CRIIRAD

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mardi 1 septembre 2015
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La CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) combat pour la transparence sur le groupe d’experts en charge de la protection contre les dangers de la radioactivité et des rayonnements ionisants.

« La Commission européenne veut reconduire les niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive adoptés en 1987 sous la pression du lobby nucléaire. Ces limites impliquent des risques sanitaires tout à fait inacceptables : à l’échelle de la France, cette contamination légale pourrait induire des dizaines de milliers de cancers (et bien plus si le pire advenait) sans compter les autres pathologies et la transmission d’anomalies génétiques. Les consommateurs ne pourront pas s’en protéger car ils ne pourront pas différencier les aliments radioactifs des aliments non contaminés ». Voir ici la pétition soutenue par la Fondation Sciences Citoyennes : http://criirad-protegeonsnotrealimentation.wesign.it/fr

Pour aboutir à cette législation, la Commission sollicite des experts, mais refuse à ce jour de communiquer leurs noms et références professionnelles, bien que de nombreuses erreurs aient été recensées dans le rapport d’expertise. Alors que la transparence est maintenant de règle dans les statuts et règles de fonctionnement des agences européennes ayant des fonctions similaires (EFSA, ECHA, EMA), la Commission Européenne ainsi que la Direction Générale de la Santé française maintiennent leur refus malgré les sollicitations argumentées de la CRIIRAD.

Pour en savoir plus : http://www.criirad.org/

11e édition des « Sciences en Bobines » (2015)

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vendredi 31 juillet 2015
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Le programme de l’édition 2015 de notre festival de projections-débats sur des controverses sciences et société est en ligne !

Si vous souhaitez rejoindre une des équipes locales pour aider à l’organisation sur place le jour J, les contacts des coordinateurs locaux sont indiqués sur le site du festival.

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Mise en liberté de mouches génétiquement modifiées en Espagne

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lundi 27 juillet 2015
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Des essais à grande échelle mettent en risque la biodiversité et la production d’olives dans la région méditerranéenne.

La société britannique Oxitec prévoit la libération de mouches de l’olive génétiquement modifiés, en Catalogne (Espagne). Ces insectes sont modifiés de façon à ce que les descendantes femelles meurent (à l’état larvaire, dans les olives), tandis que les générations mâles survivent. L’objectif de la société Oxitex est de libérer jusqu’à 5000 mouches par semaine, dans une région proche de Tarragone, sur une zone expérimentale d’environ 1000m2. Face aux risques de modification de la biodiversité et de dissémination, y compris dans des productions d’agriculture biologique, des organisations, dont la Fondation Sciences Citoyennes, demandent l’interdiction de toute libération de ces espèces.

Une information plus complète est disponible en anglais ci-dessous :

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Cycle de formations de la Fondation Sciences Citoyennes

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mardi 3 mars 2015
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La Fondation Sciences Citoyennes place la construction des savoirs au cœur de ses préoccupations et formule une critique forte à l’encontre du monopole que possède la recherche académique sur la production de connaissances dites « légitimes ». En effet, il nous faut le réaffirmer : la science n’est pas neutre, elle est façonnée par les cadres idéologiques de ses producteurs. Il nous apparaît donc essentiel, face au constat des dérives perpétuelles de la technoscience des lobbying industriels au service d’une démocratie technique, de favoriser la réappropriation des savoirs par les citoyens, que ce soit au niveau de leur production ou au niveau de leur utilisation pour orienter la décision politique.

Dans une volonté de cohérence avec ses engagements, la FSC s’inscrit dans une dynamique de diffusion des connaissances, c’est pourquoi elle organise au mois d’avril un cycle de formations à destination de ses adhérent-e-s et de ses sympathisant-e-s.

Les formations se tiendront à la Maison des associations de solidarité située au 10/18 rue des Terres au curé, 75013 PARIS.

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Ils ont tué nos amis de coeur

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samedi 10 janvier 2015
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Si c’était seulement un attentat aveugle, il faudrait s’indigner sans réserve, mais 200 fois moins qu’après le 11 septembre, eu égard au nombre des victimes.

Si c’était seulement un attentat contre la liberté de la presse, on devrait fustiger, mais sans larmes, cette atteinte inadmissible à la démocratie.

Il s’agit de bien autre chose. Ce que les monstres ont assassiné c’est l’intelligence, c’est une vision du monde qui n’est pas plus celle des néo libéraux que des islamistes. Ils ont tué l’humour mais aussi la générosité, l’énorme envie de changer la vie non pas pour embrigader ou exploiter davantage mais pour créer l’an 01. Ils n’ont pas tué des PDG ou des rentiers, ni des racistes, ni des petites mains au service d’un système contre l’homme, mais des humanistes sans pouvoir, moquant les parvenus et les idéologues, des désobéissants à toutes les oppressions, à tous les dogmes et à l’horrible culture de compétition.

Ils ont tué nos amis de cœur.

Simon, tu ne passais pas chez Charlie par hasard. Forcément ces valeurs tu les partageais comme le montre le souvenir que tu as laissé, six ans après ton stage, à la FSC. Tous, nous te souhaitons un prompt rétablissement.

Pour la Fondation Sciences Citoyennes, J. Testart, Président d’honneur

Note : Simon Fieschi avait notamment travaillé avec nous à la création de ce site web.

Sciences en Marche : choisir le bon chemin (tribune publiée sur Mediapart le 16 octobre 2014)

Par , et
mardi 4 novembre 2014
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Il faut croire que l’histoire se répète. En 2004, plus de 15 000 chercheurs et enseignants-chercheurs se mobilisaient à l’appel du mouvement « Sauvons La Recherche » pour protester contre les coupes budgétaires dans le secteur de l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR). Depuis le 27 septembre 2014, ils sont à nouveau plusieurs milliers, à l’appel du mouvement Sciences en Marche, à sillonner la France à vélo, pour converger à Paris le 17 octobre et y manifester leur refus d’un arbitrage plus que contestable du financement du secteur. Lire la suite…

La France s’engage à réguler la biologie de synthèse, avec 193 autres pays. Après les paroles, des actes !

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jeudi 30 octobre 2014
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Le 17 octobre dernier, lors de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) qui se tenait à Pyeongchang, en Corée du Sud, 194 pays se sont engagés à réguler la biologie de synthèse1. La France en fait partie. Pas les Etats-Unis.
La régulation de la biologie synthétique était réclamée depuis 2010 par une coalition d’ONG, emmenée par les Amis de la Terre et l’ETC Group. Cette décision de la CDB fait suite à d’âpres négociations qui ont opposé un petit nombre de pays, au secteur biotechnologique bien développé, à de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, des Caraïbes et de l’Amérique Latine, qui craignent de voir certaines de leur ressources agricoles remplacées par des produits issus de la biologie de synthèse.

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« Save the date » : un 4e Forum Mondial Sciences et Démocratie à Tunis du 24 au 28 mars 2015

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mardi 14 octobre 2014
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La Tunisie accueillera la 4e édition du Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD) du 24 au 28 mars 2015 (sur le site de l’Université El Manar à Tunis), deux ans après une première expérience particulièrement enrichissante dans ce pays au coeur d’une révolution politique, économique et sociale. Au sortir de cette rencontre au printemps 2013, il a été décidé collectivement que cette plateforme de dialogues politiques entre mouvements sociaux, ONG et institutions de recherche avait atteint un degré de maturité et de reconnaissance suffisant pour intégrer l’enceinte du Forum Social Mondial (FSM). Ce sera donc le cas en 2015.

Université El Manar (Tunis)

Université El Manar (Tunis)

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10e édition des « Sciences en Bobines »

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lundi 8 septembre 2014
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Après sa traditionnelle session estivale qui s’est tenue du 29 au 31 août à Trescléoux/Pont-Lagrand, le festival entre dans sa phase centrale du 3 au 17 octobre 2014.

Au programme : chercheurs engagés, lanceurs d’alerte et lobbies, bien commun, téléphonie mobile et ondes, nucléaire, gaz de schistes, nanotechnologies, biologie de synthèse et plus globalement transhumanisme, mais aussi biodiversité, agroécologie, santé environnementale et transition écologique.

Cette session automnale aura lieu dans 16 villes supplémentaires :
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Redesign progress now! The use of knowledge for a re-conceptualised human progress

Par
mercredi 28 octobre 2015
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This articles was written by Claudia Neubauer (FSC) and Matthieu Calame (FPH) in 2013. It was published in the 5th GUNi Report Higher Education in the World: Knowledge, Engagement and Higher Education: Contributing to Social Change, which has been published in February 2014 by Palgrave Macmillan.

GUNI2013_Redesign progress_CN_MAC

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Republication de l’étude du Pr. Séralini, le temps des responsabilités

Par et
mardi 24 juin 2014
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Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l’étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.

Après deux années de controverses et de pression Lire la suite…

Contribution de la Fondation Sciences Citoyennes à la consultation publique dans le cadre de la Stratégie Nationale de Recherche

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vendredi 23 mai 2014
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Paris, le 23 mai 2014

Introduction

Les contributions au débat de ces derniers années sur l’avenir de la recherche en France ont le plus souvent mis l’accent sur le manque de moyens et de postes de la recherche publique et sur la réforme des structures susceptibles d’améliorer la « productivité » de la science française. Mais la crise de notre système de recherche, d’expertise et d’innovation est autrement plus profonde. Nos sociétés traversent trois transformations majeures qui sont autant de défis pour nos institutions de recherche et leurs rapports avec la société:

→ La marchandisation de la science : rôle accru de la connaissance dans la production et la captation de la valeur ajoutée économique, affirmation des normes marchandes dans la production et la validation des savoirs, mise en concurrence mondiale des systèmes de recherches nationaux, montée de nouvelles formes d’appropriation des savoirs et du vivant, exhortations à la « compétitivité » des chercheurs de la part des dirigeants des organismes et des responsables politiques.

→ La montée des aspirations citoyennes : élévation du niveau culturel et demande de participation des citoyens aux choix et actions de recherche plutôt que de délégation, prise de conscience que tout « progrès » n’est pas bon à prendre et doutes sur la capacité de la science à contrôler les effets de ses propres découvertes, émergence d’une « société de la connaissance disséminée » où de multiples associations et organisations non-gouvernementales contribuent à la production de savoirs et d’innovations qui font la richesse de notre démocratie, du lien social et de notre économie.

→ L’entrée dans un monde fini où les effets secondaires des technologies ne peuvent plus être négligés : la science devenue technoscience, qui a voulu maîtriser la planète sur le mode de la conquête, est aujourd’hui questionnée dans ses paradigmes et amenée à jouer un rôle nouveau (principe de précaution, développement durable).

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Rapport interministériel sur le déploiement des nanotechnologies et de la biologie de synthèse sur les territoires

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vendredi 4 avril 2014
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Il y a quelques jours a été rendu public un rapport commandé par les ministères de l’Économie, de la Défense, de l’Environnement, de l’Agriculture, et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche intitulé « Le déploiement industriel des nanotechnologies et de la biologie de synthèse sur les territoires, précurseur des manufactures du futur ». Qu’ont-elles de si prometteur, ces fameuses technologies du futur? Des marchés mirobolants estimés à plusieurs milliers de milliards de dollars à l’horizon 2025, répond l’OCDE.
Dès lors, on comprend pourquoi ce rapport se permet de passer rapidement sur la question des risques associés à ces technologies, puisque, comme il est laconiquement affirmé : « Ces risques, inhérents à toute innovation scientifique, ne doivent en aucun cas empêcher toute avancée scientifique dans ce domaine, ne serait-ce que pour la sécurité nationale ».
Une fois ce parti pris sur la question des risques, le rapport déroule les recommandations: il faut financer la recherche, si possible privée (maintien du crédit impôt recherche), si possible brevetable, et en priorité sur les technologies duales chères au Ministère de la Défense (les technologies ayant un intérêt pour le secteur civil et militaire). Il faut également préserver le dogme de « l’exemption Défense » dans le domaine de la régulation de ces technologies. Et enfin, et surtout, il faut « préserver l’acceptation par la société de produits utiles à nos industries de Défense et nos industries duales, issus des nanotechnologies et de la biologie de synthèse » (recommandation n°13 du rapport). Pour cela, pas de grand débat national (on apprend des échecs du passé), la transparence et le discours banalisé devraient suffire. Une vision pour le moins condescendante, car selon ce rapport, « la position des « profanes » ne tient pas tant à la co mpréhen sion et à l’information sur les caractéristiques spécifiques des nanotechnologies qu’à l’opinion préalable qu’ils ont sur les technologies et sur les institutions qui les gèrent ».

Lire le rapport : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/144000176/index.shtml

Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen

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jeudi 20 mars 2014
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Ouvrage de Benjamin Sourice publié aux éditions Charles Leopold Mayer en février 2014

couverture-plaidoyer pour un contre-lobbying citoyenDans une société où le risque technologique est devenu un sujet de préoccupation du citoyen, ce livre questionne les liaisons dangereuses qui unissent experts, décideurs et industriels dans des politiques d’orientation technologique trop souvent imposées sans aucune forme de consultation. La nécessité d’un encadrement plus strict des conflits d’intérêts est ainsi devenue un enjeu majeur pour la défense des principes de transparence et d’indépendance de la décision publique.


Benjamin Sourice étudie en détail les méthodes de lobbying moderne et les mécanismes conduisant à la capture de la prise de décision publique par des intérêts privés. Il s’appuie sur l’étude de divers scandales – amiante, Mediator, OGM – et illustre son propos d’exemples récents pour éclairer les rouages opaques d’un système évoluant aux marges du lobbying et de la corruption. Ces manquements graves finissant par jeter indistinctement l’opprobre sur l’action publique et ses représentants, ils nourrissent in fine la démagogie populiste au détriment du projet démocratique.

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Revue de site web, thématique « recherche participative »

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mardi 18 mars 2014
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La recherche participative est un type de recherche conduit suivant un partenariat entre un partenaire académique (laboratoire, chercheur) et un partenaire de la société civile (association, ONG, groupe d’habitants, etc.). L’objectif dans ce type de partenariat est de produire des connaissances qui, à la fois, constituent un réel intérêt scientifique pour le chercheur et répondent également aux besoins du partenaire associatif. Les convergences nécessaires pour mettre en œuvre ces connaissances impliquent des pratiques, un système de valeurs et des finalités qui lui sont propres et qui diffèrent en partie de ce qui est mis en œuvre autant dans la recherche académique évaluée par les pairs que dans la recherche industrielle évaluée par les retours financiers sur investissement. La recherche participative est ainsi un des processus de démocratisation des connaissances tant dans la façon dont elles sont produites que dans l’usage qui peut en être fait. Les formes d’implication des différents acteurs varient selon leur intérêt et compétences respectifs. Lorsque le partenariat est le plus abouti, la participation des citoyens ne se limite pas à une consultation sur une thématique précise ou à une participation en terme de recueil de données, mais se pose en terme de co-construction du projet du début à la fin (définition du problème,  élaboration d’objectifs communs, mise en place du projet, interprétation des résultats, évaluation, diffusion des résultats). Les résultats produits résultent d’un processus mêlant expertise citoyenne et scientifique.

Pour aller plus loin, le lien ci-dessous renvoie à quelques propositions d’action :

https://sciencescitoyennes.org/comment-integrer-les-sciences-a-la-democratie/

Publications de la Fondation Sciences Citoyennes sur le sujet

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Vidéos du colloque « Alerte, expertise et démocratie »

Par et
lundi 3 mars 2014
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Le colloque « Alerte, expertise et démocratie » organisé par la Fondation Sciences Citoyennes s’est tenu le 17 décembre 2013 au Palais du Luxembourg. Les inscriptions étaient closes un peu moins de trois jours après l’annonce de sa tenue, nous n’avons pu accueillir toutes celles et tous ceux ayant souhaité y participer.
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Censure scientifique : des chercheurs condamnent le retrait de l’étude Séralini

Par
jeudi 6 février 2014
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Article publié le 29 janvier 2014 par Générations Futures :

http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/

Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l’étude Séralini sur le maïs OGM Nk603 et le Roundup retirée indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invités à joindre leurs signatures contre cette censure de la science*.
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Transhumanisme : pour quoi faire ?

Par
mardi 14 janvier 2014
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Texte paru dans le numéro 418 de la revue Silence

Le projet transhumaniste est vieux comme le monde humain : depuis toujours les hommes ont rêvé de géants, de sorciers, de héros invincibles ou immortels. Ce qui est nouveau c’est que l’accélération récente des capacités techniques apporte de l’eau au moulin transhumaniste dans la plupart des domaines, rendant crédibles des délires jusqu’ici à peine pensables.

Et ce mouvement profite de deux phénomènes inédits : d’une part la mort de Dieu qui crée un vide à occuper par d’autres puissances issues de l’homme, d’autre part les catastrophes environnementales qui obligent à réagir au nom de la survie. Les réponses transhumanistes à ces défis dessinent, de façon encore très imprécise, un monde où l’homme (certains ? la plupart ? tous ?) bénéficierait de nouveaux pouvoirs grâce à des technologies en progrès exponentiel et illimité. L’humanité accéderait alors à la stature des héros rêvés depuis toujours, ce qui lui permettrait d’échapper au sort funeste que ses propres actions ont préparé. Le transhumanisme se veut donc aussi une réponse à la crise écologique, mais c’est par la négation, voire l’exacerbation, des phénomènes qui ont créé la crise. Logiquement, il rencontre la sympathie de tous les acteurs irresponsables qui nient ces évènements (négationnistes) ou qui en profitent (investisseurs en quête éperdue de croissance infinie). C’est dire que ce qui pourrait passer pour délire infantile venu du pays de Disney est à prendre au sérieux.

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Une presse scientifique sous influence : l’exemple de l’étude sur le maïs OGM NK603

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jeudi 28 novembre 2013
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En septembre 2012, Gilles-Eric Séralini (GES) et son équipe publiaient dans Food and Chemical Toxicology (FCT), une grande revue scientifique internationale, la plus longue étude de toxicologie (2 années) jamais réalisée sur un maïs génétiquement modifié (NK603) ainsi que sur l’herbicide Roundup auquel ce maïs a été rendu tolérant1, deux produits de l’entreprise Monsanto. S’est alors engagée à l’encontre de Séralini une campagne de dénigrement d’une violence extrême, cherchant non seulement à discréditer le scientifique mais aussi l’homme lui même2. Lire la suite…

Innovation scientifique : la parole aux citoyens !

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mardi 12 novembre 2013
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Tribune parue dans Libération le 29 octobre 2013

OMG, nucléaire, gaz de schistes : un collectif de chercheurs prône un contrôle de la société sur les développements scientifiques et techniques.

Dans une tribune récente, intitulée «La France a besoin de scientifiques techniciens», quatre personnalités politiques (Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement, Alain Juppé et Michel Rocard) s’inquiètent de l’évolution des relations de la société française avec les  «sciences et techniques». Un collectif de chercheurs lui répond.

Ce texte très bref [cosigné par Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement, Alain Juppé et Michel Rocard]  aborde deux thèmes importants. Le premier concerne le développement de l’innovation dans des domaines controversés (OGM, ondes électromagnétiques, nanotechnologies, nucléaire, gaz de schistes). On comprend bien que les auteurs admettent mal la critique du développement de ces techniques – qui s’est pourtant dans plusieurs cas avérée judicieuse – et font l’apologie du scientifique traitant de ces questions «non idéologiquement», ce qui sous-entend que les critiques sont, elles, idéologiques. Et pourtant, plus d’un siècle de développement scientifique et technique nous a montré que si ce développement a permis dans certains domaines d’améliorer les conditions de vie des hommes et l’environnement, l’inverse s’est malheureusement manifesté largement dans de nombreux domaines (biodiversité, climat, pollutions atmosphériques et marines, accidents technologiques…). La nécessité du contrôle de la société sur ces développements est aujourd’hui une évidence.

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Le 12 Octobre 2013, le monde marche à nouveau contre Monsanto

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jeudi 10 octobre 2013
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Communiqué de presse du collectif citoyen « les Engraineurs« 

Paris, le 7 octobre 2013
 
Suite à un appel international lancé depuis les Etats-Unis, le 25 mai dernier, plus de 2 millions de personnes dans 52 pays manifestaient contre Monsanto, la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés (Roundup). Le 12 octobre, à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, le village planétaire s’animera à nouveau et des citoyens du monde entier marcheront pour la seconde fois de l’année dans le but d’exprimer leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants. Une manifestation est organisée à Paris par le Collectif citoyen Les Engraineurs, mais d’autres initiatives ont été lancées à Marseille, Strasbourg, Montpellier, la Réunion etc.

Albert le juste (Politis, 19 septembre 2013)

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vendredi 4 octobre 2013
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Ce texte, hommage à Albert Jacquard, a été publié dans l’édition du 19 septembre 2013 de Politis.

Albert Jacquard est mort, ça devait arriver (87 ans) et il prévoyait cette issue avec philosophie, comme pour tout, mais aussi avec humour. Généticien des populations, féru de statistiques, il aimait dire pour chaque année à laquelle il avait survécu : « mon espérance de vie a encore augmenté ! ». Il va nous manquer  dans ce monde où l’intellectuel de terrain se fait rare. Lire la suite…

Maîtriser la science

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vendredi 4 octobre 2013
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Cet article est paru dans l’édition du Monde du 19 mars 1988. Il a également été diffusé en anglais dans la revue Nature. La disparition récente d’Albert Jacquard, cosignataire de cet article avec Jacques Testart, président d’honneur de la FSC et de nombreux autres scientifiques de renom nous a incité à le diffuser à nouveau. Il reste d’une terrible actualité.

Bonne (re-)lecture ! Lire la suite…

Les obscurantistes de l’AFIS

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vendredi 20 septembre 2013
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Comme il arrive pour chaque ouvrage ou article hostile aux PGM, mon dernier livre [1] a été cloué au pilori transgénique par des gens qui prétendent défendre la science en servant ses perversions technologiques [2]. Ainsi L.-M. Houdebine, président de l’AFIS (association française pour l’information scientifique) pense avoir accompli sa mission en contestant quelques uns de mes chiffres à l’aide d’autres chiffres tout aussi contestables. Je pourrais répondre point par point mais ce jeu est peu utile. Plutôt que ces rituels qui laissent démunis les lecteurs peu avertis, un éditeur bordelais, hélas vite éliminé par la compétition économique, avait proposé et mis en œuvre de 2006 à 2012 des ouvrages contenant de véritables débats contradictoires sur des thèmes controversés. La formule de Michael Laine (éditions Prométhée) consistait à faire rédiger par chacun des deux protagonistes (des opposants notoires dans la controverse) un texte de plusieurs dizaines de pages « pour ou contre », puis à échanger les copies pour des réponses plus courtes où chacun tentait de démonter les arguments de l’autre. L’échange de ces réfutations conduisait à une conclusion, en quelques pages, par chacun des auteurs , tous ces textes étant calibrés équitablement. Ainsi, sans jamais se rencontrer, les tenants des deux positions s’acculaient mutuellement (mais avec la sérénité que permet le temps et la distance) dans leurs retranchements respectifs d’où le lecteur pouvait retirer quelques vérités utiles à son jugement [3]. Cette formule avait aussi le mérite de rappeler  que la science est une production sociale et que, mise au service d’un système économique, ses vérités sont aussi suspectes que celles qui soutiennent les grands projets inutiles ou la croissance infinie. Lire la suite…

Afis : information scientifique ou manipulation de l’opinion ?

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vendredi 20 septembre 2013
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Article de Fabrice Flipo, administrateur de la Fondation Sciences Citoyennespublié sur rue89

Si l’on en croit les tribunes de Jérôme Quirant, des associations sans aucune légitimité alimenteraient des peurs irraisonnées dans l’opinion et bloqueraient « le progrès ». Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux appel de Heidelberg, lancé peu avant le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992.

Le problème avec ce soi-disant promoteur de la « science », c’est qu’il fait un usage extrêmement libre de « la science ». Les erreurs sont grossières, la méconnaissance des dossiers est flagrante, même pour un amateur éclairé.

Aucun de ses articles ne tiendrait plus d’une minute devant un panel pluraliste composé d’experts reconnus dans les domaines concernés.
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9e édition des « Sciences en Bobines »

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vendredi 6 septembre 2013
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Après sa traditionnelle session estivale qui s’est tenue du 23 au 25 août à Trescléoux/Pont-Lagrand, le festival entre dans sa phase centrale du 1er au 15 octobre 2013 en partenariat avec BASTA ! et proposera des projections-débats dans 11 villes : Avignon, Chaussy (95), Montpellier, Lire la suite…

Conférence-débat à La Villette

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jeudi 5 septembre 2013
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Des nouvelles disciplines scientifiques et techniques comme la biologie de synthèse et la géo-ingénierie, largement financées par des multinationales privées mais aussi, et de plus en plus, par les États, ont beaucoup en commun. Mêmes promesses de technologies miracles arrivant à point nommé pour réparer les dégâts du progrès. Même fuite en avant technologique Lire la suite…

Pas de fumée sans feu

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jeudi 8 août 2013
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« La science citoyenne, cette fumisterie » : c’est la dernière récidive de l’AFIS, via l’article de M. Quirant publié ici. Rien de bien neuf, c’est toujours la même recette.

Tout d’abord prenez un argument scientiste de base. Par exemple: il existe une vraie science qui dit la vraie vérité – celle des scientistes (ceux qui font de la science une religion) – et tout le reste n’est qu’une vaste farce. Par « tout le reste » il faut surtout comprendre les actions et dires des associations de citoyens, des associations indépendantes des milieux industriels, des démarches de sciences citoyennes, participatives, etc. Cet argument vous permet de poser vos personnages : la pauvre ‘science’ maltraitée par les méchantes associations et ses lobbies hyper-puissants. Lire la suite…

Biologie de synthèse : Vigilance requise pour que le débat soit une véritable expérience de démocratie !

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lundi 3 juin 2013
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Le 25 avril 2013 était organisée au CNAM la première séance du forum public sur les enjeux de la biologie de synthèse, organisé par l’observatoire de la biologie de synthèse1. Le thème retenu pour ce premier débat était « La biologie de synthèse existe-t-elle ? ». Trois personnes avaient été invitées pour introduire les échanges : Jean Weissenbach (chercheur, Genopole), Jacques Aiech (chercheur en BS à Strasbourg) et Jean Gayon (chercheur, historien des sciences). Une centaine de personnes étaient présentes dans la salle et le débat était retransmis en direct sur Internet. Lire la suite…

Quelles recherches à l’INRA pour quelle agriculture demain ? Comment nourrir, préserver et employer demain ?

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mardi 28 mai 2013
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Ce débat est co-organisé par l’INRA Angers-Nantes et le Collectif Nos Campagne Sans OGM et se tiendra le jeudi 20 juin 2013 de 15h30 à 22h30 à la Faculté de droit, d’économie et de gestion de l’Université d’Angers Lire la suite…

Ferments de dissidence : Comment l’industrie des biotechnologies fait taire la recherche scientifique

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mardi 30 avril 2013
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Article de Diane Partenio, écrivaine et rédactrice pigiste basée à Toronto, paru le 4 avril 2013 sur le site de l’IFEX

Les chercheurs qui font connaître les risques pour l’environnement ou pour la santé provenant des cultures génétiquement modifiées se heurtent au harcèlement, aux menaces et pis encore. L’IFEX explique comment ces attaques menacent votre droit de savoir d’où proviennent vos aliments.

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Invitation – Conférence-débat : La biologie de synthèse existe-t-elle ? Cnam – Jeudi 25 avril

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lundi 15 avril 2013
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Bonjour,
Voici l’invitation pour le premier débat du Forum de la Biologie de Synthèse, dont la Fondation Sciences Citoyennes participe au comité de pilotage.
 
D’autres débats suivront cette année.
 
Il est important que toutes les interrogations, tous les enjeux qui entourent cette discipline scientifique émergente, autour de laquelle les convergences entre industriels et académiques atteignent un niveau encore inégalé, puissent y être soulevés.
 
La FSC a produit une première note sur ce sujet en 2010 (disponible sur notre site : http://www.sciencescitoyennes.org/biologie-synthetique-questions-autour-de-nouvelles-promesses/) et travaille actuellement sur un document plus complet.
 
Deux administrateurs ont récemment publié une tribune dans Médiapart dénonçant les projets visant à « redonner vie » aux espèces disparues par biologie de synthèse
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210313/la-resurrection-d-espece-bonne-ou-mauvaise-idee
 
Catherine Bourgain, présidente de la Fondation Sciences Citoyennes

La résurrection d’espèce, bonne ou mauvaise idée ?

Par et
vendredi 22 mars 2013
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Paru sur Médiapart le 21 mars 2013

En 1972, un zoologiste indonésien de passage dans les montagnes du Queensland, dans le nord-est de l’Australie, y découvrit une nouvelle espèce de grenouilles, qu’il nomma Rheobatrachus silus, au mode de reproduction extraordinaire. Après la ponte, la femelle avalait ses 20 à 25 œufs fécondés, mais ceux-ci n’étaient pas digérés : durant les six semaines de leur développement, jusqu’à la métamorphose, les œufs puis les têtards libéraient dans l’estomac une hormone qui bloquait la production de sucs gastriques et transformait ainsi l’estomac en poche incubatrice inerte. A la fin du développement, il semble qu’un message était émis par les grenouillettes signalant à leur mère qu’elles étaient prêtes à sortir. Celle-ci les “ vomissait ” alors une par une, les propulsant puissamment dans sa bouche puis ouvrant celle-ci. Chaque bébé pouvait sortir de la bouche de la femelle ou y rester, ce qui amenait la mère à le ré-avaler et à le garder quelque temps de plus dans l’estomac, protégeant ainsi sa progéniture.
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OGM : les gouvernements européens jouent au pompier pyromane !

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jeudi 28 février 2013
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Communiqué publié par les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, la FNAB, FNE, Greenpeace et l’UNAF

Les représentants des 27 gouvernements de l’Union Européenne réunis, le 25 février 2013 au sein du Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire, ont décidé d’ouvrir brutalement le marché européen à 66 nouveaux OGM. 27 d’entre eux pourront aussi envahir les champs.

Aujourd’hui, les industriels qui veulent commercialiser des OGM, décident eux-mêmes des protocoles d’évaluation sanitaires de leur produit. Face à l’inquiétude des consommateurs et citoyens constatant que de plus en plus de nouveaux produits technologiques atterrissent dans leur assiette et dans les champs sans aucune évaluation sérieuse, l’Europe a suspendu ses procédures d’autorisation dans l’attente de la définition de protocoles officiels. Le règlement adopté le 25 février rend évaluation toxicologique enfin obligatoire. Cette décision devrait rassurer les consommateurs constatant qu’elle ne l’était pas jusqu’à présent ! Lire la suite…

Procès OGM en Belgique : un nouveau déni de démocratie

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vendredi 15 février 2013
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Communiqué de la Fondation Sciences Citoyennes – 15 février 2013

La Fondation Sciences Citoyennes s’insurge contre la condamnation, le mardi 12 février 2013, par le tribunal de Termonde (Belgique) de onze membres du Field Liberation Movement pour avoir participé à une action non violente contre l’expérimentation plein champ d’une variété de pommes de terre OGM.

Pour dénoncer l’expérimentation plein champ d’une variété de pommes de terre OGM au mépris du principe de précaution, plusieurs centaines de militants avaient choisi, le 29 mai 2011 à Wetteren (Belgique), de remplacer des tubercules génétiquement modifiées par des variétés conventionnelles et biologiques. Cela leur a valu une citation directe du parquet et les institutions menant l’essai ont choisi de porter cette affaire devant les tribunaux. Lire la suite…

11e Assemblée générale de la FSC le 16 mars à Paris

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mardi 12 février 2013
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La onzième assemblée générale de l’Association pour une Fondation Sciences Citoyennes se tiendra le samedi 16 mars de 9h45 à 16h30 dans les locaux de la Fondation Charles Léopold Mayer à Paris (38 rue Saint-Sabin, Paris 11e ; Métro : Bréguet-Sabin (5) ou Chemin-Vert (8)). Lire la suite…

Comme on nous parle… des kits de xénopes génétiquement modifiés…

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mardi 29 janvier 2013
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Une start-up, WatchFrog [1], soutenue par les autorités et des programmes publics divers, propose une « méthode originale » pour détecter les polluants dans l’eau, « peu coûteuse, rapide et éthique »[2]. L’opération consiste à modifier génétiquement des têtards de grenouilles (xenopus laevis) pour les rendre sensibles et fluorescents en présence de certains polluants, particulièrement les perturbateurs endocriniens[3]. Il s’agirait d’une nouvelle technique  justifiée par « le risque que représentent les résidus médicamenteux pour l’environnement et la santé des écosystèmes »[4] .  Des essais se dérouleraient déjà, prenant la forme de laboratoires mobiles d’analyse des eaux usées de l’hôpital  de Corbeil-Essonne[5].  Il est précisé que le kit xénope GM sera proposé aux 2.700 établissements hospitaliers français[6]. Lire la suite…

Parutions en nombre à la FSC !

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vendredi 18 janvier 2013
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Quatre ouvrages écrits ou co-écrits par des administrateurs de la FSC viennent de paraître.

Une bonne manière d’appréhender différentes approches critiques de la technoscience et de ses usages.
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Débat « Grandes cultures et Alimentations : pourquoi la recherche utilise-t-elle les biotechnologies ? »

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vendredi 11 janvier 2013
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Le 2ème débat public entre le collectif Nos Campagnes Sans OGM et l’INRA se tiendra le jeudi 24 janvier à l’ESSCA d’Angers de 19h30 à 22h30.
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Thérapie génique : l’enfumage des « grandes découvertes »

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mardi 27 novembre 2012
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Tribune parue le 24/11/12 sur Rue89

 

Comme tous les ans, à quelques semaines du Téléthon, on a eu le droit à l’annonce d’une « grande découverte » qui n’a pour but, à la veille de la grand-messe annuelle de « télécharité », que d’inciter les heureux donateurs à mettre la main au portefeuille.

Cette fois-ci, je suis tombé sur un article intitulé « UniQure commercialisera la première thérapie génique en Europe ». Comme toujours, l’avancée se révèle être du pipeau.

Regardons un peu : on nous dit d’abord pompeusement que « l’Europe vient de donner son feu vert au premier médicament de thérapie génique », puis que « l’Europe a exigé de nouvelles études durant trois ans avant d’accepter “dans des circonstances exceptionnelles” ce produit, qui pourrait coûter 1,2 million d’euros par patient… »
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Lettre ouverte aux sénatrices et sénateurs concernant la proposition de loi relative à la création de la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement

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mardi 20 novembre 2012
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Le 21 novembre prochain, le Sénat va réexaminer la proposition de loi relative à la création de la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement (HAESA). Cette proposition a été déposée le 28 août dernier par Madame Marie-Christine Blandin pour le groupe EELV du Sénat et a déjà fait l’objet d’un premier débat en séance publique le 15 octobre dernier. Lire la suite…

Plantes transgéniques : place aux citoyens

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vendredi 16 novembre 2012
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Paru sur Médiapart le 14 novembre 2012

« Posons enfin la question : quelle est l’utilité des plantes génétiquement modifées existantes pour les consommateurs ? » propose Jacques Testart, président d’honneur de la Fondation sciences citoyennes. Et laissons des« citoyens dénués d’intérêts particuliers (tirés au sort) et complètement informés » y répondre, poursuit-il, en demandant aux institutions d’organiser le débat.

En publiant une étude dont les résultats ébranlent les certitudes de nombreux scientifiques, Gilles-Eric Séralini et son équipe ont posé une bombe dans le champ des plantes génétiquement modifiées (PGM). Rien ne sera plus comme avant. « L’affaire Séralini » a démontré les insuffisances des évaluations, au niveau de la recherche – puisque son expérience n’avait pas été menée par les institutions – comme au niveau des autorisations – puisque son protocole est plus exigeant que  ceux dont les agences se suffisent. En réaction à ce qu’ils ont justement considéré comme une menace, les experts impliqués et les industriels ont fait preuve d’une solidarité agressive, presque irrationnelle, dont l’orchestration internationale laisse songeur et a surpris bien des citoyens (on a découvert à cette occasion que l’Hexagone compte six académies scientifiques, toutes unies contre l’impie grâce à leur profonde connaissance des gènes, du maïs, des rats et du marché…).

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Débat « Protection du verger et biotechnologies – Pourquoi la recherche utilise-t-elle des plantes transgéniques ? »

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vendredi 16 novembre 2012
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Le 27 novembre 2012 à Angers, le Collectif Nos Campagnes Sans OGM (NCSO) et le Centre INRA Angers-Nantes invitent conjointement à un débat (que la FSC co-animera) Lire la suite…

La société civile européenne réclame de vrais changements pour l’EFSA

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mardi 13 novembre 2012
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Parme, 13 Novembre – Des militants ont manifesté aujourd’hui devant le siège de l’Autorité Européenne pour la Sécurité des Aliments (EFSA) où se tenait une conférence marquant le 10ème anniversaire de cette institution basée à Parme, en Italie. Des paysans, des ONGs, des étudiants et des militants locaux se sont rassemblés pour dénoncer la capture par l’industrie de notre système de sécurité alimentaire, au sein duquel l’EFSA occupe une place essentielle.
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Les dérives de la recherche en génétique

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jeudi 8 novembre 2012
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NB. Merci à Philippe Tastet, dessinateur de presse, d’avoir autorisé la Fondation Sciences Citoyennes à reproduire son dessin paru sur son site web : http://philippetastet.com.

Petites réflexions suite à la lecture de « l’avis » déconcertant des académies ou de leurs fantômes sur l’étude de GE Séralini.

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dimanche 28 octobre 2012
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Qui êtes-vous ? Où sont vos signatures ?
Quelques uns se sont enfin identifiés mais que dire de ceux qui n’ont pas eu l’honnêteté de se dévoiler et du silence du gros de la troupe ?
Comment avez-vous consulté vos collègues ? Ou plutôt pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? Il n’y avait pourtant ni une situation d’urgence sanitaire ni une demande d’avis officielle mais peut être des officieuses….
Etes-vous un échantillon choisi au hasard dans la bonne souche de scientifiques recommandé par les guides ?
Etes-vous statistiquement représentatifs ?
Etes-vous des représentants des agences étrangères et avez-vous besoin de leur avis pour réfléchir, n’êtes vous donc que des perroquets et de qui ? Lire la suite…

OGM, Bisphénol A et aspartame : les incohérences de l’ANSES

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jeudi 25 octobre 2012
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L’ANSES a rendu son avis sur l’étude menée par Gilles-Eric Séralini et son équipe sur le maïs OGM de Monsanto NK603 et le Roundup. L’ANSES reconnaît la quasi-absence d’études menées sur la durée de vie des animaux, qu’il s’agisse des PGM ou du Roundup, mais néanmoins conclue que « les résultats de l’étude tels que publiés aujourd’hui ne sont pas de nature à remettre en cause les conclusions des évaluations précédentes sur le maïs NK603 et sur l’herbicide ROUND-UP ».  Lire la suite…

8e édition des « Sciences en Bobines »

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vendredi 19 octobre 2012
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La 8e édition des Bobines poursuit son expansion sur le territoire en passant de 6 à 12 villes d’accueil. Le festival aura lieu du 6 au 23 novembre 2012 à Avignon, Cany-Barville, Dijon, La Rochelle, Montpellier, Paris, Saint Valery en Caux, Saint-Malo, Savennières, Trescléoux, Veules-les-roses et Villeneuve d’Ascq. Cette 8e édition souhaite fêter à sa manière les 10 ans de la Fondation Sciences Citoyennes, ce qui permettra d’aborder l’ensemble des thématiques que nous traitons dans le cadre de nos activités. Aussi parlerons nous de conflits d’intérêt, d’expertise, de gouvernance de la recherche, mais également de thèmes plus spécifiques comme la biologie synthétique, le rôle de l’industrie pharmaceutique, la téléphonie mobile, etc.
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Des ONGs répondent à la saisine de l’ANSES et du HCB à propos de la publication de l’équipe de Gilles-Eric Séralini

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vendredi 19 octobre 2012
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Lettre ouverte au Premier Ministre, aux Ministres de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, des Affaires sociales et de la Santé

Paris le 17 octobre 2012

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre,

Suite à la publication par l’équipe de Gilles-Eric Séralini d’un article dans la revue Food and Chemical Toxicology 1, le gouvernement a demandé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’ environnement et du travail (ANSES) et au Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) par saisine en date du 24 septembre 2012 2 de :
1. « déterminer si elle est de nature à remettre en cause ou non les conclusions des évaluations précédentes sur cet OGM et notamment si elle peut être considérée comme conclusive quant au risque sanitaire » ;
2. « déterminer si elle est de nature à remettre en cause ou non les conclusions des évaluations précédentes de l’ANSES sur l’herbicide Roundup » ;
3. « évaluer si le protocole mis en oeuvre et les conclusions de cette étude remettent en cause les lignes directrices actuelles ou à venir en matière d’évaluation des risques sanitaires ».
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  1. Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize, G.-E. Séralini et al. Food and Chemical Toxicology Vol. 50, Issue 11, Novembre 2012, pp. 4221–4231
  2. http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/IMG/pdf/Saisine_2012-09-28-201801.pdf

Entre lobbies et intérêt général, les sénateurs doivent choisir leur camp sur les questions d’expertise et d’alerte

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jeudi 11 octobre 2012
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Communiqué de la Fondation Sciences Citoyennes du 11 octobre 2012

Le 15 octobre prochain, la proposition de loi relative à la création de la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement sera présentée en première lecture en séance publique au Sénat. Cette proposition a été déposée sur le bureau du président de la chambre haute le 28 août dernier par Marie-Christine Blandin pour le groupe écologiste du Sénat. Elle s’inspire des travaux de la Fondation Sciences Citoyennes et des recommandations de la Commission Lepage sur la gouvernance écologique. Lire la suite…

L’étude de Séralini sur les OGM : une controverse, même au sein de l’INRA

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mercredi 10 octobre 2012
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Tribune du Syndicat Sud-Recherche INRA, parue sur le site du Nouvel Observateur le 10 octobre 2012

L’étude de Gilles-Eric Séralini, dont la conclusion tend vers la toxicité des OGM, fait toujours polémique. Décriée par de nombreux chercheurs, elle fait aussi débat au sein de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Le syndicat SUD Recherche EPST branche INRA fait valoir ici sa position. Lire la suite…

Séralini et la science : lettre ouverte

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vendredi 5 octobre 2012
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Traduite de l’anglais par Olivier Merbau (olivier.merbau (@) gmail.com). Texte original : http://independentsciencenews.org/health/seralini-and-science-nk603-rat-study-roundup/

Vous pouvez en tant que scientifique demander à ce que votre nom (et votre affiliation si vous le souhaitez) soit ajouté(s) à la liste des signataires (voir plus bas) en écrivant (an anglais) à  isneditor (@) bioscienceresource.org en n’oubliant de mettre « Seralini letter » dans le sujet de votre courriel.

Un nouvel article de l’équipe de Gilles-Eric Séralini décrit les effets nocifs sur des rats nourris avec des aliments contenant du maïs génétiquement modifié (variété NK603), avec et sans l’herbicide Roundup, ainsi qu’avec du Roundup seul. Cette étude publiée dans une revue à comité de lecture (Seralini et al., 2012a été critiquée par certains scientifiques dont les propos ont été largement rapportés dans la presse généraliste (Carmen, 2012; Mestel, 2012; Revkin, 2012; Worstall, 2012). Elle renforce les autre études démontrant la toxicité et/ou les effets sur le système endocrinien du Roundup (Gaivão et al., 2012 ; Kelly et al., 2010 ; Romno et al., 2012), comme rapporté par Antoniou et al. (2010). Lire la suite…

Santé et environnement : il est temps de sonner l’alerte… et l’expertise

Par , et
vendredi 5 octobre 2012
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Cette tribune a été publiée dans les pages Rebonds de Libération le 5 octobre 2012.

Au-delà de l’électrochoc médiatique, politique et scientifique, l’étude du professeur Séralini et de son équipe sur la toxicité d’un maïs génétiquement modifié et d’un pesticide a le mérite de (re)mettre en débat deux notions qui nous apparaissent fondamentales, l’expertise et l’alerte. Hasard ou coïncidence du calendrier, ce début d’automne, le groupe écologiste du Sénat a fait une proposition de loi relative à la création de la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement qui devrait passer en première lecture le 15 octobre prochain. Lire la suite…

L’expertise et les lanceurs d’alerte au Sénat (AFP)

Par
jeudi 4 octobre 2012
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Publié par l’AFP le 01 octobre 2012

PARIS – (AFP) – Avec son étude choc sur un maïs OGM, le Pr Gilles-Eric Séralini appartient à la cohorte de ceux qui, de l’amiante au Mediator, « alertent » sur des dangers sanitaires ou environnementaux. Le Sénat va bientôt débattre de la façon de donner plus de poids à ces « lanceurs d’alerte ».

L’étude Seralini « constitue une nouvelle illustration de l’urgence à faire progresser la loi », clame la fondation Sciences citoyennes, association qui plaide depuis dix ans pour un véritable statut du « lanceur d’alerte ». Lire la suite…

OGM – Santé publique : 128 ONG exigent la transparence et réclament la suspension provisoire des autorisations du Maïs NK603 et du Roundup

Par
mercredi 3 octobre 2012
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Lettre ouverte envoyée à Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

Suite à la publication de l’étude toxicologique à long terme par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini¹, 128 organisations de la société civile (dont la Fondation Sciences Citoyennes, le WWF, Greenpeace, Générations Futures, le Réseau Environnement Santé, ATTAC, CAP21, le collectif Roosevelt 2012, la Confédération Paysanne,…) signent un appel commun. Cet appel a été remis ce jour aux autorités publiques compétentes (Ministres de la recherche, de la santé, de l’agriculture et de l’environnement…), afin de prendre les mesures de précaution nécessaires dans l’intérêt général. Lire la suite…

Lettre du réseau ENSSER à l’éditeur de Gilles-Éric Séralini et son équipe

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lundi 1 octobre 2012
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Cher Dr. Domingo,

Le réseau de chercheurs européens engagés pour une responsabilité sociale et environnementale (ENSSER) voudrait vous informer qu’après un examen approfondi de la publication de Séralini et al. (2012) nous concluons qu’elle apporte une contribution importante à l’évaluation des risques à long terme de l’alimentation humaine et animale à partir de plantes génétiquement modifiées. Nous avons été extrêmement surpris de lire dans les médias plusieurs commentaires de scientifiques – dont l’expertise porte essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, sur des domaines autres que la toxicologie – critiquant cette étude évaluée par des pairs pour des raisons qui dans de nombreux cas ne résistent pas après examen minutieux. Lire la suite…

Message de soutien de Jacques Testart à Gilles-Eric Séralini

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dimanche 30 septembre 2012
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Les attaques récemment formulées contre Gilles-Eric Seralini par un groupe de personnes favorables aux plantes transgéniques sont non crédibles et intolérables. Je connais ce chercheur depuis 15 ans et souhaite témoigner de sa rigueur comme de sa ténacité. Il y a longtemps que j’admire sa capacité à résister à l’hostilité de certains confrères experts, en siégeant dans des commissions acquises aux intérêts des industriels, et la tranquille assurance avec laquelle il répond aux invectives par des arguments seulement scientifiques. Lire la suite…

En défense des lanceurs d’alerte

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jeudi 27 septembre 2012
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Cette tribune a été publiée sur le site Mediapart le 27/09/2012.

Qui est-il ? D’où vient-il ? Formidable héros des temps nouveaux, l’expert est l’incarnation de la vérité ou, a minima, de la vérité de l’instant. Au tribunal ou dans les médias, il donne un avis supposé être détaché de tout intérêt extérieur, qu’il soit financier, industriel, idéologique ou politique. Le moins que l’on puisse dire est que cela relève d’une vision idéalisée, pour ne pas dire utopiste, de la réalité. Lire la suite…

Pour la transparence sur les données des dossiers d’évaluation…

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mardi 25 septembre 2012
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Un collectif de 130 ONG a exigé plus de transparence sur les données d’évaluation. Vous pouvez soutenir cette démarche en signant une pétition. Pour cela il vous suffit de cliquer sur le lien ci-après :

<< Accéder à la pétition >> 

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Toxicité des OGM et autres scandales sanitaires : le Sénat a les cartes en mains…

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mardi 25 septembre 2012
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La Fondation Sciences Citoyennes réclame depuis sa création une loi sur l’alerte et la déontologie de l’expertise. L’étude du Pr Séralini et de son équipe et les doutes qui n’ont pas tardé à fuser montrent qu’elle est plus que jamais indispensable. Dans un communiqué envoyé à la presse le 24 septembre 2012, la FSC demande aux sénateurs de prendre leurs responsabilités sur la question puisqu’une proposition de loi existe et doit passer devant le Sénat prochainement.

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OGM, Fukushima, Mediator : la liste des scandales sanitaires ne doit pas s’allonger

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mardi 25 septembre 2012
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Cet article est paru le 25/09/2012 sur le site Le Plus du Nouvel Observateur.

La publication des travaux de Gilles-Eric Séralini et de ses collègues, la semaine dernière, a fait l’effet d’une bombe. Autant dans la communauté scientifique que dans l’espace politique, tant les implications sur la santé inquiètent.

Mais ce qui n’a pas été soulevé, et qui est indirectement dénoncé à travers cette étude menée sur une durée bien supérieure à celles généralement constatées, ce sont les implications sur la façon dont sont conduites les expertises et les homologations.

Et lorsque Gilles-Eric Séralini et le CRIIGEN publient en 2010 des contre-expertises remettant en cause l’innocuité sanitaire de trois maïs OGM de la firme Monsanto, ils font alors l’objet de nombreuses attaques de la part de scientifiques empêtrés dans des conflits d’intérêt avec l’industrie. Ces campagnes de dénigrement, d’intimidation, qui dans certains cas se terminent par une mise au placard, un licenciement ou un procès en diffamation sont le lot commun des lanceurs d’alerte. Lire la suite…

OGM / Monsanto : pourquoi il y a si peu d’études scientifiques sur le sujet

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mardi 25 septembre 2012
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Cet article est paru le 25/09/2012 sur le site Le Plus du Nouvel Observateur.

Les OGM sont des productions de laboratoires. Certains demeurent au service des scientifiques, comme les animaux modifiés pour servir de modèles expérimentaux, d’autres s’intègrent à l’univers médical ou industriel, tels les micro-organismes qui fabriquent des médicaments ou des molécules nouvelles.

Ces créatures sont maintenues captives dans un univers savant (animalerie de recherche, fermenteur), elles répondent globalement et sans dérive notoire au projet qui les a inventées et passent inaperçues du public tant elle s’intègrent docilement à la recherche ou à l’industrie. Lire la suite…

Toxicité des OGM et du bisphénol A, scandale du Mediator et catastrophe de Fukushima : la période est-elle enfin favorable à l’adoption d’une loi réclamée par la Fondation Sciences Citoyennes depuis 10 ans sur la protection des lanceurs d’alerte et la déontologie de l’expertise ?

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lundi 24 septembre 2012
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Et si le cas du lanceur d’alerte Gilles-Éric Séralini permettait l’adoption d’une loi devenue impérative pour mettre en œuvre le principe de précaution ? Le Sénat devrait prochainement examiner une proposition de loi couvrant à la fois la protection des lanceurs d’alerte et la déontologie de l’expertise. Cette dernière repose largement sur les travaux de la Fondation Sciences Citoyennes.

Depuis près de 10 ans, la Fondation Sciences Citoyennes travaille sur l’alerte scientifique et l’expertise en défendant des cas de lanceurs d’alerte (dont celui de Gilles-Éric Séralini mais également ceux de Pierre Meneton, Christian Vélot et Véronique Lapides) et en rédigeant une proposition de loi avec des juristes et des chercheurs, spécialistes de la question. Il semblerait que la Fondation Sciences Citoyennes soit enfin entendue puisqu’un groupe de parlementaires s’en est très largement inspiré pour proposer un texte législatif qui devrait passer en première lecture au Sénat le 15 octobre prochain, même si des atermoiements parlementaires ne sont pas à exclure.

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Tous cobayes ! Les effets toxiques graves d’un OGM et de l’herbicide le plus vendu au monde…

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jeudi 20 septembre 2012
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Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués* pour leurs impacts sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires, les gouvernements, les industriels et d’autres chercheurs ne l’ont jamais fait. Les résultats sont alarmants. Lire la suite…

Agriculture et sciences citoyennes : Quelles orientations pour la recherche sur la biodiversité cultivée ?

Par et
mardi 11 septembre 2012
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La recherche sur la biodiversité cultivée, et la recherche scientifique en général, ne peuvent être coupées des enjeux actuels qui caractérisent notre société. On ne peut isoler une innovation ou un laboratoire de recherche du contexte dans lequel ils évoluent. La recherche scientifique est étroitement liée aux modes de pensées et de savoirs qui régissent notre société, mais aussi aux politiques publiques, marchés et modes de consommation. Ils l’orientent et la définissent.

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OGM-pesticides : Coulisses d’une étude scientifique

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mercredi 25 avril 2012
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Communiqué de presse de Générations Futures

Partenariats entre Institutions et Citoyens pour la Recherche et l’Innovation (PICRI) : Suivez au quotidien la réalisation d’une étude scientifique inédite en France portant sur le fameux « principe d’équivalence en substance » utilisé dans le domaine des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Lire la suite…

Des chercheurs suisses confirment les effets létaux de la toxine Cry1Ab du maïs génétiquement modifié MON810 sur les jeunes larves de coccinelle

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mercredi 29 février 2012
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La contre-étude qui remettait en cause ces résultats est fondée sur une méthodologie erronée.

Dans une publication récente du 15 février, des chercheurs de l’Institut fédéral suisse de technologie (ETH) de Zürich, sous la direction du Dr Angelika Hilbeck[1], confirment les résultats d’une étude précédente selon lesquels, dans les tests de laboratoire, la toxine insecticide Cry1Ab de la bactérie du sol Bacillus thuringiensis (Bt), dans sa version produite par les maïs génétiquement modifiés (GM) Bt tel que le MON810, augmente la mortalité chez les jeunes larves de coccinelle (Adalia bipunctata). Celles-ci font partie des organismes non-cibles, c’est-à-dire censés ne pas être affectés par ces maïs GM et la toxine qu’ils produisent. Lire la suite…

Présentation du projet ReSoRIV, Reconnaissance Sociale et Réglementaire de l’Innovation Variétale pour les agricultures biologique et paysanne

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mercredi 29 février 2012
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logo ReSoRIVNous continuons notre travail avec les acteurs de la sélection participative grâce au deuxième appel à projets du programme REPERE du ministère de l’Ecologie. Le projet ReSoRiv, Reconnaissance Sociale et Réglementaire de l’InnovationVariétale pour les agricultures biologique et paysanne, est porté par le département SAD Paysage (Sciences pour l’Action et le Développement) de l’INRA de Rennes et la Fondation Sciences Citoyennes. Le Réseau Semences Paysannes (RSP) et l’Institut Technique pour l’Agriculture Biologique (ITAB) sont également associés au projet. Véronique Chable (INRA) est la coordinatrice du projet. Lire la suite…

Paru dans Libération le 28 janvier 2012 : Catherine Bourgain et Jean-Claude Vitran, administrateurs de la FSC, prennent position sur le fichage

Par et
mardi 31 janvier 2012
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Logo Libération«L’ADN va révéler de plus en plus d’informations»
Une interview de Catherine Bourgain par la journaliste Ondine Millot (Libération)
http://www.liberation.fr/societe/01012386384-l-adn-va-reveler-de-plus-en-plus-d-informations 

Catherine Bourgain, généticienne à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), secrétaire de la fondation Sciences citoyennes, dénonce les dangers du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

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En librairie le 22 février 2012 : Jean Rostand, Un biologiste contre le nucléaire – Textes choisis et commentés par Alain Dubois (préface de Jacques Testart)

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vendredi 27 janvier 2012
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Jean Rostand - Un biologiste contre le nucléaire (Alain Dubois)Cet ouvrage comporte une réédition de textes de Jean Rostand sur la question très controversée de l’armement et de l’énergie nucléaires, suivie d’une actualisation de ces questions par Alain Dubois.

Hiroshima et Nagasaki, Maïak, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, sans compter les incidents quasi quotidiens sur les sites nucléaires, témoignent de façon irréfutable des dangers incontrôlables et des dégâts irréparables inhérents à la technologie nucléaire. En outre, qu’elle soit civile ou militaire, l’industrie nucléaire cultive l’opacité, voire la dissimulation, particulièrement lors des accidents, sous couvert de secret défense et autres intérêts supérieurs de la nation…

Un mythe a eu la vie longue depuis Hiroshima : celui de l’innocuité génétique des effets des bombes atomiques sur les survivants. Il vole en éclats à la lumière de travaux récents portant sur les enfants des personnes irradiées suite à la catastrophe de Tchernobyl. Le nombre de victimes se chiffre en millions, ce qu’avait pressenti Jean Rostand, qui distinguant l’irradiation nucléaire de toutes les autres sortes de pollutions et accidents industriels, voyait dans l’accumulation de mutations dans le patrimoine génétique de l’humanité un très grand danger. À qui profite cette industrie dont les enjeux financiers sont considérables ? Lire la suite…

Gouvernance de la recherche – Régulation, organisation et financement

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mardi 10 janvier 2012
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La gouvernance de la recherche  comprend la régulation, l’organisation et la gestion du travail scientifique et défini comment et avec la participation de qui sont prises les décisions relatives à la recherche, notamment quant aux priorités et sujets de recherche, à la sélection et conception des méthodes, à la coopération et aux synergies entre différentes parties du système de recherche et au contrôle de qualité des résultats. Dans le contexte actuel de transformations majeures dans nos sociétés qui vont avec une crise du système de recherche, d’expertise et d’innovation,  la gouvernance de la recherche est confrontée à de multiples défis. Ainsi, la recherche et sa gouvernance ont attiré de façon croissante l’intérêt des associations, des médias et des citoyens faisant d’elle un sujet public au delà de la communauté scientifique, les décideurs politiques et l’industrie. En conséquence, la recherche est appelée à devenir plus réflexive sur ses effets collatéraux, plus complexe pour appréhender des causalités indirectes et de long terme, plus libre par rapport aux intérêts politico-économiques de court terme. Un nouveau modèle de gouvernance délibératif émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales. Lire la suite…

L’étiquetage biométrique des individus

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lundi 9 janvier 2012
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Biométrie, RFID, NBIC, nanotechnologies : un flot de néologismes s’immisce dans notre vocabulaire pour désigner des développements technologiques plus ou moins récents, qui pourraient avoir un impact important sur la société de demain. Les développements récents de la biométrie permettent d’interroger les visions du monde et les impacts sur le fonctionnement démocratique de nos sociétés dont ces technologies sont porteuses. Lire la suite…

Recherche participative – L’exemple de la sélection participative

Par , et
lundi 9 janvier 2012
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Les crises sanitaires, alimentaires et environnementales répétées ont mis à mal le schéma des décisions en matière de politique scientifique et technique, basées sur une science neutre et objective et une prédominance de l’expertise scientifique. Un nouveau modèle de gouvernance délibératif émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales.

Par nature, la sélection de semences industrielles génétiquement homogènes n’envisage l’adaptation aux défis environnementaux que par le prisme de l’amélioration des intrants chimiques. Au contraire, la sélection participative met les paysans au cœur du processus de la sélection, valorise la diversité génétique des semences et l’utilise pour répondre aux besoins spécifiques des différents terroirs et des variations climatiques.

Ils ‘agit de valoriser un nouveau mode d’innovation mieux adapté aux urgences environnementales et climatiques que constituent la sauvegarde de la biodiversité et la limitation des intrants chimiques dans les pratiques agricoles. Lire la suite…

Le dialogue multi-acteurs « sciences et société » – Cas du Forum Mondial Sciences et Démocratie

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lundi 9 janvier 2012
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L’impact des sciences et des technologies sur le quotidien de tout un chacun, qu’il soit scientifique ou non, est avéré. Le changement climatique, la biodiversité, les nanotechnologies, la souveraineté alimentaire, pour ne citer qu’eux, sont autant de sujets qui engendrent un questionnement de la part de la société civile au sens large et des acteurs sociaux en particulier. Aussi, à différentes échelles, observe-t-on la mise en place d’espaces de dialogues, d’échanges, de production commune pour que les scientifiques et les acteurs associatifs, sociaux, militants fassent un pas les uns vers les autres en vue d’une plus grande prise en compte du « citoyen » dans les orientations de la rechercher scientifique. Le Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD), initié par les mouvements sociaux, en est l’illustration au niveau international. Il a pour but de proposer un espace autonome où les scientifiques et les institutions d’une part, les ONG et les mouvements sociaux d’autre part pourraient dialoguer et envisager des partenariats à plus ou moins long terme. Lire la suite…

Risques et lanceurs d’alerte

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lundi 9 janvier 2012
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Effets délétères de l’amiante et du bisphénol A, impacts négatifs des plantes génétiquement modifiées, risques occasionnés par les ondes électromagnétiques, conséquences dramatiques de nos rejets industriels de CO2, excès de sel dans notre alimentation, autant de sujets mis sur la place publique parce que quelqu’un, un jour, a décidé de sonner l’alarme, se transformant en « lanceur d’alerte », en informant la société civile et les pouvoirs publics. Malheureusement, le temps que le risque soit publiquement reconnu et même s’il est effectivement pris en compte, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d’alerte, qui agit à titre individuel parce qu’il n’existe pas à l’heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système hiérarchique qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers, professionnels ou politiques.

L’absence actuelle de dispositif juridique permettant une protection du lanceur d’alerte et un encadrement du traitement de l’alerte est d’autant plus grave que la recherche et son développement sont pilotés de plus en plus largement par des intérêts industriels nécessitant des retours sur investissements rapides, et où les études d’évaluation des risques sont souvent portées par des groupes d’experts mandatés et financés en partie par les entrepreneurs eux-mêmes.

Les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement sur ces questions ayant fait l’objet d’un enterrement de première classe, la Fondation Sciences Citoyennes vient d’élaborer une proposition de loi de protection de l’alerte et de déontologie de l’expertise. Lire la suite…

Fichage génétique – Refus du prélèvement d’ADN et ouverture du débat sur la génétique

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lundi 9 janvier 2012
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Le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) a été mis en place en France en 1998 pour répertorier les empreintes génétiques associées aux infractions à caractère sexuel. Plusieurs lois successives ont élargi la liste des infractions passibles d’inscription au FNAEG. Aujourd’hui, les empreintes génétiques de plus d’1,2 millions de personnes y sont ainsi consignées. Depuis 2004, des personnes condamnées pour des délits mineurs (faucheurs d’OGM, syndicalistes, militants anti-pubs…) refusent le prélèvement et sont poursuivies par la justice. Ces procès font émerger un nouveau débat autour de la génétique, axé sur son utilisation pour le fichage des populations. Interrogée de façon globale et non plus sous le coup de l’émotion suscitée par quelques affaires emblématiques, cette technique se révèle être un outil de fichage et de contrôle des populations d’une intensité et d’une précision encore inégalées. Ces débats sont également l’occasion de mettre en avant la fragilité des dispositifs censés assurer la protection des droits et libertés individuelles et qui reposent sur des connaissances scientifiques largement remises en cause aujourd’hui. Enfin, ils obligent à interroger dans toutes leurs dimensions, les futurs rendus possibles par ces technologies. Lire la suite…

Biologie synthétique – Questions autour de nouvelles promesses

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lundi 9 janvier 2012
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La biologie synthétique est une nouvelle discipline scientifique à la croisée de la biologie, des sciences de l’ingénieur et de l’informatique. Son ambition est de construire de nouveaux dispositifs biologiques pour reformater les organismes vivants existants et les adapter aux besoins de l’homme. Depuis quelques années des annonces sur la biologie synthétique se multiplient accompagnées d’un discours sur sa nouveauté radicale.

Les plus gros investissements sont réalisés par des multinationales du pétrole, de la chimie, du médicament, des biotechnologies en associant des start-up mais la recherche publique est également partie prenante.

Actuellement, aucune régulation spécifique n’existe pour encadrer la biologie synthétique.

La biologie synthétique, comme les OGM, mobilisent un discours sur la maîtrise du vivant, reposent sur une même réduction du vivant à l’ADN et sont présentées comme des technologies qui vont résoudre les principaux maux de la planète.

Plusieurs risques sont liés à la biologie synthétique à partir de la dissémination du vivant modifié et de l’extension de la privatisation du vivant jusqu’à l’utilisation des agents modifiés pour des armes bactériologiques.

Ces technologies ont un impact potentiel énorme sur les sociétés, touchant de multiples dimensions : sanitaire, politique, économique, environnementale, philosophique… Lire la suite…

Conférences de citoyens – Éclairage sur une procédure participative

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lundi 9 janvier 2012
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La Conférence de citoyens est une procédure de participation véritable qui combine une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où les citoyens discutent en interne puis avisent). Elle apparaît aujourd’hui, et après de nombreuses expériences mondiales, capable d’aider les élus à faire les choix les plus propices au bien général. Le prix à payer pour cet exercice démocratique est de le limiter à un petit nombre de citoyens tirés au sort plutôt que de consulter la population entière. En retour et au contraire d’autres procédures « participatives », celle-ci s’achève par la production d’avis, pas nécessairement unanimes, mais réfléchis collectivement et rédigés par les citoyens eux-mêmes. Lire la suite…

Le tiers-secteur scientifique – Exemple des boutiques de sciences

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lundi 9 janvier 2012
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Le Tiers-Secteur Scientifique est une appellation qui couvre une grande diversité d’acteurs et de processus relatifs à une approche participative de la recherche. Certaines formes d’organisations de ces acteurs autour de projets concrets se sont développées et ont acquis une reconnaissance institutionnelle, du moins à l’échelle européenne ou internationale. Les Boutiques de Sciences  constituent un exemple de réussite à l’échelon européen mais qui hélas, après une première expérience éphémère dans les années 80, peinent à réémerger en France. Pourtant les enjeux de ce type de structures ne sont pas à négliger. Que ce soit le rapprochement entre une communauté scientifique de plus en plus bousculée et des citoyens réclamant d’avoir leur mot à dire sur des avancées technologiques de plus en plus présentes ou le simple fait de pouvoir répondre à des besoins de recherche orphelins, les Boutiques de Sciences ont montré dans de nombreux pays qu’elles pouvaient constituer un médiateur efficace entre le monde de la recherche et la société civile. Mais pour qu’un tel essor soit possible en France, il est nécessaire de trouver des solutions aux deux principaux freins à leur développement, à savoir le manque de reconnaissance académique  et institutionnelle et le manque de moyens. Lire la suite…

Réaction de Christian Vélot à l’intervention de Jean-Daniel Flaysakier dans le JT de 20H de David Pujadas du 28 novembre 2011

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jeudi 15 décembre 2011
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Jean-Daniel Flaysakier

Jean-Daniel Flaysakier

Le 28 novembre dernier, en réaction à la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’interdiction française de cultiver le maïs OGM MON810, le médecin-journaliste Jean-Daniel Flaysakier est intervenu sur France 2 dans le journal de 20H de David Pujadas.

Voici les propos qu’il y a tenus : « On a étudié les OGM comme des médicaments. On a voulu savoir s’ils étaient toxiques ou allergisants. Aujourd’hui, aucune étude ne permet formellement de dire qu’il y a un risque toxique ou allergisant avec les OGM. On a pris des rats. On leur a fait manger l’équivalent de 2 kg de maïs OGM par jour. On les a suivis pendant l’équivalent de 10 ans de notre vie et on s’est aperçu en bout de course que les protéines fabriquées, ce que leur patrimoine génétique fabriquait, était parfaitement identique aux protéines d’animaux nourris sans OGM. Donc, il n’y a pas d’altération du patrimoine génétique, ce que l’on a constaté aussi chez l’homme, pas de flambée de tumeurs cancéreuses ni d’allergie. »

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Le retour du tirage au sort

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mardi 13 décembre 2011
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Pourquoi une pratique  quasiment abandonnée depuis 2500 ans revient-elle en surface de la démocratie ? Appliqué à Athènes pour le gouvernement de quelques dizaines de milliers de personnes, le tirage au sort des dirigeants était le fait des citoyens  mâles, et donc sollicitait directement toute la population à l’exclusion des femmes et des esclaves.Après des siècles de dictature des riches et des rois, la Révolution a réinventé la république en promouvant la nomination par élection des représentants du peuple. Lire la suite…

Téléthon : le plus cher cabaret du monde ! (paru dans Nature et Progrès en novembre 2011)

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lundi 12 décembre 2011
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Comme tous les spectacles de masse, le Téléthon est recopié de la télé américaine. On y voit des vedettes comblées s’apitoyer sur des enfants survivants. Le but est de collecter des sous par millions au nom de l’équation incontournable : argent = recherche = guérison, comme d’autres ont admis que croissance = progrès = bien-être ou encore clonage = immortalité. La magie est renforcée par le sacrifice : il faut courir ou grimper ou nager « contre la maladie ». On dira que c’est plus rationnel que des chrétiens qui se flagellent ou se crucifient ou que des islamistes qui se font exploser, sans même prétendre contribuer au progrès médical. Est-ce certain ? Lire la suite…

Ni interdiction, ni royalties sur les semences de ferme !

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mardi 8 novembre 2011
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Dix-huit organisations et coalitions paysannes, environnementales et de la société civile[1] demandent le retrait de la proposition de loi sur les obtentions végétales. Cette proposition, qui sera débattu par les députés le 24 novembre, vise à renforcer les droits de propriété de l’industrie semencière. Elle veut contraindre les paysans à l’achat de semences protégées par ces droits de propriété, en les empêchant d’utiliser les semences produites à partir de leur récolte (semences de ferme). Le texte propose d’autoriser la semence de ferme pour seulement 21 espèces, en échange du paiement de royalties à l’industrie, et d’interdire cette pratique pour toutes les autres espèces. Lire la suite…

L’humain végétalisé (paru dans Libération le 14 octobre 2011)

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vendredi 14 octobre 2011
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«Chaque année, chaque jour, des espèces nouvelles naissaient, plus nombreuses qu’il n’en fallait à l’armée des naturalistes pour leur trouver un nom ; certaines monstrueuses, d’autres charmantes, d’autres encore inopinément utiles, comme les chênes laitiers qui poussaient dans le Casentino. Pourquoi ne pas espérer dans un progrès ? Pourquoi ne pas croire en une nouvelle sélection millénaire, en un homme nouveau qui aurait la force et la rapidité du tigre, la longévité du cèdre, la prudence de la fourmi ? (1).» Ce surhumain imaginé par Primo Levi n’a pas les raideurs instrumentales des androïdes bidouillés par nos modernes transhumanistes. Il doit son écart à la norme que nous connaissons, à une modification inouïe : celle de la levée des défenses immunitaires qui permettrait la fécondation des femmes par des entités animales ou même végétales. Lire la suite…

La recherche est-elle encore indépendante ? (paru dans L’Humanité le 14 octobre 2011)

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vendredi 14 octobre 2011
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Alors que l’initiative [de la Fête de la Science] fête ses vingt ans, impossible de ne pas évoquer le désenchantement qui frappe le monde de la recherche. Car, la science, elle, n’est pas à la fête. Faibles rémunérations, contrats sans lendemain, manque de reconnaissance et de financement public plongent les chercheurs dans une précarité impossible à conjuguer avec les conditions fondamentales de l’activité scientifique. Se pose la question de « comment faire de la science » sans que scientifique rime avec scienti’fric. table ronde entre Chantal Pacteau, secrétaire générale adjointe du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU). Emmanuel Saint-James, président de l’association Sauvons la recherche. Jacques Testart, biologiste co-concepteur de la fécondation in vitro, président de la Fondation sciences citoyennes. (1) Lire la suite…

Spleen automnal

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jeudi 6 octobre 2011
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Quand il n'y aura plus que des OGM

La santé publique dans tous ses états : questions au Dr Alain Braillon, un expert trop indépendant

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mardi 20 septembre 2011
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Dr Alain BraillonPour exprimer notre inquiétude face au délabrement de la santé publique en France, ainsi que notre solidarité avec Alain Braillon et avec tous les professionnels et experts empêchés de faire un travail de qualité et indépendant, au seul service des citoyens, Sciences citoyennes a choisi de donner la parole directement au Dr Alain Braillon, à travers un entretien très détaillé avec Elena Pasca. Lire la suite…

7e édition des « Sciences en Bobines » (2011)

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jeudi 8 septembre 2011
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Il y a deux ans, le festival des Sciences en Bobines est sorti de ses murs parisiens.
Cette année, les Bobines pour leur 7e édition ont lieu du 12 au 23 octobre 2011 dans 6 villes de France (Avignon, Montpellier, Paris, Savennières (49), Trescléoux (05) et Villeneuve d’Ascq).
Lire la suite…

Lobbying: et notre santé ? Et celle de la planète ?

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dimanche 4 septembre 2011
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Le réseau ETAL (Encadrement et Transparence des Activités de Lobbying), dont Sciences Citoyennes a fait partie jusqu’en 2011, a organisé un cycle de trois séminaires à l’Assemblée nationale et le Sénat, sous le titre La démocratie à l’épreuve du lobbying. Les résumés du deuxième séminaire, faits par l’association Adéquations, sont disponibles. Il a eu lieu le 21 septembre 2010 à l’Assemblée sous le titre Lobbying: et notre santé ? Et celle de la planète ?. Outre la co-organisation, Sciences Citoyennes y a participé à travers Elena Pasca, qui est intervenue aux côtés de François Autain, André Aschiéri, Yveline Nicolas, Guy Kastler, Roger Lenglet, François Veillerette. Voici les résumés des interventions. Lire la suite…

Retrouvez les vidéos du Colloque « Science & Société » – Lyon, 27 mai 2011

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mardi 26 juillet 2011
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Colloque "Science et Société" - Lyon 1, 27 mai 2011Le 27 mai 2011, plusieurs membres de la Fondation Sciences Citoyennes (Christophe Bonneuil, Baudouin Jurdant, Nicolas Lechopier et Jacques Testart) ont participé au Colloque « Science & Société » organisé par l’Université Claude Bernard – Lyon 1.

Vous pouvez accéder aux vidéos de toutes les interventions et le programme Lire la suite…

Signez la lettre ouverte contre les projets de financement de la recherche proposés par la Commission européenne

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lundi 25 juillet 2011
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Plus de 100 organisations de chercheurs et de la société civile ont envoyé une lettre ouverte à la Commission européenne concernant le cadre stratégique commun pour le financement de la recherche (2014-2020). Lire la suite…

Séminaire de réflexion sur les questions de sélection et de recherche participatives

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mercredi 29 juin 2011
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Le deuxième séminaire du projet, « La vision paysanne de la recherche participative. Comment co-construire et mutualiser les connaissances sur les plantes ? », a eu lieu le mardi 24 mai à l’AgroParisTech, à Paris. Il était organisé par la Fondation Sciences Citoyennes, en partenariat avec le Réseau Semences Paysannes et le département Sciences pour l’Action et le Développement de l’INRA. Ce séminaire avait pour objectif de réunir des chercheurs de diverses disciplines (agronomie, écologie, génétique, sciences sociales et humaines…) en ciblant spécifiquement des chercheurs intéressés mais pas encore impliqués dans des processus de co-production des savoirs.  Lire la suite…

Les espions du BIO ont trouvé la faille : l’OTA (Organic Trade Association), l’Organisation du Commerce de la BIO aux Etats-Unis, est «modifiée» par des acteurs ayant des intérêts dans les OGM

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vendredi 10 juin 2011
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Un court documentaire par des espions du Bio détaille l’influence corruptrice des grandes entreprises multinationales de l’alimentation dans l’Organic Trade Association (OTA).


Les espions du BIO donnent des nouvelles en communiquant des renseignements sur les intérêts financiers et des contributions de campagne des sociétés qui sont représentées au sein du bureau de l’OTA, mais l’histoire qui sous-tend les efforts de Food Inc. pour coopter et en afaiblissant la Bio, tout en protégeant leurs intérêts dans l’agriculture industrielle avec les OGM et leurs fermes industrielles, remonte au tout début du Programme National de la BIO. Lire la suite…

Contre le licenciement de la chercheuse et activiste belge Barbara Van Dyck !

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mercredi 8 juin 2011
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Nous avons appris le licenciement de Barbara Van Dyck, ceci en raison de ses déclarations de solidarité avec les militants du Mouvement de Libération des Champs (Field Liberation Movement) dans le cadre d’une action contre un champ d’essai de pommes de terre OGM Lire la suite…

Le CRIIGEN dépose plainte pour faux et usage de faux contre Marc Fellous et l’AFBV

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jeudi 26 mai 2011
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Le CRIIGEN et le Professeur Gilles-Eric SERALINI ont saisi, ce 20 mai 2011, Monsieur le Procureur de la République de Paris d’une plainte pour faux et usage de faux visant un document produit en justice par le Professeur Marc FELLOUS et l’AFBV (Association Française des Biotechnologies Végétales), à l’occasion du procès au terme duquel Marc FELLOUS a été, le 18 janvier 2011, déclaré coupable de diffamation envers Gilles-Eric SERALINI. Les plaignants sont choqués par de telles pratiques, d’autant que la communication et les lettres diffamatoires de l’AFBV prétendaient vouloir réagir à la diffusion de «fausses informations» et aux entorses faites à «la neutralité scientifique». Lire la suite…

Le CRIIGEN dépose plainte pour faux et usage de faux contre Marc Fellous et l’AFBV

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jeudi 26 mai 2011
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Le CRIIGEN et le Professeur Gilles-Eric SERALINI ont saisi, ce 20 mai 2011, Monsieur le Procureur de la République de Paris d’une plainte pour faux et usage de faux visant un document produit en justice par le Professeur Marc FELLOUS et l’AFBV (Association Française des Biotechnologies Végétales), à l’occasion du procès au terme duquel Marc FELLOUS a été, le 18 janvier 2011, déclaré coupable de diffamation envers Gilles-Eric SERALINI. Les plaignants sont choqués par de telles pratiques, d’autant que la communication et les lettres diffamatoires de l’AFBV prétendaient vouloir réagir à la diffusion de «fausses informations» et aux entorses faites à «la neutralité scientifique». Lire la suite…

Commandez le hors-série d’Altermondes « Sciences et démocratie » !

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jeudi 19 mai 2011
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Hors-série Altermondes "Sciences et Démocratie"En partenariat avec l’AITEC, le CCFD – Terre Solidaire, le site DPH, les Petits Débrouillards, La Fondation Sciences Citoyennes, Ingénieurs sans frontières, 4D, Ritimo et NSS-Dialogues. L’actualité nous rattrape ! Préparé depuis 6 mois ce hors-série trouve un écho particulier ces derniers temps…. Mais les questions d’expertise citoyenne, de rapport entre sciences, techniques et sociétés, des enjeux liés au savoir et de responsabilité des scientifiques ne s’arrêtent pas au nucléaire Lire la suite…

« Pour une démocratie des savoirs, vers une démocratisation des choix scientifiques »

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mercredi 20 avril 2011
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Repenser le développement : la société civile s'engageCet article présente le compte-rendu de l’atelier « Pour une démocratie des savoirs, vers une démocratisation des choix scientifiques » qui s’est tenu le vendredi 21 janvier de 14h à 17h dans le cadre du Forum des associations « Repenser le développement, la société civile s’engage ». Lire la suite…

L’AESA offre le choix des armes…

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mercredi 13 avril 2011
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Le 31 mars dernier s’est tenu à Bruxelles un atelier de consultations de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA, ou EFSA[1] en anglais) qui était censé traiter du concept d’équivalence en substance, comme l’avait initialement proposé la directrice exécutive de l’agence, Madame Geslain-Lanéelle, à la demande de l’eurodéputé José Bové en novembre 2010. Lire la suite…

Troisième révolution par Fred Vargas

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samedi 2 avril 2011
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Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé. Lire la suite…

Communiqué du GIET / Pseudo-science et OGM : l’AESA (EFSA) définitivement épinglée grâce à l’expertise de l’ANSES

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jeudi 24 mars 2011
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La Commission Européenne et l’AESA [1] ne cessent de clamer partout que leurs décisions et avis s’appuient sur de la Vraie Science et uniquement cela. Outre le fait que, sauf en technocratie, la science, même bien faite, ne saurait à elle seule justifier des décisions politiques, il apparaît enfin, grâce au rapport de l’ANSES [2][3], que ces appels à l’argument d’autorité scientifique ne sont que des incantations. Lire la suite…

OGM, un choix de société : un livre de Christian Vélot

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mercredi 23 mars 2011
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L’arrivée des OGM dans l’agroalimentaire a provoqué l’un des plus importants débats politico-scientifiques de ces dernières années.

OGM, un choix de sociétéEn quoi ces OGM sont-ils différents de ceux utilisés depuis plus de trente ans dans les laboratoires pour la recherche fondamentale et médicale ? Pourquoi engendrent-ils des questions nouvelles et des risques nouveaux ? Comment sont-ils évalués ? Répondent-ils à une utilité sociale ? Sont-ils une étape incontournable de la marche du progrès ou le résultat d’une dérive technoscientifique au service d’intérêts mercantiles ? Lire la suite…

Science et démocratie : Une perspective africaine

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mercredi 23 mars 2011
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Les sciences et les technologies ont apporté un bien être considérable aux citoyens des pays développés. C’est loin d’être le cas en Afrique qui occupe, dans le domaine de la production scientifique, une position marginale. La contribution de l’Afrique dans les journaux scientifiques indexés est dérisoire et tend à baisser. Les deux premiers pays (Afrique du Sud et Égypte) concentrent environ la moitié de la production. Ceci n’est pas étonnant quand on sait que l’Afrique compte moins d’1 chercheur/ingénieur pour 10 000 habitants alors que même les pays pauvres d’Asie du Sud-Est comptent entre 2 et 5 ingénieurs pour 10 000 habitants. La science est donc monopolisée par une minorité de pays développés. Il faut la démocratiser et permettre à l’Afrique d’y contribuer pleinement. Mais comment ? Lire la suite…

Les OGM, c’est quoi ?

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samedi 12 mars 2011
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Christian Vélot est maître de conférence en génétique moléculaire (Univ Paris-Sud XI), chercheur à l’Institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d’Orsay) et administrateur de la Fondation Sciences Citoyennes. Dans cette conférence donnée à Toulouse en 2005, il donne une explication scientifique très pédagogique de ce que sont les OGM. Cette vidéo est en ligne car son auteur encourage sa propagation, mais elle fait par ailleurs partie d’un DVD qui coûte 10 euros et dont les recettes servent a soutenir le mouvement des faucheurs volontaires. Vous pouvez le commander sur le site de la Confédération Paysanne en suivant ce lien : http://www.confederationpaysanne.fr/index.php?rubrique_id=12


Après les médicaments toxiques et sans rendu médical effectif comme le Médiator, combien de morts et de malades seront dus à la chimie agricole ?

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lundi 21 février 2011
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Un texte de Jacques Maret

Où va nous mener la chimie agricole ?

Chimie agricole qui a dopé les rendements, devenue une quasi théologie multinationale, et a aussi fait exploser le montant des aides publiques de la PAC: souvenez vous des montagnes de produits des années 70….

Et il ne faut pas se tromper de combat, il ne s’agit pas de faire disparaître toute chimie, celle qui peut sauver des vies. Mais nous parlons ici des molécules qui sauvent les revenus, et non de celles qui sauvent la santé. Lire la suite…

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences

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jeudi 3 février 2011
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Communiqué de la Confédération Paysanne

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences

C’est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences. Lire la suite…

OGM : la bataille de l’information

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lundi 31 janvier 2011
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Des veilles citoyennes pour des choix technologiques éclairés

Depuis les premières actions de contestation à la fin des années 1990, la lutte contre l’introduction des cultures OGM est plus que jamais d’actualité.

Si les militants écologistes affirment qu’elles ne peuvent apporter que des déséquilibres dans l’écosystème et à terme, engendrer des famines, les multinationales de l’agroalimentaire, relayées parfois complaisamment par certains chercheurs, s’obstinent à vanter les bienfaits de ces nouvelles plantes. Face à ces avis divergents, comment le consommateur peut-il se faire sa propre idée sur la question ? Lire la suite…

Labo Planète – Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens

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vendredi 28 janvier 2011
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de Jacques Testart, Agnes Sinaï et Catherine Bourgain. Cet ouvrage a reçu le Prix du livre de l’environnement de l’Isère en juin 2011. Il est issu des Dialogues « Sciences Planète », cycle de débats organisé par la FSC entre octobre et décembre 2007 (Université citoyenne des savoirs pour une planète vivable en 2030). Lire la suite…

Communiqué – Le lanceur d’alerte G.-E. Séralini gagne son procès contre l’AFBV

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mardi 18 janvier 2011
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La Fondation Sciences Citoyennes et le réseau de chercheurs européens engagés pour une responsabilité sociale et environnementale (ENSSER) se félicitent du jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Paris dans le procès en diffamation intenté par Gilles-Eric Séralini, Lire la suite…

Jacques Testart réagit à la mise en ligne d’une vidéo par Marc Fellous

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vendredi 26 novembre 2010
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Dans une mini vidéo diffusée largement par l’AFBV Marc Fellous se met en scène pour une dramaturgie grotesque afin de travestir la vérité.
Ça commence comme un Téléthon : le chercheur torturé et bienveillant qui travaille pour “améliorer la lutte contre les maladies génétiques”… Lire la suite…

Procès Gilles-Éric Séralini vs Marc Fellous – Témoignage de Jacques Testart

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mercredi 24 novembre 2010
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Les attaques récemment formulées contre G-E Séralini par un groupe de personnes favorables aux plantes transgéniques, et menées par M Fellous, sont non crédibles et intolérables. Je connais ce chercheur depuis 15 ans et souhaite témoigner de sa rigueur comme de sa ténacité.Il y a longtemps que j’admire sa capacité à résister à l’hostilité de certains confrères experts, en siégeant dans des commissions acquises aux intérêts des industriels, et la tranquille assurance avec laquelle il répond aux invectives par des arguments seulement scientifiques. Lire la suite…

Appel à mobilisation : « Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire, venons soutenir le Professeur Gilles-Éric Séralini »

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mardi 23 novembre 2010
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La controverse entre chercheurs, organisée au sein de la communauté scientifique, est un des moteurs essentiels de la construction des savoirs. Pour être reconnu, un résultat doit avoir résisté à toutes les tentatives d’invalidation par les collègues. Plus encore, lorsque des travaux scientifiques ont des conséquences sociales, économiques et politiques importantes, la possibilité de développer ces postures critiques et de garantir les conditions d’une expertise pluraliste, devient le garant d’un bon fonctionnement démocratique. Lire la suite…

Le programme REPERE

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vendredi 12 novembre 2010
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La mise au point du programme REPERE – Réseau d’échange et de projets sur le pilotage de la recherche et l’expertise par le Ministère de l’Ecologie est une des suites du Grenelle de l’environnement. Ce programme, lancé en octobre 2009, sur une durée de 3 ans, vise à « accompagner une réforme durable du pilotage de la recherche et de l’expertise en y intégrant la participation des ONG ». Un appel à projets a été lancé fin 2009, en insistant sur l’importance du « fondement de la crédibilité de l’énoncé scientifique ainsi que sur les facteurs de confiance et les procédures d’alerte » ou sur la « diversification des points de vue notamment par la consultation de la société civile pour définir, conduire ou évaluer les programmes de recherche appliquée ». Ce programme finance des projets permettant d’apporter des ressources nouvelles au pilotage de la recherche et de l’expertise sur le développement durable par l’association des ONG à cette gouvernance. Lire la suite…

6e édition des « Sciences en Bobines » (2010)

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vendredi 24 septembre 2010
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Biodiversité et Bioéthique. Ces notions regroupent de nombreuses problématiques et parfois s’entremêlent. La 6e édition des « Sciences en Bobines » vous propose d’en explorer quelques-unes.

La prochaine session aura lieu du 7 au 9 décembre 2010, au cinéma La Clef, 21 rue de la Clef à Paris, dans le 5e (M° Censier-Daubenton ou Monge).

Entrée Libre et Gratuite.

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Fiches didactiques

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samedi 24 juillet 2010
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La Fondation Sciences Citoyennes a rédigé une série de fiches didactiques sur le thème Recherche, Innovation, Risques et Démocratie. Ce travail a été rendu possible grâce à une subvention du MEDDTL. Les fiches permettent de mieux appréhender les problématiques traitées par la FSC.

NB. Ces fiches étant « marquées » dans le temps. Des mises à jour seront opérées si nécessaire. Pour autant si vous avez des remarques à nous faire sur les contenus, n’hésitez pas à contacter : fabien.piasecki[at]sciencescitoyennes.org

Biologie synthétique - Questions autour de nouvelles promesses

Biologie synthétiqueLa biologie synthétique est une nouvelle discipline scientifique à la croisée de la biologie, des sciences de l’ingénieur et de l’informatique. Son ambition est de construire de nouveaux dispositifs biologiques pour reformater les organismes vivants existants et les adapter aux besoins de l’homme. Depuis quelques années des annonces sur la biologie synthétique se multiplient accompagnées d’un discours sur sa nouveauté radicale.

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Lire également à ce sujet la fiche didactique intitulée L’Artémisinine, emblème du meilleur des mondes de la biologie de synthèse

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Conférences de citoyens - Éclairage sur une procédure participative

Conférences de citoyensLa Conférence de citoyens est une procédure de participation véritable qui combine une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où les citoyens discutent en interne puis avisent). Elle apparaît aujourd’hui, et après de nombreuses expériences mondiales, capable d’aider les élus à faire les choix les plus propices au bien général. Le prix à payer pour cet exercice démocratique est de le limiter à un petit nombre de citoyens tirés au sort plutôt que de consulter la population entière. En retour et au contraire d’autres procédures « participatives », celle-ci s’achève par la production d’avis, pas nécessairement unanimes, mais réfléchis collectivement et rédigés par les citoyens eux-mêmes.

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Le dialogue multi-acteurs sciences et société - Cas du Forum Mondial Sciences et Démocratie

Forum Mondial Sciences et DémocratieL’impact des sciences et des technologies sur le quotidien de tout un chacun, qu’il soit scientifique ou non, est avéré. Le changement climatique, la biodiversité, les nanotechnologies, la souveraineté alimentaire, pour ne citer qu’eux, sont autant de sujets qui engendrent un questionnement de la part de la société civile au sens large et des acteurs sociaux en particulier. Aussi, à différentes échelles, observe-t-on la mise en place d’espaces de dialogues, d’échanges, de production commune pour que les scientifiques et les acteurs associatifs, sociaux, militants fassent un pas les uns vers les autres en vue d’une plus grande prise en compte du « citoyen » dans les orientations de la rechercher scientifique. Le Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD), initié par les mouvements sociaux, en est l’illustration au niveau international. Il a pour but de proposer un espace autonome où les scientifiques et les institutions d’une part, les ONG et les mouvements sociaux d’autre part pourraient dialoguer et envisager des partenariats à plus ou moins long terme.

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L'étiquetage biométrique des individus

L'étiquetage biométrique Biométrie, RFID, NBIC, nanotechnologies : un flot de néologismes s’immisce dans notre vocabulaire pour désigner des développements technologiques plus ou moins récents, qui pourraient avoir un impact important sur la société de demain. Les développements récents de la biométrie permettent d’interroger les visions du monde et les impacts sur le fonctionnement démocratique de nos sociétés dont ces technologies sont porteuses.

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Fichage génétique - Refus du prélèvement d'ADN et ouverture du débat sur la génétique

Biologie synthétiqueLe Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) a été mis en place en France en 1998 pour répertorier les empreintes génétiques associées aux infractions à caractère sexuel. Plusieurs lois successives ont élargi la liste des infractions passibles d’inscription au FNAEG. Aujourd’hui, les empreintes génétiques de plus d’1,2 millions de personnes y sont ainsi consignées. Depuis 2004, des personnes condamnées pour des délits mineurs (faucheurs d’OGM, syndicalistes, militants anti-pubs…) refusent le prélèvement et sont poursuivies par la justice. Ces procès font émerger un nouveau débat autour de la génétique, axé sur son utilisation pour le fichage des populations. Interrogée de façon globale et non plus sous le coup de l’émotion suscitée par quelques affaires emblématiques, cette technique se révèle être un outil de fichage et de contrôle des populations d’une intensité et d’une précision encore inégalées. Ces débats sont également l’occasion de mettre en avant la fragilité des dispositifs censés assurer la protection des droits et libertés individuelles et qui reposent sur des connaissances scientifiques largement remises en cause aujourd’hui. Enfin, ils obligent à interroger dans toutes leurs dimensions, les futurs rendus possibles par ces technologies.

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Gouvernance de la recherche - Régulation, organisation et financement

Gouvernance de la recherche La gouvernance de la recherche comprend la régulation, l’organisation et la gestion du travail scientifique et défini comment et avec la participation de qui sont prises les décisions relatives à la recherche, notamment quant aux priorités et sujets de recherche, à la sélection et conception des méthodes, à la coopération et aux synergies entre différentes parties du système de recherche et au contrôle de qualité des résultats. Dans le contexte actuel de transformations majeures dans nos sociétés qui vont avec une crise du système de recherche, d’expertise et d’innovation, la gouvernance de la recherche est confrontée à de multiples défis. Ainsi, la recherche et sa gouvernance ont attiré de façon croissante l’intérêt des associations, des médias et des citoyens faisant d’elle un sujet public au delà de la communauté scientifique, les décideurs politiques et l’industrie. En conséquence, la recherche est appelée à devenir plus réflexive sur ses effets collatéraux, plus complexe pour appréhender des causalités indirectes et de long terme, plus libre par rapport aux intérêts politico-économiques de court terme. Un nouveau modèle de gouvernance délibératif émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales.

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Nanotechnologies - Applications et toxicité

Nanotechnologies - Applications et toxicitéLes liens entre la recherche publique et le secteur privé industriel n’ont jamais été aussi forts, à tel point que les intérêts économiques sont maintenant majoritairement pris en compte dans les décisions d’orientation scientifique. Cela se vérifie avec l’avènement de l’ « ère nano ». Si les nanotechnologies offrent des nouvelles possibilités technologiques et de nouveaux marchés dans de nombreux secteurs, à ce jour, peu de données existent concernant les effets des nanoparticules sur la santé ou sur l’environnement. Ceci est d’autant plus inquiétant qu’à l’heure actuelle, de nombreuses applications sont déjà commercialisées avant même d’avoir prouvé leur innocuité, et que le budget mondial alloué aux questions d’évaluation des risques, tout comme les études des effets toxiques des nanoparticules, notamment sur le long terme, restent très limités. Pourtant, de part leurs nouvelles propriétés, les nanoparticules ne répondent plus aux lois de la physique classique et de nouvelles méthodes d’évaluation des risques, notamment de la toxicité et de la dissémination de ces substances dans l’environnement deviennent indispensables. Face à cette carence d’évaluation, des rapports de différents acteurs de la santé appellent à la prudence.

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Nanotechnologies et utilisations militaires

Nanotechnologies et utilisations militairesLes objets de taille nanométrique présentent des propriétés physiques nouvelles et ouvrent ainsi le champ à de multiples activités scientifiques et techniques, qui sont désormais le domaine des nanosciences et -technologies. De nouvelles disciplines ont ainsi vu le jour telles que la nanoélectronique, la nanophotonique, les nanomatériaux ou encore la nanobiologie qui sont maintenant des activités scientifiques à part entière, sans oublier la miniaturisation de dispositifs instrumentaux. Tous ces domaines intéressent les organismes en charge de l’armement du futur et de l’organisation des systèmes de défense. La DGA (Délégation Générale pour l’Armement) dirige le volet recherche permettant d’avoir accès aux technologies qu’elle estime indispensables de maîtriser pour concevoir et réaliser les armements du futur, intégrés dans des dispositifs globaux. Pour cela, la DGA collabore, via le financement de programmes technologiques, avec des entreprises telles que Sagem DS ou ST Microélectronics, mais aussi plus fondamentalement avec le CEA ou le CNRS qui mènent les activités de recherche en amont, ou encore avec l’ANR (Agence nationale de la recherche). Si certaines de ces innovations semblent d’un réel intérêt pour la sécurité des personnes (analyse en temps réel sur les sites d’interventions des agressions chimiques ou biologiques), d’autres posent des problèmes fondamentaux, comme par exemple l’intégration dans le corps du soldat de dispositifs miniaturisés pouvant influencer ses comportements mentaux et ses performances physiques.

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Recherche participative - Exemples de programmes publics

Recherche participative - Exemples de programmes publicsLes termes comme «recherche participative», «recherche-action » ou « recherche avec des communautés» font référence à des recherches menées en partenariat entre des chercheurs et des membres d’une « communauté », d’associations ou d’organisations non gouvernementales (association de malades ou d’usagers, collectivités locales, groupes ethniques, praticiens, etc.). Dans nos sociétés complexes, une démocratie vivante suppose d’ouvrir la possibilité à des acteurs divers d’explorer des options multiples, qui sont ensuite confrontées et enrichies dans l’espace public. La recherche participative est devenue un nouveau paradigme de recherche populaire. Elle est de plus en plus reconnue pour créer des connaissances concrètes et de la compréhension qui peuvent entrainer des changements – dans la recherche, dans la société civile, dans la politique. Nous présentons ici trois programmes publics qui promeuvent des projets en recherche participative et connaissant un succès certains : – le programme canadien des Alliances de Recherche Université – Communauté, ARUC, et les programmes régionaux en France : – les Partenariats entre Institutions et Citoyens pour la Recherche et l’Innovation, PICRI, en Ile-de-France ainsi que l’Appropriation Sociale des Sciences, ASOSC, en Bretagne. Aujourd’hui, la démocratie participative doit trouver écho dans la politique régionale et nationale de la recherche et de l’innovation, entre autre à travers des programmes spécifiques de soutien des initiatives de partenariats de recherche, d’expertise ou d’innovation entre laboratoires de recherche publics et organisations à but non lucratif de la société civile.

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Recherche participative - L'exemple de la sélection participative

Sélection participativeLes crises sanitaires, alimentaires et environnementales répétées ont mis à mal le schéma des décisions en matière de politique scientifique et technique, basées sur une science neutre et objective et une prédominance de l’expertise scientifique. Un nouveau modèle de gouvernance délibératif émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales. Par nature, la sélection de semences industrielles génétiquement homogènes n’envisage l’adaptation aux défis environnementaux que par le prisme de l’amélioration des intrants chimiques. Au contraire, la sélection participative met les paysans au cœur du processus de la sélection, valorise la diversité génétique des semences et l’utilise pour répondre aux besoins spécifiques des différents terroirs et des variations climatiques.

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La réforme de l'enseignement supérieur - Exemple des nanosciences et des nanotechnologies

La réforme de l'enseignement supérieurLes systèmes d’enseignement supérieur européens sont traversés par d’importantes réformes visant à leur harmonisation au niveau mondial. Le principal moteur de ces réformes est le choix de s’adapter à l’économie de l’innovation, dans laquelle la production et l’utilisation du savoir sont la source de la productivité économique. Le secteur émergent des nanosciences et nanotechnologies (NSNT) constitue un exemple frappant de cette transformation consacrant l’université comme lieu de formation adaptée à des travailleurs de l’économie de l’innovation. Les enjeux de ces réformes touchent à la place du savoir et du savoir-faire dans notre société, devenue centrale dans l’économie de l’innovation mais aussi pour la construction d’une démocratie juste et effective dans un monde complexe.

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Risques et lanceurs d'alerte

Risques et lanceurs d'alerteEffets délétères de l’amiante et du bisphénol A, impacts négatifs des plantes génétiquement modifiées, risques occasionnés par les ondes électromagnétiques, conséquences dramatiques de nos rejets industriels de CO2, excès de sel dans notre alimentation, autant de sujets mis sur la place publique parce que quelqu’un, un jour, a décidé de sonner l’alarme, se transformant en « lanceur d’alerte », en informant la société civile et les pouvoirs publics. Malheureusement, le temps que le risque soit publiquement reconnu et même s’il est effectivement pris en compte, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d’alerte, qui agit à titre individuel parce qu’il n’existe pas à l’heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système hiérarchique qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers, professionnels ou politiques.

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Une société de surveillance - Nanotechnologies, libertés publiques et individuelles

Une société de surveillance - Nanotechnologies, libertés publiques et individuellesCaméras de surveillance dans de nombreux endroits publics, miniaturisation et propagation des puces microélectroniques (RFID, biométrie), larges fichiers nationaux de plus en plus interconnectés – aujourd’hui il est devenu presque banal d’affirmer que nous vivons dans une société de surveillance généralisée. Dans ce cadre, les nanotechnologies participeront au développement des moyens de surveillance et de contrôle de personnes qui, associé à d’autres moyens d’identification et à certaines lois, mène notre société de plus en plus envers une société de surveillance. La société entière doit s’interroger sur l’utilisation de ces technologies qui peuvent mettre en danger le fonctionnement démocratique de notre système.

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TIC vertes - Moteur crédible pour une « croissance verte » ?

TIC vertes - Moteur crédible pour une « croissance verte » ?Électronisation des appareils domestiques (programmateurs, affichages digital, automobile…), explosion des usages de l’Internet, multiplication des réseaux sociaux, croissance vertigineuse des marchés de la téléphonie mobile, le numérique est devenu omniprésent dans nos vies quotidiennes. Les TNIC – Technologies Nouvelles de l’Information et de la Communication – se trouvent ainsi de fait au cœur de nos sociétés. Parallèlement, la question écologique s’impose peu à peu au centre du débat public, sous l’impulsion notamment en France du Grenelle de l’environnement. Même si ce dernier ne comportait aucune clause relative aux TNIC, les liens entre les deux phénomènes sont multiples et à l’origine de la problématique des TIC vertes, ou encore des « éco-TIC ». Définies comme « les Techniques de l’information et de la Communication dont la conception ou l’emploi permettent de réduire les effets négatifs des activités humaines sur l’environnement » par la Commission générale de terminologie et de néologie, les éco-TIC sont donc avant tout présentées comme capables de réduire l’empreinte écologique des activités humaines. Pour autant, et même si leurs effets sur l’écologie semblent être nuls, tous les acteurs du secteur conviennent aujourd’hui de leurs impacts réels, de mieux en mieux connus, et témoignent agir sur ces aspects – notamment à travers l’éco-conception de leurs produits et quelques grandes lignes directrices communes de leurs stratégies respectives telles que l’efficacité énergétique, la dématérialisation ou encore la virtualisation.

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Technoscience et démocratie - Procédures participatives et nanotechnologies

Technoscience et démocratieLe développement des nanotechnologies depuis 10 ans a été réalisé hors de toute prise en compte de l’avis de la population. Des manifestations diverses (débats publics, expositions savantes, jurys de citoyens, débats parlementaires, communications médiatiques…) ont révélé de fortes réticences mais celles-ci n’ont conduit à aucune mesure effective telle que seraient un moratoire sur les nanomatériaux et la démonstration de leur innocuité en préalable à toute dissémination. Comme dans d’autres secteurs technoscientifiques présentés comme susceptibles, et même souvent seuls capables, d’améliorer le sort de l’humanité, ce sont surtout des intérêts économiques qui imposent le développement de l’innovation. Cette situation fait courir des risques majeurs à l’intégrité de l’espèce et ne peut être résolue que par la reconnaissance du droit et de la capacité des citoyens à décider de leur avenir. Pour cela des procédures de gestion démocratique de la technoscience doivent être définies et adoptées sans réticences.

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Le tiers-secteur scientifique - Exemple des boutiques de sciences

Boutiques de sciencesLe Tiers-Secteur Scientifique est une appellation qui couvre une grande diversité d’acteurs et de processus relatifs à une approche participative de la recherche. Certaines formes d’organisations de ces acteurs autour de projets concrets se sont développées et ont acquis une reconnaissance institutionnelle, du moins à l’échelle européenne ou internationale. Les Boutiques de Sciences constituent un exemple de réussite à l’échelon européen mais qui hélas, après une première expérience éphémère dans les années 80, peinent à réémerger en France. Pourtant les enjeux de ce type de structures ne sont pas à négliger. Que ce soit le rapprochement entre une communauté scientifique de plus en plus bousculée et des citoyens réclamant d’avoir leur mot à dire sur des avancées technologiques de plus en plus présentes ou le simple fait de pouvoir répondre à des besoins de recherche orphelins, les Boutiques de Sciences ont montré dans de nombreux pays qu’elles pouvaient constituer un médiateur efficace entre le monde de la recherche et la société civile. Mais pour qu’un tel essor soit possible en France, il est nécessaire de trouver des solutions aux deux principaux freins à leur développement, à savoir le manque de reconnaissance académique et institutionnelle et le manque de moyens.

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Sur l’Avis 107 du CCNE : Quelle limite au DPI ?

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mercredi 9 juin 2010
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Les cahiers du CCNE, 62, janvier -mars 2010

Dans cet Avis sur les diagnostics anténatals, le CCNE montre que le DPI ne peut pas être considéré comme un DPN précoce mais qu’il diffère du DPN par plusieurs aspects importants. Pourtant, le CCNE approuve la délégation donnée par la loi aux mêmes Centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) pour réguler les activités de DPI comme de DPN. C’est admettre que, malgré les différences entre les deux types d’examens, le DPI n’introduit pas de dimension éthique particulière qui exigerait que son exercice ne dépende pas seulement d’une commission médicale, fut-elle très compétente et douée de la « prérogative de prendre en compte aussi le versant extra-médical de la gravité ». Il nous semble que le législateur s’est ainsi dédouané du problème que posent les invitations incessantes à de nouvelles indications de DPI, une dérive qui ne peut pas affecter le DPN. Car, il faut bien rappeler que le DPI s’est déjà étendu, depuis l’évitement de maladies à celui de risques de maladies (cancers) en passant par des recherches de compatibilité (à fin thérapeutique), sans omettre que le glissement dans l’appréciation de la « gravité » réunit par exemple les hémophilies avec les myopathies . Pour combien de temps sommes nous encore préservés du DPI pour risque de strabisme, déjà pratiqué en Grande-Bretagne ?
Les pouvoirs importants de discernement éthique qui sont donnés aux CPDN, et plus généralement à l’ABM, montrent la prépondérance des bonnes pratiques médicales sur les implications sociales et anthropologiques des actes. Dans l’Avis N°107, la recherche de la trisomie 21, quand les actes de DPI sont par ailleurs indiqués, est justifiée par le bon sens et la compassion: pourquoi ne pas profiter de cette situation pour éviter les angoisses et souffrances tardives du DPN éventuellement associé à l’IMG ? Pour les mêmes raisons, on pourrait rétrospectivement juger irresponsable de n’avoir recherché que cette aneuploïdie, même si elle est la plus fréquente ou, à l’extrême, de ne pas avoir profité de la disponibilité des embryons in vitro pour leur appliquer un DPI, si possible exhaustif. Encore une fois la question non satisfaite est celle de la limite et on ne s’en sort pas vraiment en dissertant sur la « gravité » ou l’ « incurabilité » des handicaps, notions toujours relatives au regard d’une démarche éthique qui devrait viser l’ « autolimitation de la puissance » (Sylviane Agacinsky).

Quelle logique amène le CCNE à limiter la détection de la trisomie 21 aux embryons des seuls couples relevant du DPI pour des risques génétiques déjà prévus par la loi ? L’Avis N° 107 évoque le prélèvement de 1 ou 2 blastomères aux fins d’analyse et s’inquiète de l’éventualité que l’embryon s’en trouve affecté, ce qui justifierait de réserver la détection de l’aneuploïdie aux cas où ce prélèvement est déjà pratiqué. Pourtant, il n’est pas démontré que la biopsie embryonnaire affecte le développement ultérieur. En revanche, la fiabilité de ce diagnostic n’est pas acquise (1) .
Quelle logique amène le CCNE , dans les mêmes cas où le DPI est déjà indiqué, à ne pas proposer la recherche des autres aneuploïdies qui justifient couramment l’IMG ? L’apparente incohérence dans une démarche qui se veut de bon sens pourrait s’expliquer comme une protection contre le soupçon d’eugénisme, mais le cas du CCNE serait-il aggravé s’il proposait cette même mesure pour tous les embryons disponibles in vitro ? On peut prévoir une évolution en ce sens si la logique qui prévaut demeure celle de l’efficacité.

Il existe d’autres champs imparables où cette même logique devrait ultérieurement s’épanouir. Ainsi, comme il arrive avec les aneuploïdies, de nombreux cas de maladies géniques (souvent 25% et parfois plus de 50% des patients) sont le résultat de mutations de novo, c’est à dire qu’on ne pouvait pas les prévoir par l’analyse des génomes parentaux ou par la recherche de cas familiaux. Alors, une attitude absolument sérieuse, et médicalement justifiée, devrait conduire à proposer l’évaluation génétique de tout embryon avant de prendre le risque de son développement. Si cela n’est pas encore réalisé, c’est seulement pour des raisons techniques et économiques mais rien dans le discours éthique, y compris celui récent du CCNE, ne s’y oppose, sauf des phrases sans autre portée que d’accompagner les glissements (2).

Mais il faut voir plus loin. Dans son chapitre consacré à la prospective, l’Avis N°107 évoque diverses évolutions, dont la perspective de diagnostics anténatals de plus en plus précoces, tout en négligeant d’éventuels bouleversements techniques qui pourraient réduire ou annuler les servitudes imposées actuellement par la FIV, épreuve préalable au DPI. Ce serait le cas si on produisait des ovules en abondance (Testart, Med.Sci. 20, 1041-44, 2004) par culture longue de fragments ovariens ou par différenciation de cellules souches, éventuellement issues de cellules somatiques. Dans l’énoncé des différences entre DPN et DPI, l’Avis N°107 omet aussi de signaler ce point fondamental qui est le nombre de conceptus soumis au diagnostic, condition qui pourtant autorise le tri dans le DPI mais l’empêche dans le DPN. Force est de reconnaître que s’il devient possible d’engendrer des embryons en très grand nombre, et qui plus est en exemptant les femmes des servitudes de la FIV, la séduction du DPI pourrait s’imposer à tous les couples souhaitant procréer de façon responsable, c’est à dire en donnant les meilleures chances à leur progéniture. Repousser l’examen éthique d’une telle situation, hautement probable à terme, jusqu’au moment où la technique nous aura mis au pied du mur, c’est conforter le dicton qui constate que « la science va toujours plus vite que l’éthique », en omettant que la paresse éthique en est parfois la cause…Surtout, c’est ne pas se doter d’un bagage éthique susceptible de répondre à des situations qualitativement nouvelles. On ne peut se contenter de dire qu’« on avisera en fonction des problèmes ! » tout en acceptant la mise en place d’une grille d’analyse qui ne laissera aucune échappatoire à l’eugénisme consenti. Car on voit mal comment, au nom de l’implacable logique d’évitement de la souffrance (pour les couples, l’enfant, la société) on pourrait justifier le refus, pour n’importe quel couple géniteur , du bénéfice d’une grossesse « sécurisée », même si cet objectif est à la mesure absurde de l’ « enfant parfait ».

La question qui devrait habiter le CCNE n’est pas celle des petits pas, toujours justifiables parce qu’ils ont l’évidence du bon sens, mais celle de la limite. Quelle est la limite réelle (à prétention définitive) du champ du DPI si ses indications actuelles sont susceptibles d’être encore et toujours dépassées (par l’accoutumance, le savoir-faire ou l’alignement sur des pays voisins) ? S’agit-il d’une véritable construction éthique si tout changement consiste en un dépassement unidirectionnel par l’addition de nouvelles exceptions à ce qu’on présentait comme une règle ? La singularité française tant vantée ne serait alors que la marque de notre retard sur ce que font déjà nos voisins !
Il n’existera jamais de critère objectif pour apprécier la gravité des pathologies ou l’intolérance que suscitent les différences et les handicaps. Conscient du potentiel eugénique exceptionnel du DPI, j’avais d‘abord proposé qu’on s’abstienne de l’inventer (L’œuf transparent,1986), puis qu’on l’interdise (Le désir du gène, 1994) et finalement qu’on le contienne (In : l’embryon chez l’homme et l’animal. Ed.Inra/inserm, 2002). Ma proposition faite il y a plus de 10 ans de ne réaliser définitivement le DPI que pour une seule mutation par FIV n’a jamais été discutée dans la profession (3), ni au Parlement ou au CCNE. Elle était pourtant déjà assortie de la possibilité de rechercher toutes les aneuploïdies graves ! Quand on propose aujourd’hui l’introduction de la trisomie 21 dans le DPI, c’est sans poser une mesure clé qui ferait de cet élargissement une ambition à terme. Pour nous, la limitation, à une seule par couple, des mutations recherchées, véritable « autolimitation de la puissance », permettrait l’exercice de la liberté individuelle (de refuser ce que chacun estime insupportable) tout en maintenant la diversité de ces choix. On pourrait ainsi relativiser les stigmatisations en diversifiant largement les personnes qui en sont l’objet, plutôt que cautionner une convergence des critères qui correspond de fait à un eugénisme consensuel. Car, faut-il le rappeler, ce n’est pas le sort des embryons éliminés qui nous mobilise mais celui des survivants au tamis génétique, et de leurs contemporains (voir mon site internet: http://jacques.testart.free.fr )

Jacques Testart, directeur honoraire de recherches de l’inserm

(1) Des travaux récents (Vanneste et al, Human Reprod.24, 2009) confirment une fréquence très élevée des aberrations chromosomiques qui affectent 90% des jeunes embryons avant qu’opère une sélection naturelle.Ainsi le blastomère prélevé risque fort de n’être pas représentatif du génome de l’enfant à venir, une situation qui affecterait la fiabilité des caryotypes plus que la recherche de mutations.

(2) On peut aussi définir la bioéthique comme l’art de différer les manipulations de l’humain jusqu’à ce qu’advienne leur acceptation sans violence…

(3) Cette proposition découlait d’une enquête réalisée avec Bernard Sèle en 1999 et proposant aux acteurs de l’AMP : « Puisque la loi ne peut nommer les « pathologies particulièrement graves », il faudra qu’elle limite le nombre des paramètres d’exclusion pour que l’AMP reste une aide médicale à la procréation et ne devienne pas un moyen de sélection médicalisée de l’humanité. Aussi nous affirmons notre volonté de tout faire pour que le DPI reste un DPN précoce, en limitant définitivement son intervention à l’établissement du caryotype et à la recherche d’un seul variant pathologique pour l’ensemble des embryons disponibles chez un même couple ». Cette enquête n’a pas montré d’approbation des praticiens internationaux sollicités (in : l’embryon chez l’homme et l’animal, op cit, p292-293)

AFBV : vous avez dit rigueur scientifique ? par Christian Vélot

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mercredi 2 juin 2010
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L’AFBV (Association Française des Biotechnologies Végétales) est une récente association qui se définit comme une organisation « dont le but est d’informer sur la réalité des biotechnologies végétales de la façon la plus crédible possible [sic] en s’appuyant sur l’expertise de ses membres et sur des travaux reconnus par la communauté scientifique ».
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Ne pas ouvrir la boîte de Pandore de la biologie synthétique

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vendredi 21 mai 2010
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Ce jeudi 20 mai 2010, le journal Science a publié un article d’une équipe de recherche emmenée par J. Craig Venter revendiquant la création de la première cellule dotée d’un ADN entièrement réalisé par ordinateur. Pour Craig Venter cela représente : « une étape importante scientifiquement et philosophiquement ». Les associations de la société civile, notamment ETC Group, demandent un moratoire sur les techniques employées dites de « biologie synthétique » et appellent à une réflexion globale sur la génétique extrême. Lire la suite…

Santé : l’expertise en question. Conflits d’intérêts et défaillances de l’évaluation – 4 mars 2010 au Parlement européen à Bruxelles

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lundi 12 avril 2010
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Le 4 mars 2010 au Parlement européen à Bruxelles, s’est tenu un séminaire intitulé : Santé : l’expertise en question. Conflits d’intérêts et défaillances de l’évaluation

Ce séminaire était co-organisé par CRIIGEN, Fondation Sciences Citoyennes et ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility) sous l’égide de Corinne Lepage, Frédérique Ries et Fiona Hall, députées européennes. Lire la suite…

Des conventions de citoyens pour la démocratie

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samedi 20 mars 2010
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www.encyclopedie-dd.org, 2009.


La participation ne doit pas se réduire à l’information des citoyens. Il faut que des “gens ordinaires” soient complètement informés des enjeux des projets techniques, scientifiques, d’aménagement et d’innovation afin d’élaborer des avis indépendants des intérêts particuliers.

Une méthodologie pour des “conventions de citoyens” est proposée par la Fondation Sciences Citoyennes, en tant que projet législatif. Partant d’expériences conduites dans différents pays, cette démarche se déroule en plusieurs phases : organisation d’un comité de pilotage pluraliste comprenant des spécialistes de la question posée, choix d’un panel de citoyens, formation de ceux-ci, débats, et production d’avis à l’usage des décideurs.

Indiquons qu’à la suite de cet article, l’Encyclopédie du développement durable projette de susciter d’autres articles présentant d’autres outils démocratiques d’aide à la décision.

La participation ne se réduit pas à l’information

La participation ne se réduit pas à l’information ou même à la concertation car le citoyen doit être un acteur, pas un spectateur, et il ne suffit pas que le public “participe à un débat” pour prétendre qu’il choisit son avenir alors qu’il n’a pas réellement participé à la décision. De véritables leurres démocratiques sont souvent agités par le pouvoir politique pour résoudre les contradictions entre les projets qu’il veut imposer et les choix de la société, particulièrement à propos d’innovations technologiques. Ainsi, que ce soit pour la culture de plantes transgéniques, le tracé d’une autoroute, l’implantation d’un incinérateur, l’escamotage des déchets nucléaires, la dissémination de produits potentiellement dangereux, le pouvoir local ou national promet “d’informer” le public et de le “consulter”. Ces démarches, outre le fait qu’elles interviennent presque toujours alors que les décisions ont déjà été prises, ont peu à voir avec une participation effective. Elles utilisent les arguments d’autorité des “experts” officiels et ignorent les divergences entre savoirs technoscientifiques comme la pluralité des analyses provenant de savoirs non techniques. De plus, les élus de bonne foi restent incomplètement informés tant leurs compétences sont débordées par les avancées rapides de la techno science et ils ne peuvent alors que faire écho aux arguments portés par des groupes d’intérêt puissants, c’est-à-dire presque toujours pencher du côté de l’acceptation de l’innovation.

Tenir compte des points de vue des simples citoyens

C’est pourquoi, dès que des controverses éclatent sur l’intérêt et les conséquences d’une technologie, ce qui est de plus en plus fréquent, les autorités devraient collecter et discuter les points de vue des simples citoyens, au-delà du cercle des experts statutaires. Bien sûr, pour qu’il soit argumenté, l’avis des citoyens doit se nourrir des informations les plus complètes possibles. C’est pourquoi il faut définir une méthodologie permettant de recueillir les avis de citoyens “naïfs” (non spécifiquement impliqués dans la controverse) mais bien éclairés grâce à des informations complètes et contradictoires. Les bases pour une telle procédure ont été proposées, il y a 20 ans, par le Danemark sous l’appellation “conférence de citoyens” (CdC), mais, malgré plusieurs dizaines de CdC recensées dans de nombreux pays, la méthodologie reste empirique et sujette à de larges variations au point que l’on confond souvent les diverses procédures disponibles, par exemple en assimilant conférence de citoyens à conférence de consensus 1. Or, la crédibilité des CdC exige que des règles claires en garantissent l’objectivité et la pertinence. C’est seulement à ce prix qu’on pourrait obtenir des responsables politiques qu’ils prennent en compte les résultats des CdC au moment de faire les lois et règlements.

Conventions de citoyens : un projet de loi

A l’initiative de la Fondation Sciences Citoyennes (FSC), une méthodologie précise a été élaborée pour que des gens ordinaires puissent fournir des avis éclairés, permettant aux élus d’apprécier complètement une innovation avant d’en promouvoir l’usage. Nous avons d’abord analysé des expériences internationales de CdC, puis nous avons défini des conditions pour que des profanes élaborent librement une position bien informée et représentative de l’intérêt commun. C’est pour rompre avec l’ambiguïté de procédures variées s’autoproclamant “conférence de citoyens” que nous avons adopté la dénomination “convention de citoyens”, pour laquelle nous proposons aujourd’hui un projet législatif 2. Selon ce projet de loi (fortement résumé ici) la sélection d’une quinzaine de citoyens, profanes par rapport au sujet en délibération et dénués de conflit d’intérêts, est effectuée au hasard mais en assurant une grande diversité (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région d’origine, sensibilité politique,…). La conférence de citoyens combine une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où les citoyens discutent en interne puis avisent). Le prix à payer pour cet exercice démocratique est de le limiter à un petit nombre de personnes plutôt que de consulter la population entière. Le panel de citoyens est composé de personnes volontaires, mais après tirage au sort sur les listes électorales, afin d’éviter la présence de porteurs d’intérêts ou de convictions déjà acquises. Si ces porteurs d’intérêts sont absents du panel citoyen de la CdC, par souci d’approcher l’intérêt commun, ils peuvent y intervenir comme experts, ce qui est légitime et nécessaire. En effet, l’intérêt commun n’est pas la moyenne des intérêts particuliers capables de se faire entendre.

Plusieurs phases dans la démarche

Pour assurer le respect de la procédure, un comité d’organisation (dans notre proposition il serait placé, soit au Conseil Economique et Social, soit au Parlement) lance un appel d’offres pour l’organisation matérielle de la Convention, nomme le comité de pilotage, et recueille des cahiers d’acteurs présentés par toute personne physique ou morale souhaitant témoigner ou argumenter une position. Le comité de pilotage comprend des spécialistes de la question posée représentant le pluralisme des opinions sur cette question. C’est par consensus qu’il établit le programme de formation des citoyens, sélectionne les cahiers d’acteurs, et distribue une documentation comprenant les positions contradictoires dans cette controverse. La première session de formation présente aux citoyens les connaissances disponibles, de la façon la plus neutre possible. Puis, une seconde session présente la question en termes d’enjeux contradictoires. Un facilitateur, psychosociologue engagé par le comité qui est le seul interlocuteur permanent du groupe, assure le lien entre les citoyens et le comité de pilotage, sans intervenir dans l’objet du débat. Après cette formation, les citoyens dirigeront une réunion publique afin de compléter leur savoir (ils décident alors eux-mêmes des questions à traiter et des personnes à interroger). Immédiatement après, ils délibèrent pour établir leurs recommandations, soit par consensus, soit en rédigeant des opinions dissidentes. Toute la procédure doit être filmée, à l’exception des moments de délibération, et les films sont accessibles au public. De plus, toute convention de citoyens fait l’objet d’une évaluation par deux experts désignés par le comité d’organisation. L’objectivité de la procédure est ainsi recherchée à la fois parle tirage au sort du panel, par une formation assurée hors de toute influence (anonymat des citoyens) et par le consensus obtenu sur le programme de formation, lequel est pourtant établi au sein d’un comité de pilotage riche d’opinions diverses.

La CdC apparaît aujourd’hui, et après de nombreuses expériences mondiales, capable de produire des avis précieux à l’usage des décideurs mais aussi des autres citoyens. En effet, quelle position plus crédible pour tout un chacun dans le doute que les analyses produites par quelques uns qui sont absolument ses semblables et autant que lui hors des conflits d’intérêts ? Et quelle meilleure garantie contre l’enkystement dans la fonction qu’un panel de citoyens renouvelé pour chaque consultation ? Les observateurs des conférences de citoyens se sont étonnés de la capacité de personnes candides à délibérer sur des sujets complexes, en se dégageant des enjeux seulement locaux et immédiats pour proposer des solutions souvent ignorées par les spécialistes, et rarement entendues des instances politiques. On est loin de l’hypothèse d’un “public irrationnel” qui serait incapable d’apprécier les effets réels de la techno science… Ainsi peut-on, le temps d’un essai d’humanité, transformer en citoyen responsable le “gogo” que nous sommes tous au jour le jour 3. Pourvu qu’elles soient médiatisées, ces procédures améliorent aussi la compétence de toute la population et peuvent rétablir la confiance vis-à-vis des scientifiques et de leurs propositions. Comment faire entrer ces procédures dans l’ordre juridique et politique, pour que les dirigeants, mieux informés des enjeux des technologies et des attentes de la population, puissent tenir compte de ces recommandations ? 3 Afin de sortir des leurres démocratiques pour aller vers une véritable participation, les recommandations de la CdC doivent faire l’objet d’un débat parlementaire où toute divergence des élus avec les recommandations des citoyens devra être motivée. Car la démocratie participative ne peut devenir crédible aux yeux des citoyens que si les élus prennent en compte les avis émis. Ainsi pourrait-on mieux faire fonctionner les institutions, et fournir aux élus un outil pour apprécier toutes les facettes d’une innovation avant d’en promouvoir l’usage. Il existe d’autres procédures possibles : jury citoyen, sondage délibératif, atelier scénario, 4. À ce jour, le Débat Public (DP) est, en France, la seule procédure “participative” régie par la loi (depuis 2002) et donc assez bien codifiée. Sa gestion dépend de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui crée des commissions particulières (CPDP) pour chaque thème mis en débat. Les thèmes soumis au DP sont très nombreux (des dizaines chaque année), car ils portent sur des projets essentiellement locaux (surtout urbanisation), alors que la CdC est surtout destinée à traiter des problèmes globaux concernant l’humanité (plantes génétiquement modifiées, nanos, nucléaire, bioéthique, etc.). On notera que c’est seulement dans la CdC que les informations données aux citoyens sont dosées par le comité de pilotage de telle façon qu’une option particulière ne soit pas favorisée et que les diverses positions connues trouvent place auprès du panel de citoyens (ce résultat est recherché par le consensus sur le programme d’information proposé aux citoyens, consensus obtenu malgré la pluralité délibérée du comité de pilotage). Par ailleurs, les avis de la CdC sont rédigés par les citoyens eux-mêmes qui y expriment aussi leurs dissensus, alors que le “bilan” d’un DP se veut neutre et est dressé par un rédacteur nommé par la CNDP. Il est évidemment facile pour les décideurs “d’oublier” les points qui ne leur conviennent pas dans un rapport lui-même déjà subjectif puisque rédigé par un rédacteur qui s’efforce de “ne pas prendre position”. Sans vouloir opposer CdC et DP dont les objets sont souvent différents, il nous paraît fondamental de privilégier les procédures qui réduisent le poids décisionnel des experts comme les pressions du lobbying, et se concluent par des propositions claires, rédigées et portées par les citoyens eux-mêmes. Il n’est pas question d’organiser des CdC pour savoir où faire passer l’autoroute ou si on construit un pont sur la rivière…Là, le DP a certainement sa place pourvu qu’il ne soit pas l’occasion de manipulations, ce qui paraît difficile quand les enjeux sont importants. Mais les CdC sont incomparables quand il s’agit de décider de choix de société car le tirage au sort est un retour aux sources de la démocratie, laquelle est renforcée par l’exigence de pluralité des “expertises” délivrées et discutées.

L’intérêt de la CdC est dans sa capacité à proposer les solutions qui conviennent le mieux au bien commun (sur des enjeux plus anthropologiques que locaux) et elle constitue la procédure la plus propice pour cela. Cette dernière affirmation n’est pas gratuite : il n’y a pas équivalence de toute les propositions qui prétendent assurer la “participation”. Par exemple l’auteur de l’initiative ne devrait pas être aussi son organisateur et en plus son pilote, toutes fonctions cumulées par le DP mais séparées dans la CdC qui recherche l’objectivité par une cascade de responsabilités (organisateur/ comité d’organisation/ comité de pilotage/ panel de citoyens).La FSC défend le tiers-secteur de la recherche parce que nous croyons aux capacités de jugement, de proposition, et d’équité des citoyens de base ainsi qu’ils le démontrent quand ils s’organisent en associations d’intérêt public. Avec la CdC apparaît un quatrième partenaire pour l’élaboration de la norme :outre les experts, les politiques et la société civile organisée (associations), elle donne toute sa place aux citoyens “ordinaires” (mais acceptant cette tâche d’intérêt collectif).

Des extensions possibles

Deux extensions de ce modèle seraient ultérieurement possibles. On pourrait tenir simultanément plusieurs conventions de citoyens sur le même thème dans plusieurs pays (avec un comité de pilotage indépendant dans chaque pays participant) et vérifier ainsi la convergence des souhaits des citoyens du monde, convergence qu’on peut supposer supérieure à celle de leurs responsables politiques respectifs… L’autre extension serait thématique en élargissant le recours à ces procédures hors des controverses technologiques, vers des thèmes éthiques ou même politiques. C’est une véritable révolution des pratiques qui est en jeu avec cette formule pour aider démocratiquement la décision des élus. Il s’agit aujourd’hui de passer un cap difficile de cette utopie en faisant inscrire les CdC dans la Constitution, condition pour garantir leur prise en compte effective… Et donc de convaincre les parlementaires que face à la complexité croissante des évaluations, ils ne peuvent se suffire d’expertises incomplètes, souvent tendancieuses et peu conformes aux intérêts des populations.

Jacques Testart

1 La conférence de consensus n’est pas une procédure participative mais un débat entre experts afin de proposer la meilleure solution à un problème technique(“bonnes pratiques”),par exemple en obtenant un consensus de chirurgiens sur un protocole opératoire.

2 Projet consultable sur http://www.sciencescitoyennes.org

3 Voir Le vélo, le mur et le citoyen, Ed Belin, 2006

4 Y Sintomer :Le pouvoir au peuple, Ed La Découverte, 2007.

Des OGM pour nourrir le monde ? Une mauvaise réponse technique à un problème politique

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lundi 23 novembre 2009
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Pourquoi un énième texte sur la question de la faim dans le monde ? Ce sujet est pour le moins éculé, rabâché. Sur un célèbre moteur de recherche, l’expression renvoie à plus de 1,6 millions de références ! De fait, nous n’avons pas la prétention d’apporter aux lecteurs quelque idée sensationnelle, ou un regard complètement neuf sur le sujet, mais nous avons souhaité présenter une synthèse sérieuse, précise, argumentée et documentée. Lire la suite…

Le Conseil d’administration de la Fondation des sciences citoyennes

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mardi 7 juillet 2009
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Voici la liste des membres du conseil d’administration de la fondation des sciences citoyennes au 7 juillet 2009. Lire la suite…

Projection du film  » Pistés par nos gènes »

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jeudi 14 mai 2009
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Documentaire sur les tests génétiques et leur usage, comment un simple prélèvement de salive peut en dire long sur un individu ? Le film sera suivi d’un débat en présence des réalisateurs : Gilbert Charles et Philippe Borrel. Lire la suite…

Des conventions de Citoyens pour la démocratie

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mercredi 8 avril 2009
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Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?

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lundi 6 avril 2009
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Longtemps réservée aux seuls « savants », la recherche académique en France s’ouvre depuis peu (2005) à d’autres acteurs de la société civile grâce à des appels d’offre publics dédiés. En effet, sous l’impulsion d’une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d’un élu convaincu, une institution comme le Conseil Régional d’Ile de France a mis en place un appel annuel à projet partenarial entre chercheurs et acteurs associatifs : les Partenariats Institutions-Citoyens pour la Recherche et l’Innovation (PICRI). La Région de Bretagne a suivi l’exemple en mettant en place son propre appel d’offre (1). Lire la suite…

Enjeux cognitifs : vers quelle biologie allons-nous ?

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jeudi 2 avril 2009
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Dans le cadre du cycle Ingénierie du vivant 2.0 : La biologie synthétique en question, VivAgora, la Cité des sciences et de l’industrie et l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou vous invitent au débat public sur le thème : « Enjeux cognitifs : vers quelle biologie allons-nous ? » Lire la suite…

Semons la biodiversité contre le fichage génétique et la privatisation du vivant

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lundi 27 octobre 2008
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Un collectif d’organisations donne rendez vous le lundi 27 octobre à l’ensemble des organisations et citoyen-ne-s souhaitant se mobiliser ou s’informer sur les thèmes de l’évaluation de l’impact des OGM, de la règlementation européenne sur les semences, des droits des paysans… Lire la suite…

Une recherche mise à la botte

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mercredi 10 septembre 2008
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QUOTIDIEN : mercredi 10 septembre 2008
http://www.liberation.fr/rebonds/351046.FR.php
L’autonomie de la recherche : voilà l’enjeu désigné de la crise ouverte au printemps entre la grande majorité des chercheurs et leur ministère, et que pourraient relancer les récents propos de la ministre de la Recherche (1). Lire la suite…

L’université Paris-Sud s’engage à soutenir Christian Vélot

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vendredi 18 juillet 2008
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Photo de Sylvia Tostain non libre de droits (sylviatostain.fr)

Photo de Sylvia Tostain (Orsay, 25 juin 2008) – sylviatostain.fr – Creative commons – Non libre de droits.

Le 9 juillet 2008, le biologiste et lanceur d’alerte Christian Vélot a été reçu par la Présidence de l’université Paris-Sud. Ce rendez-vous faisait suite à la journée de mobilisation en sa faveur le 25 juin dernier. Résultat : une oreille attentive et des engagements. C’est sans doute le début de la fin du calvaire pour l’enseignant-chercheur.

Deux ans de galères administratives et de relations pour le moins houleuses avec sa hiérarchie, 50 000 signatures en sa faveur, plusieurs centaines de personnes à la fac d’Orsay et au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le 25 juin 2008 pour le soutenir, et finalement une victoire. Car, pour Christian Vélot et la Fondation Sciences Citoyennes, les engagements pris à Orsay mercredi dernier témoignent d’une prise de conscience bien réelle de sa situation. Lire la suite…

Une mobilisation historique pour Christian Vélot

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lundi 30 juin 2008
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C’est une première en France ! Des centaines de personnes venus de la France entière ont manifesté leur soutien à un chercheur, Christian Vélot, qui subit de nombreuses pressions morales et matérielles de la part de sa hiérarchie suite à ses prises de positions publiques contre les OGM agro-alimentaires. De la fac d’Orsay eau ministère de la Recherche à Paris, le cortège chamarré a fait entendre son message. Lire la suite…

Appel à mobilisation pour le lanceur d’alerte Christian Vélot – 25 juin 2008

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lundi 16 juin 2008
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A diffuser très largement ! Christian Vélot est enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud. Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS – Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay. parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Lire la suite…

Lettre ouverte de soutien à la proposition annoncée de la DG Environnement concernant la culture de maïs génétiquement modifié au sein de l’Union européenne

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lundi 5 mai 2008
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Si vous êtes chercheurs et si vous souhaitez soutenir cette lettre ouverte avec votre signature, contactez nous par mail à claudia.neubauer[@]sciencescitoyennes.org ou appelez nous au 01 43 14 73 65.

Monsieur le Commissaire Dimas,

La presse européenne rapporte que la DG Environnement de la Commission européenne propose que les demandes d’autorisation à la culture de deux maïs génétiquement modifiés, le Bt11 et le 1507, soient rejetées par l’Union européenne. La presse a également fait état de différents rapports critiques, lettres ouvertes et attaques de la part de groupes d’intérêts qui sont hostiles à cette proposition. Nous, scientifiques et experts en biologie et en écologie, dont plusieurs travaillons dans le domaine de la biosécurité appliquée aux organismes génétiquement modifiés, estimons important de vous assurer de notre soutien à votre approche basée sur le principe de précaution en ce qui concerne la culture de plantes transgéniques en Europe. Notre soutien est fondé sur les raisons scientifiques suivantes : Lire la suite…

Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l’AFIS

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mardi 18 mars 2008
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Réponse de MMRobin à l’AFIS

Des internautes vigilants m’ont signalé un article mis en ligne sur le site de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) qui « se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques »… (http://www.pseudo-sciences.org/)

À dire vrai, cela ne m’a pas étonnée, car cette association est connue pour ses prises de position scientistes pures et dures et son soutien sans faille à l’establishment scientifique, dont elle estime que la parole et les travaux ne sauraient être questionnés par des citoyens aussi ignares qu’impies parce que non scientifiques. Lire la suite…

Les enclosures des biens communs : du vivant aux logiciels

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mardi 19 février 2008
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Le samedi 23 février de 17h45 à 20h00, à la Cantine – 151 rue Montmartre, 12 passage Montmartre – Galerie des Panoramas, 75002 Paris.
Conférence avec Richard Stallman et Jean-Pierre Berlan Lire la suite…

Les « lanceurs d’alerte » demandent un statut qui les protège

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dimanche 4 novembre 2007
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-959155,36-970344,0.html Toutes les thématiques abordées par le Grenelle de l’environnement s’appuient à un moment ou à un autre sur des expertises, observe André Cicolella. Or, notre pays manque d’un statut de l’expertise qui protège ceux qui posent les questions dérangeantes et qui organise aussi les procédures de contre-expertise et de débat scientifique. » Lire la suite…

Marche, Rassemblement pour le moratoire sur les OGM et Réunion Information et Débats

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samedi 13 octobre 2007
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PARIS 13 OCTOBRE 2007. A l’appel des associations, organisations et syndicats, qui ont lancé l’appel pour un printemps sans OGM, une Marche nationale en faveur d’un moratoire et d’une loi interdisant la culture des organismes génétiquement modifiés en plein champ, se déroulera de Chartres à Paris du 9 au 13 Octobre 2007. Lire la suite…

L’auteur de la découverte de la contamination génétique du maïs mexicain déplore le manque de recherche sur les risques des OGM

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lundi 3 septembre 2007
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Vendredi, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la troisième conférence internationale « Savoirs Vivants », à Paris, le Professeur Ignacio Chapela de l’Université de Californie à Berkeley aux Etats-Unis s’est exprimé sur le problème de la contamination génétique par des OGM (organismes génétiquement modifiés). Lire la suite…

Appel d’Orléans

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lundi 5 mars 2007
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Les 26 et 27 février 2007, 16 organisations (1) organisaient les États Généraux du Moratoire à Orléans. À l’issue de ces deux jours de débats, elles ont lancé l’appel suivant : Lire la suite…

Un Nobel pour l’interférence… entre science et marché ?

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mercredi 6 décembre 2006
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Le prix Nobel de Biologie/Médecine que l’Académie suédoise a décerné cette année aux deux chercheurs américains, Andrew Fire et Craig Mello, accumule les records. Il a été attribué moins de 10 ans après la publication des résultats (1998), alors qu’il faut plutôt compter 20 ans en général. Lire la suite…

3e édition des « Sciences en Bobines » (2006)

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samedi 30 septembre 2006
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Soirée en hommage à Pierre Castella qui a grandement contribué à la création de ce festival


Festival organisé par la Fondation Sciences Citoyennes, en partenariat avec l’ACRO, l’AITEC, la Confédération Paysanne, le CNIID, Greenpeace, HOLOS, le MDRGF, le Réseau Semences Paysannes, le Réseau Sortir du Nucléaire et Sud Recherche EPST – Entrée libre Lire la suite…

Dans la peau d’un politique

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mercredi 5 juillet 2006
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Imaginez un instant, pour reprendre une suggestion d’actualité, que vous vous retrouviez dans la peau d’un décideur politique de premier rang – ministre, sénateur, député… Imaginez ensuite que vous soyez issu d’une grande école (l’ENA ou Polytechnique par exemple) et que vous ayez subi un certain « formatage ». Imaginez enfin que vous ayez d’importantes décisions à prendre sur un sujet comme la dissémination dans l’environnement et dans l’alimentation des plantes génétiquement modifiées (PGM). Lire la suite…

Sciences citoyennes : enjeu essentiel de la démocratie

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mardi 27 juin 2006
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On proclame qu’« on ne peut pas arrêter le progrès des connaissances… », comme si les laboratoires étaient encore peuplés de poètes en quête de savoir plutôt que de techniciens en quête de pouvoir. C’est parce que la « science » n’a pas (n’a plus) pour but de connaître le monde (de le comprendre, de créer des concepts) mais de le maîtriser (d’agir avec efficacité, de créer et gérer des outils) que s’impose un devoir de contrôle social sur l’activité de la technoscience. En effet,désormais,c’est seulement quand l’innovation est produite, et déjà en vente, que l’interrogation publique peut arriver. Lire la suite…

Sciences Citoyennes à Bamako

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vendredi 13 janvier 2006
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Bamako (19-23 Janvier 2005) « Face à la marchandisation des sciences et des techniques, quels alternatives pour l’Afrique ? Quels moyens pour les mouvements citoyens du Nord et du Sud pour mettre la recherche et l’innovation au service du bien commun dans le continent africain ? » Lire la suite…

Une foi aveugle dans le progrès scientifique

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mercredi 14 décembre 2005
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Biologiste de la procréation, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Dernier ouvrage publié : Le vivant manipulé, éd. Sand, Paris, 2003. Ce texte est extrait d’une conférence tenue lors du colloque Laïcité organisé par la Ligue de l’enseignement (Valence, avril 2005). Lire la suite…

OUVRONS LA RECHERCHE ! Forums de la recherche publique pour une agriculture durable et une bonne alimentation, dans un environnement sain et des campagnes vivantes

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lundi 21 novembre 2005
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Changer d'ère – L'OGM-démocratie

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jeudi 26 mai 2005
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Les « faucheurs d’OGM » traités par la justice comme une bande de casseurs, onze nouvelles autorisations de test en plein champ délivrées à des maïs transgéniques : c’est bien le récent rapport parlementaire – « les OGM : une technologie à maîtriser » -, qui donne le ton de la politique française. Fruit d’une mission présidée par le socialiste Jean-Yves Le Déaut, fervent défenseur des biotechnologies, on comprend mal sa sérénité et sa partialité à la lecture des auditions menées, très contradictoires et fidèlement rapportées en annexe. Les promesses usées des proPGM (plantes génétiquement modifiées) sont honorées comme des acquis, et seuls les travaux favorables sont évoqués, en omettant les points d’ombre ou les constats douloureux. Lire la suite…

Zone libre de tout OGM

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vendredi 11 mars 2005
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Dans l’Etat brésilien du Rio Grande do Sul, 90 % des agriculteurs sont passés au soja génétiquement modifié. Visite d’une coopérative écolo qui continue de refuser les semences de la multinationale Monsanto.

L’expérience prometteuse des conférences de citoyens

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mardi 22 février 2005
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Parmi les dix personnalités préférées des Français on dénombre deux sportifs, deux chanteurs de variétés et deux acteurs de cinéma. Mais aucun homme politique, aucun syndicaliste, aucun écrivain ou chercheur, aucun « intellectuel » ou porteur de projet. Chacun connaît ce scandale, répété au fil des sondages, mais personne n’ose le prendre en compte pour évaluer ce qu’est aussi la démocratie. Lire la suite…

Colza OGM : Le gouvernement français osera-t-il trahir les consommateurs ?

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jeudi 30 décembre 2004
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Le 20 décembre prochain, les Ministres européens de l’Environnement vont devoir voter au sujet de l’autorisation d’importation et de transformation du colza génétiquement modifié GT73 de Monsanto, tolérant à l’herbicide glyphosate, ou Roundup, produit par la même société. Greenpeace dénonce avec force l’évaluation superficielle des risques qui a été réalisée sur cet OGM.

Appel à des forums de la recherche publique pour une agriculture durable et une bonne alimentation, dans un environnement sain et des campagnes vivantes

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mardi 21 décembre 2004
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Cet appel vous est adressé par la Fondation Sciences Citoyennes et par des chercheurs et enseignants des institutions publiques qui se sont mobilisés à l’occasion des lettres ouvertes « Ouvrons la recherche ». Face aux menaces qui pèsent sur la recherche publique et au malaise qui se développe au sujet de l’activité de recherche dans nos sociétés, cette initiative a pour objectif d’instaurer sur ce sujet important un débat ouvert à tous et de vous inviter à vous mobiliser en faveur de propositions positives. Lire la suite…

L'Allemagne, terre d'écueil pour les OGM

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lundi 13 décembre 2004
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Vote d’une loi très défavorable aux organismes génétiquement modifiés.

Les effets sanitaires potentiels des organismes génétiquement modifiés

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lundi 6 décembre 2004
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L’introduction d’une information génétique étrangère ou l’inactivation d’un gène peuvent induire des modifications des propriétés nutritionnelles des aliments. Ces altérations n’ont pas de raisons fondamentales de comporter plus de risque pour les consommateurs que celles, inconnues, qui résultent de la sélection génétique classique.

Une huile OGM dans les rayons belges

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jeudi 2 décembre 2004
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L’huile de friture « N°1 » contient des organismes génétiquement modifiés. L’asbl « Nature et Progrès » demande des explications au distributeur Carrefour.

Une étude britannique démontre les bienfaits des modifications génétiques

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mercredi 1 décembre 2004
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Une étude de quatre ans destinée à évaluer les effets environnementaux et agricoles des récoltes génétiquement modifiées (GM) assujetties à une « rotation agricole typique » n’a trouvé aucune preuve d’un impact nuisible sur la biodiversité ou les méthodes agricoles.

Offensives anti-OGM

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vendredi 5 novembre 2004
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Les militants se succèdent à Québec et à Ottawa pour exiger l’identification obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) ou l’adoption du principe de précaution.

Conférence-débat : les perturbateurs endocriniens : un risque majeur ?

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jeudi 4 novembre 2004
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Où en sommes-nous 13 ans après l’appel de Wingspread ? Par Ana Soto, professeur à l’école de médecine à l’Université de Tufts à Boston, signataire de l’appel de Wingspread Lire la suite…

Le maïs OGM peut-il coexister avec le maïs classique ?

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dimanche 24 octobre 2004
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Après avoir renforcé sa réglementation concernant la traçabilité et l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM), la Commission a levé récemment le moratoire de fait appliqué par l’UE à cette technologie et a commencé à autoriser la commercialisation de nouvelles variétés en Europe.

Forum de Montpellier : Recherche publique : droit d'ingérence de la société civile. Définir ensemble les conditions du dialogue.

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mardi 28 septembre 2004
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Samedi 9 octobre 2004, de 13h30 à 19h00, salle Espace République, 20 rue de la République (près de la gare), Montpellier – PRE INSCRIPTION RECOMMANDEE auprès de Frédéric Prat. ar mél : frederic.prat@geyser.asso.fr ou courrier postal : Geyser, rue haute, 34270 Claret¨. Entrée libre en fonction des places disponibles. La journée sera clôturée par une intervention d’élus régionaux et par un buffet bio. Lire la suite…

Greenpeace occupe une laiterie industrielle pour dénoncer les OGM

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dimanche 26 septembre 2004
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L’association écologiste Greenpeace a brièvement occupé mardi la deuxième laiterie industrielle d’Autriche à Baden (est) pour dénoncer l’emploi de soja génétiquement modifié dans l’alimentation de vaches laitières, a-t-on appris de sources concordantes.

Front uni des régions d'Europe pour des « zones sans OGM »

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mercredi 15 septembre 2004
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Une semaine après que la Commission de Bruxelles a autorisé la commercialisation dans l’Union de 17 semences de maïs génétiquement modifié (Libération du 9 septembre), l’Assemblée des régions d’Europe (ARE, qui regroupe 250 régions européennes) et le réseau écologiste les Amis de la Terre ont lancé mardi, au Parlement européen de Strasbourg, une campagne commune « pour des zones et régions sans OGM ».

Feu vert au colza transgénique

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mercredi 8 septembre 2004
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Après avoir renoncé à son projet de directive sur le seuil maximal d’organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisé dans les semences conventionnelles (voir encadré ci-contre), l’exécutif européen a donné son feu vert à l’importation et à la transformation dans l’UE du colza transgénique GT 73 de Monsanto.

Le Brésil se prépare un « supercafé »

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lundi 30 août 2004
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Pour cela, nul besoin de modifier génétiquement le café, ont-ils assuré. Il suffit de croiser par les méthodes conventionnelles les gènes identifiés, à partir desquels 200 000 combinaisons sont possibles.

Compte-rendu de la conférence " Génomique et amélioration des plantes : quels enjeux pour la recherche et ses finalités ? "

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mardi 10 août 2004
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Compte-rendu de la conférence « Génomique et amélioration des plantes : quels enjeux pour la recherche et ses finalités ? » – 30 juin 2004, 18h00 à 20h00 – Compte-rendu par Frédéric Prat (Geyser), pour la Fondation Sciences Citoyennes – Version définitive du 29 juillet 2004 Lire la suite…

Compte-rendu de réunion de préparation du forum de Toulouse

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lundi 19 juillet 2004
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Mercredi 6 juillet 2004 à Auzeville (31) – INRA – Présents : Anne Mauffret (AM)Café des sciences. Gilles Allaire (GA) – INRA. Jean-Claude Flamant (JCF)Mission d’Animation des Agrobiosciences. Jean-Marie Guilloux (JMG). Pierre Labeyrie (PL) – Conseiller municipal vert de Toulouse.  Association EDEN (Énergie Environnement Développement). Pierre-Louis Osty (PLO) – INRA. Thierry Dupeuble (TD) – INRA. Glen Millot (GM) – FSC . Prochaines dates : jeudi 22 juillet 14H, INRA (Auzeville), service généraux, salle à préciser. Lire la suite…

Cahier des charges

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jeudi 1 juillet 2004
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Questions posées à la recherche par des citoyens, chercheurs ou membres de la société civile. Objectifs du groupe de travailLe groupe a la particularité de réunir des chercheurs en biologie et en sciences sociales, des juristes et des représentants de la société civile. Il prendra la forme d’un forum électronique accompagné de quelques réunions physiques. Il a pour objectif de produire, pour la fin de l’année 2004, un rapport qui sera fondé sur les contributions des membres du groupe et qui reprendra les questions que les chercheurs et les juristes (comme citoyens ou comme experts de leur spécialité) ainsi que les représentants de la société civile posent à la recherche pour répondre aux questions des citoyens sur le brevetage du vivant. Lire la suite…

INRA – Comité d'éthique et de précaution (COMEPRA) : Avis sur la brevetabilite du vivant

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vendredi 25 juin 2004
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Quels enjeux pour la science, pour le développement, pour un monde solidaire ?

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lundi 7 juin 2004
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Colloque préparatoire organisé par le Comité d’organisation des États Généraux de la Recherche Nord-Sud – http://slr-nord-sud.apinc.org/ Lire la suite…

Le brevetage du vivant

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vendredi 28 mai 2004
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Agropolis Museum, mardi 4 mai 2004 18 heures – Fondation Sciences Citoyennes, Agropolis Museum « Savoirs partagés », Collectif « Ouvrons la recherche » Lire la suite…

OGM, Europe et démocratie

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mardi 18 mai 2004
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A quelques semaines des élections européennes, la levée du moratoire sur les OGM pose autant un problème politique que scientifique, autour de trois questions : les aliments génétiquement modifiés font-ils courir plus de risques aux consommateurs que les aliments traditionnels ? Apportent-ils des bénéfices aux consommateurs, dans les pays industrialisés comme dans les pays du tiers-monde ? Leur développement peut-il se faire de manière distincte des filières conventionnelles, depuis le champ jusqu’à l’assiette ? Les réponses ont évolué depuis la décision du moratoire. Lire la suite…

Quelles recherches agricoles pour le développement durable des pays du Tiers-Monde ?

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mardi 11 mai 2004
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Ce ne sont pas les agronomes ni les généticiens qui ont inventé l’agriculture. Ce sont les paysans qui, depuis le néolithique, n’ont pas cessé de mettre au point de nouveaux modes de mise en valeur des écosystèmes ruraux. Les institutions de recherche ont néanmoins depuis peu sélectionné un nombre limité de races et de variétés pour la croissance et le développement desquelles les agriculteurs ont été incités à simplifier et fragiliser exagérément leurs agro-écosystèmes. Les chercheurs sont donc invités aujourd’hui à prendre davantage en compte les exigences du développement durable dans la définition de leurs thèmes de recherche et la conception de protocoles associant plus étroitement les paysanneries concernées. Lire la suite…

Protéger les lanceurs d’alerte

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mardi 17 février 2004
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Que peut faire un scientifique ou un ingénieur, voire un technicien, en cas de conflit entre ses engagements professionnels et sa conscience civique ? Quelles sont ses possibilités de tirer la sonnette d’alarme s’il estime certains développements ou recherches potentiellement nuisibles à la santé, l’environnement ou la société ? Comment se défendra-t-il contre les risques de marginalisation, d’exclusion, voire de sanctions pénales ? Dans le domaine de la science et la technologie, l’idée de l’instauration, via le droit international du travail, d’une clause de conscience protégeant les « lanceurs d’alerte » fait son chemin. Lire la suite…

Mettre les sciences en démocratie

Par
lundi 26 janvier 2004
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Christophe Bonneuil est chercheur en histoire des sciences au Cnrs et membre de la Fondation Sciences Citoyennes. Yves Sintomer est professeur de sociologie à l’Université de Paris 8- St.-Denis et spécialiste de l’espace public. Ils retracent les transformations des rapports entre science et société depuis un siècle et radiographient la difficile émergence de la société civile comme acteur central de la gouvernance de la recherche, à laquelle l’ouvrage de Richard Sclove est une contribution. Lire la suite…

Les conférences de citoyens

Par
lundi 13 octobre 2003
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Initiées au Danemark dans les années 80, les conférences de citoyens (ou « consensus conférences ») sont certainement le plus connu des dispositifs apparus au cours des dernières années pour répondre au défi démocratique posé par l’évolution des sciences et des technologies. En témoigne leur adoption par un nombre croissant de pays, en Europe et ailleurs, sous des noms divers : conférences de citoyens, publiforums, panel délibératifs de citoyens, etc. [] Lire la suite…

Du danger des OGM médicaux

Par , et
jeudi 11 septembre 2003
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Les anti-OGM étaient déjà obscurantistes (malgré leurs diplômes supérieurs à la moyenne), les voilà devenus sadiques puisqu’ils s’attaquent à des plantes-médicaments, d’autant que ces médicaments étaient surtout destinés à des enfants. Lire la suite…

Les conditions de l'expertise

Par
lundi 23 juin 2003
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M. Philippe Kourilsky et Mme Geneviève Viney ont présenté en octobre 1999 un rapport au Premier Ministre intitulé « Le principe de précaution( [1]) ». Ce rapport n’est pas le seul à traiter de la question de l’expertise, mais il résume assez bien le consensus qui se dégage en la matière et a, de fait, été peu critiqué. Lire la suite…

La brevetabilité du vivant

Par
mercredi 29 novembre 2000
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En 1998, après dix ans de négociations, une directive européenne a consacré la brevetabilité de tous les organismes vivants, excepté l’être humain, de tous leurs éléments et produits, y compris les éléments d’origine humaine, gènes, cellules, organes et tissus. Tout aussitôt, certains États membres ont refusé la transposition, l’opinion publique européenne déjà ébranlée par le gène Terminator s’est émue, des pétitions ont circulé pour demander que des limites éthiques à la brevetabilité du vivant soient renégociées. Lire la suite…

Les organismes génétiquement modifiés (OGM)

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jeudi 29 juin 2000
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Cet avis n’a pas vocation à traiter tous les problèmes soulevés par les OGM, mais seulement à faire le point en juillet 2000, sur les seuls organismes végétaux et avec des préoccupations du développement durable. Cependant la question des OGM a permis de révéler un certain nombre de difficultés de l’organisation du pouvoir politique à propos des productions scientifiques et techniques, qui obligent à articuler choix politiques et savoirs, scientifiques ou profanes. Les propositions qui sont faites ici, à partir du cas des OGM, intéressent donc aussi la plupart des nouvelles technologies. Lire la suite…