Le forçage génétique expliqué – Vidéos des webinaires organisés par ENSSER en juin 2020 (en anglais)
Par Sciences Citoyennes - Action collectivemardi 30 juin 2020
Pour être reconnu·es comme chercheurs et chercheuses académiques, nombre de scientifiques ont dû se couper de leurs racines, de savoirs périphériques à leur discipline qui pourtant éclairent sur le monde matériel autant que sur sa compréhension et sa représentation. Dans le même temps, militantes et militants voient leurs savoirs propres dénigrés au profit d’une expertise davantage encensée par sa proximité avec les pouvoirs en place que par sa pertinence.
Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (MSER) propose de remédier à ces coupures et de renouer le lien entre chercheur·euses, citoyen·nes, et mouvements sociaux engagés pour la transition écologique et socialement juste. Lire la suite…
Vous voulez rejoindre une équipe engagée et contribuer à valoriser la place des citoyen·nes dans les grandes orientations scientifiques et plus largement dans les choix de société ? Participez à une des missions de volontariat de service civique que Sciences Citoyennes vous propose ! Lire la suite…
Vous voulez intégrer la troisième promotion de notre formation à la recherche participative ?Depuis 2025 Sciences Citoyennes co-organise une formation donnant lieu à une certification en recherches participatives avec le Cnam. Lire la suite…
Pourquoi deux vrais jumeaux qui ont le même génome et qui se ressemblent tant à la naissance deviennent-ils plus différents avec l’âge ? Chaque cellule vivante contient son génome, constitué d’une ou plusieurs molécules d’ADN. Ce qui régule l’information contenue dans les gènes relève de l’épigénétique. Ce terme a été introduit en 1942 par le scientifique britannique Conrad Waddington pour définir la branche de la biologie qui étudie les liens de causalité entre le génotype (les gènes) et le phénotype (leurs effets) afin d’appréhender les processus de développement. Aujourd’hui, l’épigénétique se définit comme l’étude de l’ensemble des processus qui modifient l’activité de l’ADN sans en altérer la séquence. Parmi ces processus, un certain nombre sont liés à l’environnement : ce qu’on mange, respire, ressent, etc. L’épigénétique peut dysfonctionner, et ces dysfonctionnements peuvent être le résultat de la toxicité de nombreuses substances, en particulier de perturbateurs endocriniens, qui, le plus souvent, n’obéissent pas aux lois de la toxicité classique.
Pour nous éclairer sur ce sujet, le Dr Jean Lefèvre, Porte-Parole de l’ASEF,
est parti rencontrer le Dr Christian Vélot, spécialiste de la question.
Les dialogues de l’ASEF – Spécial « épigénétique » Lire la suite…
630 organisations de la société civile, dont Sciences Citoyennes, ont signé cette lettre ouverte alarmant les gouvernements sur une vague de plaintes COVID-19 dans des « tribunaux d’entreprise ». La lettre a été envoyée au Premier Ministre français Edouard Philippe. Retrouvez également le communiqué de presse expliquant l’initiative.
À l’endroit des gouvernements:
Aujourd’hui, nous vous invitons, par la présente lettre, à prendre l’initiative pour assurer que les pays du monde ne soient confrontés à une vague de poursuites de règlements des différends entre investisseurs et États (RDIE) en raison des mesures prises pour lutter contre la pandémie COVID-19 et la crise économique qui en découle.
Partout dans le monde, certains gouvernements prennent des mesures pour sauver des vies, endiguer la pandémie, protéger les emplois,lutter contre les catastrophes économiques et veiller à ce que les besoins fondamentaux des populations soient couverts. L’ampleur de ces mesures est sans précédent dans les temps modernes et la nécessité de ces actions est évidente. Cependant, la portée très étendue du mécanisme de RDIE pourrait exposer ces mesures gouvernementales cruciales à des plaintes avec demande d’indemnisation à hauteur de plusieurs millions de dollars de la part des investisseurs étrangers. Le nombre de ces plaintes pourrait également être sans précédent et imposer des charges financières considérables aux gouvernements qui croulent déjà sous le fardeau des crises sanitaires et économiques dévastatrices.
Les citoyennes et les citoyens tirés au sort ont rendu leur copie au terme de mois de travail dans le cadre d’un exercice démocratique au long cours. Les 150, comme on les appelle désormais, sortent renforcé.e.s individuellement et collectivement par cette expérience. L’humanitude[1], ce néologisme que l’on doit à Jacques Testart et qui caractérise le côté émancipateur de ce type de procédure, s’établit et on ne peut que s’en féliciter.
Plus de 50 ONGs, dont Sciences Citoyennes, ont signé cet appel demandant à la présidence allemande, démarrant le 1er juillet 2020, de prioriser l’intérêt général dans les prises de décisions au niveau européen, des réformes législatives sur la transparence des lobbys au sein du Conseil, une transparence complète des lobbys allemands et de nouveaux droits pour les citoyens de s’exprimer sur les décisions des gouvernements concernant les affaires européennes. La déclaration se trouve ici, et résulte de la publication du nouveau rapport de Corporate Europe Observatory et LobbyControl – Tainted love: corporate lobbying and the upcoming German EU Presidency (retrouvez la synthèse du rapport, et le rapport complet).
We, civil society organisations from Germany and across Europe, demand a German EU Council Presidency that sets new standards in transparency and accountability, and which tackles the challenges ahead in the public interest.
The EU Presidency must prioritise three urgent challenges: handling the coronavirus pandemic and its consequences, tackling inequality, and fighting the climate crisis. These need to be addressed together on a strong foundation of democracy, anti-racism, human rights, social rights, and international solidarity. Instead of bailing out climate polluters and tax-dodgers, and giving in to ‘coronawash’ lobbying for weaker regulations, we need a new vision based on progressive alternatives that will roll back inequality. The German Presidency must use this moment to forgo corporate interests and to instead make serving the public interest the clear priority.
Sciences Citoyennes a rejoint l’appel « Se fédérer » aux côtés de nombreux individus et collectifs.
Nous sommes nombreuses, nous sommes nombreux : nous sommes tant et tant à penser et éprouver que ce système a fait son temps. Mais nos voix sont dispersées, nos appels cloisonnés, nos pratiques émiettées. Au point que quelquefois nous doutons de nos forces, nous succombons à la détresse de l’impuissance. Certes, parfois cette diffraction a du bon, loin des centralisations et, évidemment, loin des alignements. Il n’empêche : nous avons besoin de nous fédérer.
Bertrand Bocquet et Sylvie Blangy exposent une réflexion sur la pertinence de la recherche action participative, d’autant plus révélée par la période exceptionnelle de la pandémie COVID, dans une tribune parue dans Alternatives Économiques – « La recherche action participative, parce que le « jour d’après » n’est pas écrit ».
Dans ce contexte de crises majeures, ils coordonnent également un appel à articles pour un numéro spécial de la revue Technologie et Innovation « Recherche Action Participative, méthodologie des Sciences en société ».
La mise à l’ordre du jour de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), d’abord au CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) le 12 juin prochain, puis au conseil des ministres du 8 juillet prochain, sonne comme un terrible déni de démocratie. Ce projet de loi avait depuis fin 2018 fédéré contre lui une vaste majorité des actrices et acteurs de l’enseignement scientifique et de la recherche, dont la mobilisation avait culminé le 5 mars dernier, quelques jours avant le confinement. Lire la suite…
Grâce au soutien de la Fondation de France, Sciences Citoyennes expérimente depuis 2016 un dispositif appelé tiers-veilleur, initialement développé par le programme REPERE du ministère de l’Écologie, dont les expériences sont notamment relatées dans les synthèses des séminaires. L’objectif est d’accompagner la co-construction des savoirs dans les projets de recherche participative. L’association publie aujourd’hui une Note sur l’accompagnement de la recherche participative, visant à exposer la raison d’être du dispositif tiers-veilleur, relater quelques expériences d’accompagnement de la recherche participative et proposer des premières recommandations sur les missions et le cadre d’action du tiers-veilleur.
Le projet de recherche et développement RESP’HAIES (RESilience et PERformances des exploitations agricoles liées aux HAIES ) a démarré en janvier 2019 et porte spécifiquement sur la thématique des haies. D’une durée de trois ans, le projet RESP’HAIES bénéficie du soutien du ministère de l’agriculture et de l’alimentation (contribution du CASDAR), et s’inscrit dans le projet européen Horizon 2020 TeRRIFICA. L’équipe du projet RESP’HAIES est composée de dix organismes partenaires issus de la recherche, du développement et de l’enseignement agricole. L‘Afac-Agroforesteries en est chef de file, et Sciences Citoyennes accompagne le projet en tant que tiers-veilleur.