Par Marie-Angèle Hermitte, Marthe Torre-Schaub (Chercheurs au Centre de recherches sur le droit des sciences et des techniques, Paris I – CNRS)
Toutes les affaires de
santé publique qui ont fait l’actualité des trente dernières années ont un point commun : entre le moment où les premiers indices de l’existence d’un risque sont repérés et le moment où le risque est publiquement reconnu, une période de temps s’écoule, entraînant la réalisation ou l’aggravation des dommages. Les causes de la perte de temps sont multiples. Parmi elles, on trouve la difficulté à parler ou à se faire entendre, rencontrée par les salariés qui repèrent le risque. On pense ici très précisément, non pas au salarié qui craint pour sa santé ou celle de ses collègues, mais celui qui, n’étant pas spécialement chargé d’une mission ayant trait à la sécurité, suspecte un risque pour le public ou l’environnement.
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