Pour une recherche avec et pour les citoyens, textes et contenus de référence

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jeudi 11 juin 2020

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À l’heure où le gouvernement français remet précipitamment à l’ordre du jour une future loi de programmation pluriannuelle de la recherche, Sciences Citoyennes exprime son soutien à la mobilisation et réitère ses propositions pour une recherche avec et pour les citoyennes et les citoyens.

Malgré l’importance, encore soulignée par la crise sanitaire récente, d’une bonne articulation entre la recherche scientifique et les décisions politiques, les politiques publiques de recherche ne font toujours l’objet d’aucune forme de débat public. Depuis sa création, Sciences Citoyennes plaide pour l’élaboration démocratique des choix scientifiques et techniques. Elle mène une analyse vigilante des nouveaux dispositifs délibératifs afin de soutenir ceux qui favorisent une recherche avec et pour les citoyens.

Cette page a pour ambition de rassembler en un même lieu les documents, écrits (onglet Propositions), audios (onglet Podcast) et vidéos (onglet Vidéos), produits par Sciences Citoyennes sur les politiques publiques de recherche. Cette page est encore en construction

Pour plus d’informations, vous trouverez également des éléments datés sur l’approche de Sciences Citoyennes dans les 15 dernières années ainsi que les grands rendez-vous nationaux (onglet Historique);

Dans le cadre des consultations préalables à la rédaction d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche, Sciences Citoyennes a produit en 2020 une synthèse de ces propositions Pour une recherche avec et pour les citoyens. Pour se faire, l’association a élargi les thèmes du débat public en formulant trois questions principales :

  1. Quels sont les acteurs légitimes pour effectuer les choix scientifiques et techniques ?
  2. Quel est le sens du métier de chercheur au XXIème siècle ?
  3. Avec quel(s) partenaire(s) préférentiel(s) la recherche doit-elle être menée ?

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À l’échelle européenne

Le futur programme-cadre de recherche, Horizon Europe, devra soutenir certains axes de recherche pour les 6 prochaines années (2021-2027), avec un investissement public de l’ordre de 100 milliards d’euros. Malgré les promesses d’inclusion des citoyens dans les choix scientifiques et techniques, la préparation de ce programme n’a donné lieu à aucun débat public sur le fond. L’orientation de la stratégie de recherche est très marquée par la recherche de croissance et de compétitivité, en privilégiant une approche technophile des enjeux de nos sociétés, et en pariant sur une convergence des recherches privées et publics pour résoudre les crises actuelles.

À rebours de cette stratégie, Sciences Citoyennes, en partenariat avec des ONGs européennes, formule des propositions pour

– Faire de ce programme un instrument au service des citoyens, mémo à destination des nouveaux parlementaires européens et interpellation des instances européennes

– Organiser des Conventions de citoyens pour la définition des Missions de recherche, termes de référence

– Réorienter les stratégies de recherche, projet Horizon TERRE pour des propositions alternatives pour les clusters Santé, Agriculture et alimentation, Énergie, habitat et transport

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Apéro-débat « Sciences sans croissance » :

 

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MiniatureConférence donnée à Pont Lagrand (05) le 21 août 2015 à l’occasion de l’Université Buissonnière des Sciences Citoyennes. Rémi Barré Rémi BARRÉ est administrateur de Sciences Citoyennes.Rémi Barré  présente les grandes lignes de l’évolution du contrat science/ société. Celui-ci basé sur le compromis fordiste de l’après-guerre – la société endosse ces nouveaux mo­des de travail, de gestion des grandes entreprises et de mise en place d’un nouveau système de produc­tion et de consommation en échange d’un meilleur confort – subit un bouleversement à partir des années 80, du fait de la mondialisation et de la libéralisation de l’économie et de leurs consé­quences sur le niveau de vie et de confort. La science fait peu à peu place à la technoscience, dont les impacts sur l’environnement et le vi­vant sont questionnés. De fait, en réaction se développe une remise en question de la délégation économique et industrielle aux entreprises et de la délégation de l’innovation aux scientifiques et à l’État. Les revendi­cations participatives se multiplient, portées par un mouvement social qui s’oppose à un certain nombre d’acteurs puissants, étatiques et in­dustriels qui ont intérêt à nous ramener au contrat d’après-guerre. Dans ce contexte inédit, la FSC tente de contribuer à faire entrer en démo­cratie différentes dimensions, les choix politiques, les choix de finance­ments, mais aussi la recherche elle-même (participative) ou l’expertise scientifique (contestation à propos des OGM, des pesticides).Enregistrement et montage réalisés par l’association Kheper.

 

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Quelques repères historiques sur l’implication de Sciences Citoyennes dans le débat sur les politiques de recherche

2014 : Sciences Citoyennes contribue à la consultation publique dans le cadre de la Stratégie Nationale de Recherche et publie une tribune « Sciences en Marche: choisir le bon chemin« , suite à la mobilisation de milliers de chercheurs en septembre 2014

Au niveau européen, Sciences Citoyennes rédige un manuel pour faciliter la participation des ONGs au programme Horizon 2020 : Why and how to participate in the European Research and Innovation Framework Programme Horizon 2020 ? Ce document reste le seul outil à destination du monde associatif à ce jour.

2009 : Sciences Citoyennes lance un appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d’enseignement supérieur et de recherche

2004 : Sciences Citoyennes publie une note d’analyses et de propositions : « Quelle politique scientifique pour entrer dans le 21e siècle ? Vers un nouveau contrat entre recherche et société«