Spleen automnal
Par Christian Vélotjeudi 6 octobre 2011
Pour être reconnu·es comme chercheurs et chercheuses académiques, nombre de scientifiques ont dû se couper de leurs racines, de savoirs périphériques à leur discipline qui pourtant éclairent sur le monde matériel autant que sur sa compréhension et sa représentation. Dans le même temps, militantes et militants voient leurs savoirs propres dénigrés au profit d’une expertise davantage encensée par sa proximité avec les pouvoirs en place que par sa pertinence.
Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (MSER) propose de remédier à ces coupures et de renouer le lien entre chercheur·euses, citoyen·nes, et mouvements sociaux engagés pour la transition écologique et socialement juste. Lire la suite…
Vous voulez rejoindre une équipe engagée et contribuer à valoriser la place des citoyen·nes dans les grandes orientations scientifiques et plus largement dans les choix de société ? Participez à une des missions de volontariat de service civique que Sciences Citoyennes vous propose ! Lire la suite…
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Finalement, pour Claude Allègre, le climat n’a rien à voir avec l’écologie… C’est en tous cas tout le sens des statuts de la fondation Ecologie d’avenir portée par l’ancien chercheur. C’est une sacrée couleuvre que le trublion de l’Académie des sciences a dû avaler pour bénéficier du très chic label « Institut de France ».
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le lancement ne s’est pas fait en grande pompe, et comme le rappelait ce matin Terra Eco, de nombreux membres de l’Académie des sciences l’ont appris en lisant un billet d’Hervé Kempf dans le Monde du 27 septembre, tandis que l’adoubement officiel a eu lieu en juin dernier. Inutile de dire qu’il y a des dents qui grincent… «Scandaleux», dit une chercheuse. «Les bras m’en tombent», dit un académicien. Les miens aussi… Voir accoler le nom de la prestigieuse institution à celui d’un homme qui traine les climatologues dans la boue… ça laisse rêveur.
L’accord avec l’Institut de France interdit à la fondation Ecologie d’Avenir toute évocation des questions climatiques… Ça va être coton de parler d’écologie sans climat. Biodiversité, hydrologie, agriculture, etc… ça en fait des sujets qui seront traités de manière incomplète. Mais c’était ça ou se contenter d’une banale association loi de 1901, sans le patronage de l’Institut de France. Et surtout vivre de maigres ressources car, forte de ce label, Ecologie d’Avenir va pouvoir faire les poches des entreprises, qui pourront déduire 60% de leurs dons de leur impôt.(1) A noté que la paranoïa d’Allègre se loge jusque dans les détails: le site internet d’Ecologie d’avenir est réalisé en quasi totalité en Flash, ce qui interdit d’en recopier facilement le contenu… Lire la suite…
Information (source : Infonucléaire) : A la fin des rencontres de Lézan (Convergence citoyenne pour une transition énergétique) est élaboré (vote à main levée) le texte de la déclaration de Lézan (http://www.convergenceenergetique.org), et la salle vote pour « l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire ». Cet arrêt « immédiat » est visiblement intolérable à Maxime Combes d’ATTAC qui (alors que le vote vient d’être effectué selon la procédure habituelle) prend le micro pour expliquer à ceux qui ont voté, qu’ils ont mal voté, qu’ils n’ont pas compris les enjeux de leur vote, qu’il ne faut pas mettre « immédiat » car cela menace l’union de la convergence… Alors les participants acceptent de revenir sur leur vote et exigent cette fois d’ »Arrêter le nucléaire civil et militaire » une formulation bien plus neutre.
Commentaire : Quoi qu’on pense du nucléaire et du comportement dénoncé, il faut noter la facilité avec laquelle un bon intervenant peut fabriquer (refabriquer) une opinion en quelques minutes. Voilà un résultat qui montre les limites démocratiques du vote. Il est certain qu’on ne retourne pas aussi facilement l’avis émis par des citoyens tirés au sort avant d’être parfaitement éclairés ! La démocratie n’est pas innée, elle se construit, comme dans notre proposition législative de conventions de citoyens.
Information : Le Comité Français d’Observation des Allergies (CFOA) s’est engagé, en partenariat avec l’IFOP, dans une véritable démarche citoyenne en réunissant citoyens, professionnels de santé et responsables d’associations au sein d’une Conférence de citoyens pour débattre et apporter un avis éclairé sur la question des allergies respiratoires et leur impact sur la qualité de vie des patients. À l’issue de cette concertation, les citoyens ont rédigé une charte de recommandations, qu’ils présenteront à l’Auditorium Paris Centre Marceau le 12 octobre 2011 entre 11h30 et 14h30.
Commentaire : Outre qu’il n’y a aucune information sur la procédure utilisée, on note que le CFOA est financé exclusivement par le laboratoire biopharmaceutique Stallergènes… Ainsi l’IFOP (entreprise de la patronne des patrons) confirme son investissement dans le bizness de la démocratie participative. Et l’industrie pharmaceutique s’offre une caution citoyenne à bon compte. Ce jeu se poursuivra tant que les élus, qui ont le temps de légiférer inutilement à tour de (gros) bras sur la “sécurité”, ne prendront pas en compte des propositions de portée majeure comme celle de la FSC concernant les conventions de citoyens.
Pour exprimer notre inquiétude face au délabrement de la santé publique en France, ainsi que notre solidarité avec Alain Braillon et avec tous les professionnels et experts empêchés de faire un travail de qualité et indépendant, au seul service des citoyens, Sciences citoyennes a choisi de donner la parole directement au Dr Alain Braillon, à travers un entretien très détaillé avec Elena Pasca. Lire la suite…
Il y a deux ans, le festival des Sciences en Bobines est sorti de ses murs parisiens.
Cette année, les Bobines pour leur 7e édition ont lieu du 12 au 23 octobre 2011 dans 6 villes de France (Avignon, Montpellier, Paris, Savennières (49), Trescléoux (05) et Villeneuve d’Ascq).
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Le réseau ETAL (Encadrement et Transparence des Activités de Lobbying), dont Sciences Citoyennes a fait partie jusqu’en 2011, a organisé un cycle de trois séminaires à l’Assemblée nationale et le Sénat, sous le titre La démocratie à l’épreuve du lobbying. Les résumés du deuxième séminaire, faits par l’association Adéquations, sont disponibles. Il a eu lieu le 21 septembre 2010 à l’Assemblée sous le titre Lobbying: et notre santé ? Et celle de la planète ?. Outre la co-organisation, Sciences Citoyennes y a participé à travers Elena Pasca, qui est intervenue aux côtés de François Autain, André Aschiéri, Yveline Nicolas, Guy Kastler, Roger Lenglet, François Veillerette. Voici les résumés des interventions. Lire la suite…
Entre 2007 et 2010, FSC a assuré la coordination d’un projet européen intitulé « Science, technologie et société civile – les organisations de la société civile comme acteurs de la recherche », financé par la Commission européenne. Le projet visait à construire des sujets de recherches et à trouver des projets communs sur lesquels différents partenaires pourraient travailler dans l’avenir (par exemple en agriculture biologique, alimentation et droit à la santé, logiciels libres, nanotechnologies). Lire la suite…
Entre 2009 et 2011, la FSC s’est engagé dans le projet européen CREPE (Co-operative Research on Environmental Problems in Europe). Ce projet de recherche participatif CREPE avait pour but d’analyser la définition des priorités européennes de recherche sur les questions agri-environnementales. CREPE a rassemblé des organisations de la société civile et des universitaires afin de renforcer la participation des ONG dans des projets de recherche coopérative. Lire la suite…