À partir d’un exemple concret – une étude parue le 28 mars sur les conflits d’intérêts dans les recommandations de bonne pratique en cardiologie -, l’article explique comment ce niveau de formalisation des connaissances médicales permet d’occulter les conflits d’intérêts (financement industriel, liens d’intérêts des experts…) grâce à l’apparente neutralité du langage scientifique des « directives ». Elles se basent souvent sur des niveaux de preuve très faibles (l’opinion d’expert), ce qui n’empêche pas qu’elles deviennent LA référence dans le système des soins, permettent de disséminer partout l’influence pharmaceutique devenue invisible. Nous verrons que la déclaration publique et la transparence non seulement ne résolvent pas le problème, mais qu’elles sont à double tranchant. Lire la suite







