Salariés et CA

L’association Sciences Citoyennes est dirigée par un Conseil d’administration (CA). Une équipe salariée de 5 personnes est chargée de la mise en oeuvre de projets initiés par le CA qui l’épaule dans sa tâche avec d’autres bénévoles. Le CA a été élu lors de l’Assemblée générale tenue le 7 novembre 2020. Les membres du bureau ont été élus par le CA le 24 novembre 2020. 

Arnaud Apoteker

Je suis délégué général de l’association Justice Pesticides qui recense toutes les affaires judiciaires concernant les pesticides dans le monde. Scientifique et actif sur les questions d’OGM, de pesticides et plus généralement de protection de l’environnement depuis des décennies, je m’intéresse fortement aux impacts des nouvelles technologies sur notre milieu et à la façon dont s’effectuent les choix de recherche scientifique qui les sous-tendent. Au Conseil d’Administration de Sciences Citoyennes, je contribue aux groupes de travail sur les manipulations du vivant et la géo-ingéniérie. Je fais également le lien entre Sciences Citoyennes et ENSSER, European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility.

Julien Armijo

Chercheur et consultant en énergies renouvelables, spécialisé dans l’hydrogène vert, j’étudie des questions de transition énergétique impliquant les énergies renouvelables, l’hydrogène, la biomasse, dans les aspects techniques et économiques. Après une thèse de physique quantique expérimentale et deux post-docs au Chili en optique fondamentale et appliquée, j’ai basculé mes activités vers des thématiques écologiques et énergétiques. J’ai travaillé sur une crise écologique dans le Sud du Chili liée aux impacts de l’industrie du saumon (sujet lié à une forte demande citoyenne de science). A présent j’exerce comme consultant indépendant, mes commanditaires principaux étant l’Agence Internationale de l’Energie et la Banque Mondiale. Pour moi c’est surtout le contexte de la crise (et transition) écologique qui mobilise un fort besoin de science qui soit à la portée et faite pour et avec les citoyens.

Camille Besombes

Médecin spécialiste en maladies infectieuses et tropicales et épidémiologiste de formation, je suis chercheuse en épidémiologie des maladies infectieuses émergentes. Mes travaux se focalisent sur les racines écologiques et sociales des maladies infectieuses émergentes, avec une approche d’écologie de la santé (Ecohealth).

Je suis administratrice à Sciences Citoyennes depuis 2018, avec pour principaux points d’entrée dans l’association : les questionnements éthiques liés à la mise en place de la politique d’obligation vaccinale en janvier 2018 en France et l’utilisation des moustiques génétiquement modifiés dans la lutte anti vectorielle en santé humaine dans le monde. La question des choix démocratiques en terme de mesure de santé publique est le point commun de ces thèmatiques.

Edgar Blaustein - Membre du bureau

Edgar Blaustein dispose d’une expérience professionnelle dans les politiques énergétiques, notamment en Afrique. Il a un intérêt pour l’articulation entre sciences, sociétés et démocratie.

Christophe Boëte

Chargé de recherche à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), mes recherches portent essentiellement sur la biologie évolutive et l’épidémiologie des interactions moustiques-pathogènes. A côté de travaux relativement fondamentaux, je me suis également penché sur l’utilisation des nouvelles méthodes de lutte anti-vectorielle (moustiques transgéniques, forçage génétique,…). C’est non seulement sur leurs aspects biologiques mais aussi sociaux et éthiques ainsi que sur la communication qui leur est parfois associée que je travaille depuis quelques années et c’est ce qui m’a conduit à me rapprocher de Sciences Citoyennes.

Catherine Bourgain - Membre du bureau

C’est en 2003 que j’ai rejoint le Conseil d’Administration de Sciences Citoyennes, à l’époque Fondation Sciences Citoyennes. Alors fraichement recrutée comme chercheuse en génétique humaine à l’Inserm, la militante écolo que je suis depuis plusieurs années déjà, rencontre un collectif divers étonnant et extrêmement porteur. S’y côtoient notamment des chercheurs en « sciences dures » avec une longue expérience de réflexion critique sur les technosciences, des lanceurs d’alerte, des historiens et sociologues des sciences, de jeunes doctorants mais aussi des militants de la confédération paysanne ou de la Crirad. A leurs côtés, je prends peu à peu conscience de la responsabilité des sciences et des techniques dans la situation d’urgence écologique. J’apprends à regarder autrement le métier que j’exerce et les enjeux démocratiques qui y sont associés. Je comprends combien l’objectif que s’est fixé Sciences Citoyennes à sa fondation – « favoriser et prolonger le mouvement actuel de réappropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun. » – est un enjeu politique majeur en ces temps d’urgence écologique. Alors, à ma modeste mesure, je vais dans les années qui suivent participer aux activités de l’association. Tour à tour secrétaire adjointe, secrétaire, présidente, trésorière, trésorière adjointe, je me suis également impliquée sur la recherche participative, l’alerte et l’expertise, l’organisation de conférences (Dialogues Sciences Planètes en 2007 d’où nous tirerons le livre Labo-Planète avec J. Testart et A. Sinai en 2011) ou encore, sur les questions de modifications du vivant (biologie de synthèse, édition du génome…) En retour, cette activité a eu un impact très fort sur ma pratique personnelle de la recherche, puisque je dirige aujourd’hui un centre de recherche en sciences sociales sur la santé. Il a également suscité et nourri mon engagement dans les débats et controverses publics autour de la génétique. Enfin, c’est aussi pour moi une expérience humaine très riche, celle d’un collectif solide qui a su évoluer et se renouveler sans perdre de sa combativité et de sa créativité.

François Briens

François Briens, ingénieur spécialisé en énergie et socio-économiste, travaille sur des questions relatives à la transition sociale, énergétique et écologique, et plus particulièrement sur la décroissance. Il s’intéresse notamment aux méthodes prospectives mobilisées autour de ces enjeux et à l’utilisation qui est faite des modèles informatiques dans ce contexte. Au sein de l’association, il se penche (pour le moment) plus particulièrement sur le thème de la recherche participative, et sur le sujet « sciences sans croissance ».

Dominique Cellier - Membre du bureau

Dominique Cellier, biostatisticien et bioinformaticien, travaille sur le traitement de l’information en génétique moléculaire, la modélisation de la structure et de l’évolution du vivant. Administrateur et membre du bureau de Sciences Citoyennes, soucieux du lien avec le milieu associatif et les mobilisations citoyennes, il a été président de 2016 à 2018. Il s’intéresse dans l’association aux problèmes de démocratie, de responsabilité scientifique, de controverses et d’enjeux pour le bien commun autour des question de l’Intelligence Artificielle, des Big Data et de la géo-ingénierie (modification du climat à grande échelle) en lien avec les mobilisations pour la justice sociale et climatique.

André Cicolella

Premier président de Sciences Citoyennes (alors appelée Fondation Sciences Citoyennes), André Cicolella est président-fondateur du Réseau Environnement Santé.

Charlotte Coquard

Ancienne salariée de l’association, principalement sur des projets visant le renforcement du tiers secteur scientifique, Charlotte Coquard est désormais administratrice et continue de s’intéresser notamment à la recherche participative et à la place des sciences dans les décisions publiques et les mouvements sociaux.

Laurent Dianoux

Ghislaine Filliatreau

D’abord chercheur en biologie, j’ai quitté la paillasse au début des années 90 pour travailler, à divers titres mais toujours dans la recherche publique, d’abord dans le domaine de l’information scientifique et sa diffusion, puis dans celui de l’évaluation des politiques publiques d’enseignement supérieur et de recherche responsable. Dans tous ces domaines, j’ai vu peu à peu s’affaiblir, à partir de 2000, le mouvement de politisation et de démocratisation de la science qui s’était développé dans les années 80 – et qu’il faut urgemment relancer. J’ai rejoint Sciences Citoyennes parce que l’association a le bon axe et le bon mix humain pour cela, et que j’espère y contribuer.

Isabelle Goldringer

Chercheuse à l’INRA dans le domaine de la gestion de la biodiversité cultivée, je conduis depuis plus de 15 ans mes projets avec des approches de recherche participative, ce qui m’a conduit à me rapprocher de Sciences Citoyennes et à m’investir particulièrement dans le groupe de travail « recherche participative ». Les propositions de Sciences Citoyennes ont permis de nombreuses évolutions dans le monde de la recherche notamment sur la reconnaissance des recherches participatives et du rôle des acteurs de la société comme producteurs de connaissances. Ces retombées concrètes me motivent pour continuer à m’impliquer.

Aurore Grandin - Membre du bureau

Aurore Grandin est étudiante en sciences cognitives. Dans le cadre de ses études, elle se spécialise en cognition sociale et en psychologie de l’environnement. Elle s’intéresse aussi aux applications des sciences cognitives et comportementales aux politiques publiques. Ancienne stagiaire de Sciences Citoyennes, Aurore a participé à l’organisation d’un cycle de colloques sur la recherche responsable. Devenue administratrice de l’association puis trésorière, elle continue à s’intéresser à la responsabilité scientifique, ainsi qu’aux politiques de recherche.

Maryvonne Holzem

Maryvonne Holzem, linguiste, travaille à l’université de Rouen. Administratrice depuis 2016, elle est plus particulièrement concernée par l’appropriation des connaissances scientifiques dans les environnements numériques. Elle participe aux travaux de l’association qui, à l’heure de la post-vérité, œuvrent pour démocratiser les connaissances et redonner sens à la pensée critique.

Kévin Jean - Membre du bureau

Je suis enseignant-chercheur en épidémiologie. Entré à Sciences Citoyennes par la voie environnementale à la fin de mes études, j’en ai rejoint le conseil d’administration en 2014, et j’en suis devenu secrétaire, puis président en 2018. Issu d’une école d’ingénieur, j’étais déçu et frustré de l’absence dans les formations de questionnements autour du rôle des sciences dans la société ou de la responsabilité des chercheurs et ingénieurs. C’est au sein de Sciences Citoyennes que j’ai pu trouver de quoi nourrir ces questionnements et que j’essaie de contribuer à les faire avancer sur la place publique. Mon engagement au sein de l’association et les rencontres que j’ai pu y faire m’invitent continuellement à repenser mes pratiques de recherche et d’enseignement. Au sein de l’association, je participe entre autres à la production d’analyses critiques des promesses associées aux technologies controversées, en particulier celles de la manipulation du vivant (biologie de synthèse, édition et forçage génétique) et du climat (géo-ingénierie). Je suis également impliqué dans la mobilisation pour la justice sociale et climatique.

Yanick Lasica

Yanick Lasica, ingénieur de projets indépendant, travaille à la structuration et la consolidation des filières de l’éco-construction depuis 1998. Administrateur de l’association Sciences Citoyennes depuis 2009, il est plus particulièrement concerné par le tiers-secteur scientifique, le contrôle démocratique de la recherche, les boutiques de sciences et le tissage d’un réseau Sciences Citoyennes ancré dans les régions. Il participe, autant que faire se peut, aux travaux sur la recherche participative, la question des lanceurs d’alerte, le Festival Sciences en Bobines et là où l’association en a besoin.

Bénédicte Lefèbvre

Elena Pasca

Elena Pasca est philosophe sociale, germaniste, administratrice de Sciences Citoyennes depuis 2009. Outre ses essais sur divers thématiques, elle a fondé une association de victimes des agonistes GnRH et tient le blog Pharmacritique. Dans plus de 780 articles, elle fait de l’expertise citoyenne, lance des alertes sur des sujets santé et médico-pharmaceutiques, éthique, conflits d’intérêts, lobbying, stratégies de désinformation. Elle a souvent été interviewée et auditionnée, aussi au nom de Sciences Citoyennes, par des institutions sanitaires et politiques, a participé à des débats, colloques, conférences, a fait partie d’organisations et de groupes de travail. Lanceur d’alerte sur la marchandisation de l’endométriose et ses mauvais traitements, sur les vaccins antigrippe AH1N1 et Gardasil, Elena Pasca a aussi fait connaître le dispositif US de transparence Sunshine Act, base de la loi Bertrand de 2011, etc.

Benjamin Raimbault

Ingénieur agronome de formation, je suis aujourd’hui chercheur en sociologie des sciences et des techniques au laboratoire CERMES3. J’ai d’abord travaillé sur l’émergence de la biologie synthétique en France et aux Etats-Unis avant de me pencher aujourd’hui sur le développement et les usages des biotechnologies dans la reconfiguration de l’industrie chimique. Je suis tout particulièrement intéressé par la mobilisation et la manipulation du vivant dans les dynamiques entre technosciences et industries. Mon engagement auprès de Sciences Citoyennes est motivé par la volonté de montrer en quoi les sciences et les techniques sont des objets politiques et sociaux qui concernent l’ensemble des citoyens. A cet égard, il me semble très important de faire vivre un regard distancié et/ou critique sur la place des sciences dans nos sociétés, notamment au sein des universités et des grandes écoles.

Jérôme Santolini - Membre du bureau

Administrateur depuis 2018, je suis chercheur en Biologie, entre Paris et Bordeaux. Convaincu que la connaissance est un bien commun et de la nécessité de remettre la Science en démocratie, je m’intéresse dans ce cadre aux thèmes ayant trait aux politiques de recherche et à la réflexivité/responsabilité des chercheurs. Je suis particulièrement les dossiers sur la manipulation du vivant, la santé environnementale, Big-Pharma, le Lobbying et la fabrique de l’ignorance.

Jacques Testart - Président d'honneur

Critique de la technoscience depuis les années 1970, j’ai été co-fondateur de la Fondation Sciences Citoyennes en 2002. Je tente de m’impliquer dans plusieurs des nombreux thèmes de l’association. Plus particulièrement, je suis investi (certains diront intransigeant ou obsessionnel…) dans la promotion des conventions de citoyens, et je suis persuadé que cet outil est capable de faire avancer les autres propositions de Sciences Citoyennes, et de nos partenaires, aussi bien pour l’environnement que pour une science pour et par les citoyens. Ce que je continue d’apprécier beaucoup chez Sciences Citoyennes, c’est l’ambiance véritablement démocratique qui permet des relations amicales en même temps que le renouvellement des cadres.

Gianfranco Valent

Je suis adhérent à Sciences Citoyennes depuis 2005 suite au premier congrès de médecine environnementale en France, auquel participait SC. Vétérinaire praticien depuis longtemps en France et plus récemment au Canada, mon exercice m’amène a prendre en compte la diversité des espèces et de leur pathologies ainsi que l’interdépendance avec l’environnement surtout en milieu d’élevage. Mes centres d’intérêt pertinents pour SC sont la médecine environnementale, l’expertise collective, les zoonoses, l’éthologie et l’épistémologie. Je m’intéresse particulièrement au rôle clé de l’expertise, et de son insuffisance, dans les sujets complexes et conflictuels, particulièrement dans des situations étranges où l’expertise associative dépasse sur certains points l’expertise professionnelle. Je m’intéresse aussi aux Conventions de Citoyens telles que proposées par SC et il me semble que l’expertise et sa qualité est le complément logique de cette approche.

François Warlop

François Warlop, agronome, travaille dans un groupe de recherche en agriculture biologique (www.grab.fr) depuis 1988. Administrateur de l’association Sciences Citoyennes depuis 2003, il est plus particulièrement concerné par les questions qui touchent à l’environnement et à l’alimentation, en passant par les techniques de modification du vivant. Il participe aux travaux de l’association portant notamment sur la recherche participative, les boutiques de sciences, la responsabilité scientifique. Il a produit un article de synthèse sur les enjeux d’une recherche plus en lien avec les attentes sociétales : https://www.linkedin.com/pulse/produire-autrement-publier-%C3%A9valuer-un-autre-monde-de-la-warlop/

 

L’équipe salariée

  • Cyril Fiorini – Coordinateur
  • Marie Laot – Chargée d’administration
  • Aude Lapprand – Déléguée générale
  • Glen Millot – Coordinateur
  • Fabien Piasecki – Coordinateur