La résurrection d’espèce, bonne ou mauvaise idée ?

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Vendredi 22 mars 2013
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Paru sur Médiapart le 21 mars 2013

En 1972, un zoologiste indonésien de passage dans les montagnes du Queensland, dans le nord-est de l’Australie, y découvrit une nouvelle espèce de grenouilles, qu’il nomma Rheobatrachus silus, au mode de reproduction extraordinaire. Après la ponte, la femelle avalait ses 20 à 25 œufs fécondés, mais ceux-ci n’étaient pas digérés : durant les six semaines de leur développement, jusqu’à la métamorphose, les œufs puis les têtards libéraient dans l’estomac une hormone qui bloquait la production de sucs gastriques et transformait ainsi l’estomac en poche incubatrice inerte. A la fin du développement, il semble qu’un message était émis par les grenouillettes signalant à leur mère qu’elles étaient prêtes à sortir. Celle-ci les “ vomissait ” alors une par une, les propulsant puissamment dans sa bouche puis ouvrant celle-ci. Chaque bébé pouvait sortir de la bouche de la femelle ou y rester, ce qui amenait la mère à le ré-avaler et à le garder quelque temps de plus dans l’estomac, protégeant ainsi sa progéniture.
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Plantes transgéniques : place aux citoyens

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Vendredi 16 novembre 2012
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Paru sur Médiapart le 14 novembre 2012

« Posons enfin la question : quelle est l’utilité des plantes génétiquement modifées existantes pour les consommateurs ? » propose Jacques Testart, président d’honneur de la Fondation sciences citoyennes. Et laissons des« citoyens dénués d’intérêts particuliers (tirés au sort) et complètement informés » y répondre, poursuit-il, en demandant aux institutions d’organiser le débat.

En publiant une étude dont les résultats ébranlent les certitudes de nombreux scientifiques, Gilles-Eric Séralini et son équipe ont posé une bombe dans le champ des plantes génétiquement modifiées (PGM). Rien ne sera plus comme avant. « L’affaire Séralini » a démontré les insuffisances des évaluations, au niveau de la recherche – puisque son expérience n’avait pas été menée par les institutions – comme au niveau des autorisations – puisque son protocole est plus exigeant que  ceux dont les agences se suffisent. En réaction à ce qu’ils ont justement considéré comme une menace, les experts impliqués et les industriels ont fait preuve d’une solidarité agressive, presque irrationnelle, dont l’orchestration internationale laisse songeur et a surpris bien des citoyens (on a découvert à cette occasion que l’Hexagone compte six académies scientifiques, toutes unies contre l’impie grâce à leur profonde connaissance des gènes, du maïs, des rats et du marché…).

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Santé et environnement : il est temps de sonner l’alerte… et l’expertise

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Vendredi 5 octobre 2012
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Cette tribune a été publiée dans les pages Rebonds de Libération le 5 octobre 2012.

Au-delà de l’électrochoc médiatique, politique et scientifique, l’étude du professeur Séralini et de son équipe sur la toxicité d’un maïs génétiquement modifié et d’un pesticide a le mérite de (re)mettre en débat deux notions qui nous apparaissent fondamentales, l’expertise et l’alerte. Hasard ou coïncidence du calendrier, ce début d’automne, le groupe écologiste du Sénat a fait une proposition de loi relative à la création de la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement qui devrait passer en première lecture le 15 octobre prochain. Lire le reste de cet article »

Message de soutien de Jacques Testart à Gilles-Eric Séralini

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Dimanche 30 septembre 2012
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Les attaques récemment formulées contre Gilles-Eric Seralini par un groupe de personnes favorables aux plantes transgéniques sont non crédibles et intolérables. Je connais ce chercheur depuis 15 ans et souhaite témoigner de sa rigueur comme de sa ténacité. Il y a longtemps que j’admire sa capacité à résister à l’hostilité de certains confrères experts, en siégeant dans des commissions acquises aux intérêts des industriels, et la tranquille assurance avec laquelle il répond aux invectives par des arguments seulement scientifiques. Lire le reste de cet article »

OGM / Monsanto : pourquoi il y a si peu d’études scientifiques sur le sujet

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Mardi 25 septembre 2012
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Cet article est paru le 25/09/2012 sur le site Le Plus du Nouvel Observateur.

Les OGM sont des productions de laboratoires. Certains demeurent au service des scientifiques, comme les animaux modifiés pour servir de modèles expérimentaux, d’autres s’intègrent à l’univers médical ou industriel, tels les micro-organismes qui fabriquent des médicaments ou des molécules nouvelles.

Ces créatures sont maintenues captives dans un univers savant (animalerie de recherche, fermenteur), elles répondent globalement et sans dérive notoire au projet qui les a inventées et passent inaperçues du public tant elle s’intègrent docilement à la recherche ou à l’industrie. Lire le reste de cet article »

Appel à mobilisation « Pour un printemps des associations citoyennes »

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Mercredi 14 mars 2012
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Les associations, ce sont 1,8 million de salariés et 14 millions de bénévoles œuvrant dans l’action sociale, l’éducation, la santé ou la culture. Plusieurs personnalités, dont Stéphane Hessel, Geneviève Azam ou Jacques Testart, lancent un ci d’alarme. La crise et les plans d’austérité menacent leur existence alors que le secteur associatif constitue un espace indispensable « pour résister, inventer des alternatives et construire un monde décent à finalité humaine ». Lire le reste de cet article »

Des éprouvettes revisitées – La fivète au prisme des médias (tribune parue sur le site de Mediapart le 28 février 2012)

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Vendredi 2 mars 2012
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« Avec le temps va, tout s’en va… » dit la chanson, mais il reste toujours quelque chose et ce quelque chose est souvent façonné pour que la chanson devienne plus belle, exemplaire, facile à entendre. Ainsi commence t-on à fredonner un peu partout une version simplifiée, un brin people, de l’aventure des pionniers de la fivète (Fécondation in vitro et transfert d’embryon).

Les médias ont vite identifié un supposé « chef d’équipe » ( Le Monde, 4 mai 1983) là où il n’y avait que libre collaboration entre un gynécologue et un biologiste, appartenant à des institutions différentes,  au sein du Service du Pr Emile Papiernik. Après beaucoup d’hésitations pour attribuer à R. Frydman ou à J. Testart la « paternité scientifique » du premier bébé fivète, Le Monde (18 et 24 février 2012) vient de désigner le gynécologue comme père scientifique en abandonnant les guillemets tandis que le JDD (19 février 2012) réserve encore ce qualificatif au biologiste mais en conservant des guillemets bienvenus.

Version intégrale de l’article sur le site de Médiapart :

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280212/des-eprouvettes-revisitees

L’intervention de Jacques Testart au premier Conseil des ministres de l’Altergouvernement (14 février 2012)

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Lundi 27 février 2012
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Conférences de citoyens – Éclairage sur une procédure participative

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Lundi 9 janvier 2012
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La Conférence de citoyens est une procédure de participation véritable qui combine une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où les citoyens discutent en interne puis avisent). Elle apparaît aujourd’hui, et après de nombreuses expériences mondiales, capable d’aider les élus à faire les choix les plus propices au bien général. Le prix à payer pour cet exercice démocratique est de le limiter à un petit nombre de citoyens tirés au sort plutôt que de consulter la population entière. En retour et au contraire d’autres procédures « participatives », celle-ci s’achève par la production d’avis, pas nécessairement unanimes, mais réfléchis collectivement et rédigés par les citoyens eux-mêmes. Lire le reste de cet article »

Technoscience et démocratie – Procédures participatives et nanotechnologies

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Vendredi 6 janvier 2012
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Le développement des nanotechnologies depuis 10 ans a été réalisé hors de toute prise en compte de l’avis de la population. Des manifestations diverses (débats publics, expositions savantes, jurys  de citoyens, débats parlementaires, communications médiatiques…) ont révélé de fortes réticences mais celles-ci n’ont conduit à aucune mesure effective telle que seraient un moratoire sur les nanomatériaux et la  démonstration de leur innocuité  en préalable à toute dissémination. Comme dans d’autres secteurs technoscientifiques présentés comme susceptibles, et même souvent seuls capables, d’améliorer le sort de l’humanité, ce sont surtout des intérêts économiques qui imposent le développement de l’innovation. Cette situation fait courir des risques majeurs à l’intégrité de l’espèce et ne peut être résolue que par la reconnaissance du droit et de la capacité des citoyens à décider de leur avenir. Pour cela des procédures de gestion démocratique de la technoscience doivent être définies et adoptées sans réticences. Lire le reste de cet article »