Signez la lettre ouverte contre les projets de financement de la recherche proposés par la Commission européenne | Sciences Citoyennes

Signez la lettre ouverte contre les projets de financement de la recherche proposés par la Commission européenne

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lundi 25 juillet 2011

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Plus de 100 organisations de chercheurs et de la société civile ont envoyé une lettre ouverte à la Commission européenne concernant le cadre stratégique commun pour le financement de la recherche (2014-2020).Cette lettre est désormais ouverte aux signataires individuels.

EN – More than 100 organizations of researchers and from civil society sent an Open Letter to the European Commission concerning the Common Strategic Framework for EU Research and Innovation Funding (2014-2020). This letter is now open to individual signatories.


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FR – Pour signer la lettre ouverte en tant qu’individu, allez en bas de la page


EN – If you want to sign as an organization, please contact us at:
openletter_csf2011[at]sciencescitoyennes.org
FR – Si vous voulez signer en tant qu’organisation, merci de nous contacter à :
openletter_csf2011[at]sciencescitoyennes.org

Bruxelles, le 29 juin 2011

À l’attention de :

  • J.M.D. Barroso, Président de la Commission Européenne
  • Commissaires et services de la Commission Européenne
  • Membres du Parlement Européen
  • Représentants des Etats membres
  • La Recherche Publique doit bénéficier à la Société, pas aux grandes entreprises

    Une Lettre Ouverte sur le Cadre Stratégique Commun pour le Financement de la Recherche et de l’Innovation dans l’UE

    Les recherches qui sont soutenues et financées en priorité aujourd’hui auront un impact décisif sur l’avenir de nos sociétés et de notre planète. Il est impératif que le programme-cadre de l’UE pour la recherche soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que de ceux des grandes entreprises.

    Nos sociétés font face à d’immenses défis écologiques, sociaux et économiques. Le “business as usual” n’est plus de mise, et des changements radicaux sont nécessaires pour faire face à ces défis. La recherche et les techniques ont un rôle essentiel à jouer, mais doivent – et particulièrement dans le cas de la recherche financée par les fonds publics – bénéficier à la société dans son ensemble.

    À notre époque de changements rapides, la recherche et l’innovation jouent un double rôle: elles permettent l’élargissement du champ de la connaissance et des décisions mieux informées, mais elles participent aussi à l’apparition de problèmes. Les recherches sur l’énergie nucléaire, les produits pharmaceutiques, l’ingéniérie génétique agricole, la biologie de synthèse, les nanotechnologies, les recherches spatiales et militaires – par exemple – ont permis à de grandes entreprises de bénéficier de généreuses subventions publiques malgré les controverses entourant les conséquences sociales et environnementales de leurs productions. Ceci a réduit d’autant, voire marginalisé, les financements disponibles pour la recherche dans des domaines importants comme la protection de l’environnement, les politiques de santé préventives, l’agriculture biologique et à faibles intrants, les efficacités énergétiques, les énergies renouvelables, la toxicologie, les politiques de l’eau, les pêcheries écologiquement durables ou encore les recherches en sciences sociales qui contribuent aux changements sociaux et à la résolution de problèmes sans recourir à des dispositifs de remédiation technique.

    Les programmes de recherche qui ont pour objectifs prioritaires les profits ou les parts de marché ne peuvent répondre aux défis sociaux et environnementaux qu’affronte l’Europe aujourd’hui car ceux-ci imposent précisément de trouver des alternatives aux modèles de développement économique à croissance et profits élevés qui ont été poursuivis avec un zèle si dévastateur. La recherche européenne devrait se concentrer sur les innovations qui apportent des solutions, et les promouvoir, plutôt que d’investir dans des technologies de bout de chaîne qui sont sans effet sur les causes premières des problèmes auxquels la société doit faire face.

    Nous sommes en conséquence extrêmement inquiets que la Stratégie Europe 2020 et l’Initiative Phare Europe 2020 pour une Union de l’Innovation ne traitent de la recherche et de l’innovation que presqu’exclusivement sous l’angle de la compétitivité. Ces textes envisagent une société régulée par des dispositifs techniques plutôt que par des politiques sociales, et menacent d’imposer des priorités industrielles inacceptables dans le prochain programme-cadre européen pour la recherche (2014-2020).

    De nombreuses organisations parmi les sous-signées, travaillant sur un large éventail de questions de justice sociale, environnementale et économique ont fait part de leur préoccupation devant les biais pro-grandes entreprises existant dans le programme-cadre pour la recherche actuel “FP7”. Nous avons souligné des problèmes tels que la domination par les entreprises des “Plateformes Technologiques Européennes” (ETP) et des organismes “informels” de conseil et d’élaboration de propositions tels que le European Security Research and Innovation Forum. Ces canaux de communication créent un conflit d’intérêts structurel en permettant à l’industrie d’influencer les programmes de recherche de l’UE et de bénéficier des subventions publiques associées. L’utilisation encore plus systématique des partenariats public-privé envisagée par la Commission Européenne exacerbera ces problèmes et hypothèquera les possibilités qu’auraient les innovations d’inspiration sociale de se développer.

    Bien que l’UE ait financé des recherches qui se consacrent à l’exploration et la promotion d’alternatives aux marges de son programme actuel (particulièrement au sein de son programme Science et Société), nous craignons que ces possibilités déjà limitées ne soient encore réduites dans le programme à venir.

    Les problèmes éthiques associés aux nombreuses technologies controversées que l’UE finance déjà ont été également laissés de côté. Les mécanismes déontologiques de l’UE doivent être renforcés de toute urgence afin que des débats très importants sur l’impact des nouvelles technologies puissent être menés et pris en compte dans l’ensemble du programme de recherche. Le rôle des sciences sociales, particulièrement, ne doit pas être réduit à “l’acceptabilité” des technologies.

    Les recherches qui feront de l’Europe (et du monde) un endroit écologiquement durable, sain à vivre et paisible doivent être menées en priorité par rapport à celles qui produisent des technologies commercialisables. Nous, sous-signées organisations scientifiques et de la société civile, pensons qu’un autre programme de recherche est non seulement possible mais urgemment nécessaire afin de faire face aux défis auxquels notre société doit faire face.

    Nous appelons les institutions de l’UE à prendre des mesures pour :

    • Dépasser le mythe selon lequel seules des technologies hautement complexes et coûteuses pourraient créer un environnement durable, de l’emploi et du bien-être, et se concentrer davantage sur des solutions réelles aux défis sociaux, environnementaux et économiques;
    • Garantir que le concept d’innovation inclue des formes d’innovation adaptées à leur environnement et socialement pertinentes en plus du développement technique, et faciliter les échanges et la coopération entre les organisations de la société civile et le monde universitaire pour exploiter le potentiel innovant du secteur à but non-lucratif;
    • Établir un processus de décision démocratique, participatif et responsable pour l’allocation des fonds de recherche, exempt de conflits d’intérêts et de domination par l’industrie, et permettre à la société civile de jouer un plein rôle à la fois dans la définition des programmes de recherche et dans la poursuite des projets de recherche eux-mêmes;
    • S’assurer que tous les experts conseillant l’Union Européenne dans le domaine de la recherche soient nommés de façon transparente, afin de pouvoir dispenser des recommandations impartiales et indépendantes, exemptes de conflit d’intérêt; remplacer les organismes de conseil et les plate-formes technologiques dominés par l’industrie par des structures permettant une représentation équilibrée des points de vue et des parties prenantes;
    • S’assurer que la recherche financée par les fonds publics bénéficie à la société dans son ensemble en exigeant des licences d’accès équitable et en encourageant les politiques de licence libre dans le prochain Cadre Stratégique Commun.

    Brussels, 29th june 2011

    To:

  • J.M.D. Barroso, President of the European Commission
  • Commissioners and services of the European Commission
  • Members of the European Parliament
  • Representatives of Member States
  • Public Research should benefit Society, not Big Business

    An Open Letter on the Common Strategic Framework for EU Research and Innovation Funding

    The research that is prioritized and funded today will have a decisive impact on the future of our societies and our planet. It is imperative that the EU research framework is geared towards the needs of society and the environment rather than those of big business.

    Our societies face immense ecological, social and economic challenges. It is certainly no time for « business as usual », and radical change is needed for society to address these challenges. Research and technology have a crucial role to play, but must – especially when publicly funded – benefit all sections of society.

    In these rapidly changing times, research and innovation play a double role: they enable the broadening of knowledge and informed decision-making, but they also contribute to the emergence of problems. Research into nuclear energy, pharmaceuticals, agricultural genetic engineering, synthetic biology, nanotechnologies, space and military research – for example – has seen big business secure generous public subsidies despite widespread concern about their environmental and social impacts. This has marginalized and limited the funding available for research in important domains such as environmental protection, preventative health policy, organic and low-input agriculture, energy-saving and renewable energies, toxicology, water supply issues, and environmentally sustainable fisheries as well as for research in social sciences which contributes to social change and problem solving that are not focused on technological fixes.

    Research agendas that prioritize profit and market share are incapable of meeting the social and environmental challenges Europe is facing precisely because these challenges require alternatives to the high-growth, high-profit models of economic development that have been pursued to such devastating excess. European research should promote and focus on innovation that provides solutions rather than investing in end of pipe technologies, which do not tackle the root causes of the problems that society faces.

    We are extremely concerned therefore that the Europe 2020 Strategy and the Innovation Union Flagship Initiative address Research and Innovation almost exclusively from the perspective of competitiveness. It envisages a society driven by technological ‘fixes’ instead of social-policy based solutions and threatens to impose an unacceptable corporate bias in the upcoming next EU framework research programme (2014-2020).

    Many of the undersigned organizations, who work on a broad range of social, environmental and economic justice issues, have expressed their concern about the corporate bias in the EU’s current ‘FP7’ research programme. We have highlighted problems such as industry- domination of European Technology Platforms (ETPs) and ‘informal’ agenda-setting bodies like the European Security Research and Innovation Forum. These channels create a structural conflict of interest by allowing industry lobbying to set the EU research agenda and then secure the public funds on offer. The more systematic use of public-private research partnerships envisaged by the European Commission will exacerbate these problems and undermine socially-driven innovation.

    While the EU has funded research that seeks to explore and promote alternatives at the margins of its current programme (particularly in its Science and Society programme), we are concerned that these already limited opportunities will be further restricted in the coming programme.

    Ethical concerns about many of the controversial technologies the EU is already funding have also been sidelined. The EU’s ethical guidance and compliance mechanisms must be urgently overhauled to ensure that much needed debates about the impact of new technologies can be considered and addressed as part of the overall research agenda. The role of social sciences, particularly, should not be narrowed to facilitating the “acceptability” of technologies.

    Research that will make Europe (and the world) an environmentally sustainable, healthy and peaceful place to live must now be prioritised over and above research that delivers marketable technologies. We, the undersigned civil society and scientific organisations, think that another research and innovation policy is not only possible but urgently necessary in order to respond to the challenges our societies are facing.

    We call on the EU Institutions to take steps to:

    • Overcome the myth that only highly complex and cost intensive technologies can create sustainability, employment and well-being, and focus on tangible solutions to environmental, economic and societal challenges instead.
    • Ensure that the concept of innovation includes locally adapted and social forms of innovation as well as technological development, and facilitate cooperation and knowledge exchange between civil society organisations and academia in order to realise the innovative potential of the non-profit sector.
    • Establish a democratic, participatory and accountable decision- making process for research funding allocation, free from conflicts of interest and industry dominance, and enable civil society to play a full part in both setting the EU research agenda and participating in all EU research programmes.
    • Ensure that all experts advising EU research policy-makers are appointed in a transparent manner to provide impartial and independent expertise, free from conflicts of interests; replace industry-dominated advisory groups and technology platforms with bodies that provide a balanced representation of views and stakeholders.
    • Ensure that publicly funded research benefits wider society by systematically requiring equitable access licensing and encouraging open source access policies in the next Common Strategic Framework.

    Brüssel, 29. juni 2011

    An:

  • J.M.D. Barroso, Präsident der Europäischen Kommission
  • die Kommissare und Einrichtungen der Europäischen Kommission
  • die Mitglieder des Europäischen Parlamentes
  • die Repräsentanten der Mitgliedsländer
  • Staatlich geförderte Forschung muss der Gesellschaft und nicht der Großindustrie dienen

    UEin offener Brief zum Forschungsrahmenprogramm der EU

    Forschung, die heute mit Priorität gefördert wird, kann einen entscheidenden Einfluss auf die Zukunft unsere Gesellschaften und unseres Planeten haben. Es ist deswegen unabdingbar, dass das EU-Forschungsrahmenprogramm sich vor allem an den Bedürfnissen der Gesellschaft ausrichtet und nicht nur an den Interessen der Großindustrie.

    Unsere Gesellschaften sind mit großen ökologischen, sozialen und ökonomischen Herausforderungen konfrontiert. Dies ist sicher nicht der richtige Zeitpunkt für ein „weiter so“. Vielmehr bedarf es eines radikalen Wandels in der Gesellschaft, um diesen Herausforderungen zu begegnen. Forschung und Entwicklung spielen dabei eine entscheidende Rolle, aber müssen – insbesondere, wenn sie mit Steuermitteln finanziert werden – allen Bereichen der Gesellschaft zu Gute kommen.

    In Zeiten schneller Veränderungen spielen Forschung und Innovation eine doppelte Rolle: Sie erweitern zum einen unser Wissen und schaffen eine verbesserte Grundlagen für Entscheidungen, sie tragen aber auch zur Entstehung der Probleme bei. In der Forschung im Bereich der Atomenergie, der Pharmazie, der Agrogentechnik, der Synthetischen Biologie, den Nanotechnologien, der Raumfahrt und dem Militär – um nur einige Beispiele zu nennen – war immer wieder zu beobachten, wie die Großindustrie sich großzügige staatliche Förderungen sicherte, obwohl es weit verbreitete Vorbehalte über deren soziale und ökologische Auswirkungen gab. Diese Bedenken wurden beiseite gedrängt. Gleichzeitig begrenzte man Forschungsmittel in wichtigen Bereiche wie dem Umweltschutz, der Gesundheitsprävention, der ökologischen und ressourcenschonende Landwirtschaft, dem Energiesparen, der erneuerbaren Energien, den Umweltgiften, der Wasserversorgung und der nachhaltige Fischerei. Dies betrifft auch die Sozialwissenschaften, die zu gesellschaftlichen Veränderungen beitragen und auf Lösungsansätze ausgerichtet sind, die sich nicht an Technologien orientieren.

    Forschungsprogramme, in deren Zentrum Profite und Marktanteile der Industrie stehen, sind nicht in der Lage, eine Antwort auf die sozialen und ökologischen Probleme zu geben, vor denen das Europa des 21. Jahrhunderts tatsächlich steht. Für diese Herausforderungen müssen Alternativen zu den einseitig auf Wachstum und Gewinnmaximierung ausgerichteten Wirtschaftsmodellen gefunden werden. Die Europäische Forschung sollte sich auf Innovationen konzentrieren, die echte Problemlösungen bieten, anstelle sich auf ‘end of pipe’-Technologien zu konzentrieren, die nicht an den Ursachen der Probleme rühren, mit denen die Gesellschaft konfrontiert ist.

    Wir sind äußerst besorgt, dass die Europa 2020 Strategie und die Innovation Union Flagship Initiative Forschung und Innovation fast ausschließlich unter der Perspektive der Wettbewerbsfähigkeit thematisiert. Dies fördert die Entwicklung hin zu einer Gesellschaft, die anstelle von der Suche nach sozialen Lösungen durch bestimmte Technologien getrieben wird. Es droht eine inakzeptable, einseitige Ausrichtung des Forschungsrahmenprogramms/2014-2020) auf die Interessen der Industrie.

    Viele der unterzeichnenden Organisationen, die sich in einem breiten Themenspektrum für eine gerechte Entwicklung der Gesellschaft, der Umwelt und der Ökonomie einsetzen, haben ihre Sorge bereits beim laufenden siebten Forschungsrahmenprogramm der EU geäußert. Wir haben auf Probleme wie die von der Industrie dominierten Europäischen Technologie Plattformen (ETPs) und ‘informelle’ Zirkel wie das Europäische Forum für Security Research und Innovation hingewiesen, die hinter den Kulissen die Agenden bestimmen. Diese Netzwerke schaffen einen strukturellen Interessenskonflikt, da sie es der Industrie ermöglichen, einerseits die Forschungspolitik der EU zu beeinflussen und andererseits so die Mittel aus der staatlichen Förderung gezielt abzurufen. Die systematische Ausweitung von Kooperationen zwischen Staat und Industrie, die von der Europäischen Kommission angestrebt wird, wird diese Probleme vertiefen und alle Ansätze untergraben, die stärker auf die Interessen der Gesellschaft ausgerichtet sind.

    Während die EU bisher wenigstens am Rande Programme finanziert hat, durch die auch Alternativen erforscht und gefördert werden sollen (insbesondere das Science & Society Programm), sind wir besorgt darüber, dass diese bereits limitierten Möglichkeiten durch das künftige Programm noch stärker beschnitten werden.

    Ebenfalls weitgehend vernachlässigt wurden ethische Bedenken gegenüber umstrittenen Technologien, die von der EU bereits gefördert werden. Die Mechanismen der EU bezüglich ethischer Richtlinien und deren Einhaltung müssen dringend überprüft werden, um sicher zu stellen, dass diese notwendigen Diskussionen über Auswirkungen neuer Technologien berücksichtigt werden. Insbesondere darf die Rolle der Sozialwissenschaften nicht darauf beschränkt werden, die gesellschaftliche Akzeptanz der Technologien zu generieren.

    Forschung, die dazu beiträgt, dass Europa (und die Welt) ein friedlicher Ort mit gesunder Umwelt wird, muss einen höheren Stellenwert gegenüber der Forschung bekommen, die vor allem auf marktfähige Produkte abzielt. Wir, die Unterzeichner aus verschiedenen Bereichen der Zivilgesellschaft und der Wissenschaft, sind der Überzeugung, dass eine andere Forschungspolitik nicht nur möglich, sondern dringend geboten ist, um den aktuellen Herausforderungen unserer Gesellschaft zu begegnen.

    Wir fordern die Institutionen der EU auf, folgende Schritte einzuleiten:

    • der Mythos, dass nur kostenintensive Hochtechnologien Arbeitsplätze und Wohlstand schaffen, muss überwunden werden; statt dessen sollten verfügbare Lösungen für die Probleme im Bereich des Umweltschutzes, der Wirtschaft und der Gesellschaft in den Vordergrund rücken.
    • der Begriff Innovation muss allgemeiner definiert werden, um auch regional angepasste und soziale Formen der Innovation und der technischen Entwicklung berücksichtigen zu können; zudem sollte die Zusammenarbeit und der Austausch zwischen den Organisationen der Zivilgesellschaft und den akademischen Einrichtungen gefördert werden, um das innovative Potential in gemeinnützigen Bereichen zu fördern.
    • für die Vergabe von öffentlichen Forschungsgeldern muss ein demokratischer, partizipatorischer und verlässlicher Entscheidungsprozess geschaffen werden, der frei von Interessenskonflikten ist und nicht von der Industrie dominiert wird. Der Zivilgesellschaft muss es als gleichberechtigter Partner ermöglicht werden, sowohl an der Ausgestaltung der Forschungsstrategie mitzuarbeiten als auch an allen Forschungsprogrammen der EU teilnehmen zu können.
    • Alle Experten, die die Entscheider im Bereich der EU-Forschungspolitik beraten, müssen auf eine transparente Art und Weise ernannt werden, um eine unparteiische und unabhängige Expertise zu gewährleisten. Die von der Industrie dominierten Beraterzirkel und Technologieplattformen müssen durch Institutionen ersetzt werden, die eine Berücksichtigung unterschiedlicher Sichtweisen und Interessengruppen ermöglichen.
    • die Ergebnisse der durch öffentliche Gelder finanzierten Forschung müssen für die Gesellschaft frei zugänglich sein. Nicht-exklusive Lizenzierung und ‘open source’-Strategien müssen im nächsten Forschungsrahmenprogramm systematisch gefördert werden.

    Bruselas, 29 de junio 2011

    Carta abierta

  • JMD Barroso, Presidente de la Comisión Europea
  • Comisarios y servicios de la Comisión Europea
  • Miembros del Parlamento Europeo
  • Representantes de los Estados miembros
  • La investigación pública debe beneficiar a la sociedad, no a las grandes empresas

    Carta abierta sobre un Marco estratégico común en la Unión Europea (UE) para financiar la investigación y la innovación

    La investigación que se prioriza y financia hoy tendrán un impacto decisivo en el futuro de nuestras sociedades y de nuestro planeta. Es imprescindible que el marco de la investigación de la UE se oriente más a las necesidades de la sociedad y el medio ambiente que a aquellas de las grandes empresas.

    Nuestras sociedades se enfrentan a inmensos desafíos ecológicos, sociales y económicos. No hay tiempo para seguir como siempre (« business as usual »), y se requiere un cambio radical para que la sociedad haga frente a estos desafíos. La investigación y la tecnología tienen un papel crucial que desempeñar, pero debe beneficiar a todos los sectores de la sociedad, – sobre todo cuando se financia con fondos públicos.

    En estos tiempos de cambios rápidos, la investigación y la innovación juegan un papel doble papel: permiten ampliar el conocimiento e informan en la tomar de decisiones, y también contribuyen en la aparición de problemas. La investigación sobre la energía nuclear, farmacéutica, ingeniería genética agrícola, la biología sintética, las nanotecnologías, la investigación espacial y militar – por ejemplo – ha sido fuentes generosas de subsidios de grandes empresas, a pesar de la preocupación generalizada acerca de sus impactos ambientales y sociales.

    Esto ha marginado y limitado los fondos disponibles para la investigación en áreas importantes como la protección medioambiental, la política de salud preventiva, agricultura ecológica y de bajos insumos, el ahorro energético y las energías renovables, la toxicología, los problemas de abastecimiento de agua, el medio ambiente y la pesca sostenible, así como para la investigación en las ciencias sociales que contribuye al cambio social y la solución de problemas que no se centran en soluciones tecnológicas.

    Los programas y agendas de investigación que den prioridad al beneficio y a la cuota del mercado, son incapaces de responder a los desafíos sociales y ambientales que se enfrenta Europa, precisamente porque estos desafíos requieren alternativas a los modelos de desarrollo económico de alto crecimiento y alta rentabilidad que se han aplicado con excesos devastadores. La investigación europea debe promover y centrarse en la innovación que ofrece soluciones en lugar de invertir en tecnologías de punteras que no abordan las causas profundas de los problemas a los que enfrenta la sociedad.

    Estamos muy preocupados por lo tanto, que la Estrategia Europa 2020 y la iniciativa emblemática buque insignia Unión por la Innovación dirige de la investigación e Innovación casi exclusivamente desde la perspectiva de la competitividad. Se apuesta por una sociedad impulsada por tecnológicas ‘fijas’, en lugar de soluciones basadas en políticas sociales y amenaza con imponer un sesgo corporativo inaceptable en la próxima marco UE del programa de investigación (2014-2020).

    Muchas de las organizaciones firmantes, que trabajan en una amplia gama de temas sociales, ambientales y de justicia económica, han expresado su preocupación por el sesgo empresarial del actual 7º programa de investigación de la UE. Hemos puesto de relieve los problemas, tales como la dominación de las plataformas tecnológicas europeas (PTE) industriales y los entes “informales” que establecen la agenda como la Investigación en Seguridad Europea y el Foro de Innovación. Estos canales crean un conflicto estructural de intereses al permitir la presión de la industria para establecer la agenda de investigación de la UE y asegurarse los fondos públicos disponibles. El uso más sistemático de los consorcios de investigación público-privada previstas por la Comisión Europea va a agravar estos problemas y socavar el impulso de la innovación social.

    Aunque la UE ha financiado la investigación que busca explorar y promover alternativas al margen de su programa actual (en particular en su programa Ciencia y Sociedad), nos preocupa que estas oportunidades ya limitadas se restrinjan aún más en el próximo programa.

    Las preocupaciones éticas acerca de muchas de las tecnologías controvertidas que la UE ya está financiando, también han sido dejados de lado. La Guía ética de la UE y los mecanismos de cumplimiento debe ser revisado con urgencia para asegurar que los debates muy necesarios sobre el impacto de las nuevas tecnologías pueden ser considerados y tratados como parte del programa general de investigación. El papel de las ciencias sociales, en particular, no debe ser reducido para facilitar la « aceptación » de las tecnologías.

    La investigación que hará de Europa (y del mundo), un medio ambiente sostenible, un lugar sano y tranquilo para vivir ahora, deben ser priorizados por encima de investigación que ofrece tecnologías comerciales. Nosotros, los abajo firmantes miembros de la sociedad civil y de las organizaciones científicas, pensamos que otra política de investigación e innovación no es sólo posible, sino que es urgentemente necesaria, a fin de responder a los retos a los que nuestras sociedades se enfrentan.

    Hacemos un llamado a las instituciones de la UE a tomar medidas para:

    • Superar el mito de que sólo las tecnologías altamente complejas y de alto coste pueden crear condiciones de sostenibilidad, empleo y bienestar, y en lugar de ello, centrarse en soluciones tangibles a los desafíos ambientales, económicos y sociales
    • Asegúrese de que el concepto de innovación incluye formas adaptadas localmente y formas sociales de innovación, así como también el desarrollo tecnológico, y que facilitan la cooperación y el intercambio de conocimientos entre organizaciones de la sociedad civil y académicas, con el fin de aprovechar todo el potencial de innovación del sector sin ánimo de lucro
    • Establecer una sociedad democrática, participativa y un proceso responsable de toma de decisiones para la asignación de financiación de la investigación, libre de conflictos de interés y el dominio de la industria, que facilita que la sociedad civil pueda participar plenamente tanto en el establecimiento mismo del programa de investigación de la UE como su participación en todos los programas de investigación de la UE;
    • Garantizan que todos los expertos que asesoran a la UE de investigación encargados de formular políticas son designados de forma transparente para proporcionar una competencia neutral e independiente, libre de conflictos de intereses; reemplaza los grupos consultivos y plataformas tecnológicas dominados por la industria, por organismos que proporcionan una representación equilibrada de puntos de vista y de las partes interesadas
    • Garantizan que la investigación realizada con fondos públicos beneficia a la sociedad en general, facilitando de forma sistemática y equitativa la licencia de acceso y el fomento de políticas de libre acceso al código fuente en los próximos Marco Estratégicos Comunes

    Bruxelles, 29 giugno 2011

    Lettera aperta

  • J.M.D. Barroso, Presidente della Commissione Europea
  • Commissari e servizi della Commissione Europea
  • Membri del parlamento Europeo
  • Rappresentanti degli Stati Membri
  • La ricerca pubblica deve beneficiare la società, non il grande business.

    Una lettera aperta sulle strategie per la gestione dei fondi comunitari per la ricerca e l’innovazione.

    La ricerca che oggi è riconosciuta come priorità ed è dunque finanziata avrà un impatto decisivo sul futuro della nostra società e del nostro pianeta. E’ necessario dunque che il programma quadro di ricerca europeo sia guidato dalle necessità della società e dell’ambiente anziché da quelle del grande business.

    La nostra società si trova ad affrontare grandi sfide dal punto di vista ecologico, sociale ed economico. Non è certamente il momento per il “business as usual”, poiché è necessario un cambiamento radicale della società per gestire queste sfide. La ricerca e la tecnologia ricoprono un ruolo cruciale, ma devono – specialmente se sono finanziate da fondi pubblici – dare benefici a tutti i settori della società.

    In questi tempi in rapida evoluzione, ricerca e innovazione svolgono un duplice ruolo: da una parte consentono l’ampliamento della conoscenza e lo svolgimento di un processo decisionale informato, dall’altra possono anche contribuire a far emergere nuovi problemi. La ricerca su energia nucleare, farmaceutica, transgenico, biologia sintetica, nanotecnologie, spazio e militare – ad esempio – ha visto all’opera il grande business beneficiato da generosi sussidi pubblici, nonostante una diffusa preoccupazione sui possibili impatti ambientali e sociali. Questo ha marginalizzato e limitato i finanziamenti disponibili per la ricerca in settori importanti come la tutela ambientale, la politica sanitaria di prevenzione, l’agricoltura biologica e a basso input, il risparmio energetico e le energie rinnovabili, i problemi di approvvigionamento idrico, nonché le scienze sociali che contribuiscono all’analisi dei cambiamenti sociali ed alla risoluzione di problemi che non sono direttamente focalizzati su soluzioni tecnologiche.

    L’agenda della ricerca che da priorità alle quote di profitto e di mercato è incapace di venire incontro alle sfide sociali ed economiche che l’Europa sta affrontando in particolare perché queste sfide richiedono modelli di sviluppo economico alternativi a quelli di massima crescita, massimo profitto che hanno portato a questo eccesso devastante. La ricerca Europea dovrebbe promuovere e focalizzarsi sulle innovazioni che portano soluzioni anziché fare ricerca sulle tecnologie che rappresentano la fine del circuito e che non affrontano le cause alla radice dei problemi che la società si trova ad affrontare.

    Siamo preoccupati, pertanto, che la strategia Europa 2020 e l’iniziativa su Ricerca e Innovazione dell’Unione si focalizzino quasi esclusivamente sulla competitività. Questo prevede una società guidata da scelte tecnologiche anziché basata su soluzioni politico sociali e minaccia di imporre un inaccettabile influenza del grande business nel prossimo programma quadro di ricerca dell’UE (2014-2020).

    Molte delle associazioni firmatarie, che vogliono lavorare in un ampio raggio di tematiche legate alla giustizia sociale, ambientale ed economica hanno espresso i loro dubbi sull’influenza del grande business nell’attuale settimo programma quadro di ricerca “PQ7” dell’UE. Noi abbiamo sottolineato problemi quali la dominazione dell’industria nelle piattaforme tecnologiche europee (EPTs) e negli organismi “informali” di definizione dell’agenda quali il Forum Europeo su Sicurezza, Ricerca e Innovazione. Questi canali creano un conflitto di interesse strutturale, permettendo alle lobby industriali di definire l’agenda della ricerca dell’UE e di assicurarsi l’offerta di fondi pubblici. La sistematica implementazione di partenariati pubblico- privati nella ricerca prevista dalla commissione Europea può esacerbare i problemi esistenti e minare l’innovazione prodotta dalla società.

    L’Unione europea ha già finanziato in misura limitata ricerche volte a esplorare e promuovere alternative (in particolare nel suo programma Scienza e società), ma siamo preoccupati che queste opportunità finora marginali siano ulteriormente limitate nei programmi a venire.

    Le questioni etiche rispetto a molte delle tecnologie controverse che l’UE sta già finanziando sono state inoltre messe al margine. La guida etica dell’UE ed i meccanismi di conformità devono essere urgentemente revisionati per assicurare che i dibattiti più importanto sull’impatto delle nuove tecnologie possano essere indirizzati e considerati come parte dell’intera agenda di ricerca. Il ruolo delle scienze sociali, in particolare, non dovrebbe essere limitato alla “accettazione” delle tecnologie.

    La ricerca che renderà l’Europa (e il mondo) un luogo ecologicamente sostenibile, salubre e pacifico dove vivere deve recuperare un carattere prioritario rispetto alla ricerca che fornisce tecnologie vendibili sul mercato. Noi, le organizzazioni della società civile e del mondo scientifico che firmano, pensiamo che un’altra politica della ricerca e dell’innovazione non è solo possibile, ma assolutamente necessaria per rispondere alle sfide che le nostre società si trovano ad affrontare.

    Invitiamo quindi le istituzioni europee ad adottare misure per:

    • Superare il mito che solo tecnologie altamente complesse e costose possono portare al raggiungimento degli obiettivi di sostenibilità, occupazione e benessere e focalizzarsi invece su soluzioni concrete per affrontare le sfide ambientali, economiche e sociali.
    • Assicurare che il concetto di innovazione includa forme sociali e localmente adattate di innovazione allo stesso modo dello sviluppo tecnologico e facilitare la cooperazione e lo scambio di conoscenze tra le organizzazioni della società civile e del mondo accademico al fine di realizzare le potenzialità innovative del settore non-profit.
    • Stabilire un processo decisionale democratico, partecipativo e trasparente per l’allocazione dei finanziamenti alla ricerca, libero dai conflitti di interessi e dalla dominazione dell’industria consentendo alla società civile la piena partecipazione ai programmi di ricerca dell’UE, sin dalla definizione dell’agenda.
    • Garantire che tutti gli esperti e consulenti per la ricerca nell’UE siano nominati in modo trasparente per fornire competenze imparziali e indipendenti, liberi da conflitti di interessi; sostituire i gruppi di esperti e le piattaforme tecnologiche dominati dall’industria con gruppi che forniscano una visione bilanciata dei punti di vista e dei portatori di interesse.
    • Assicurare che i benefici della ricerca finanziata con fondi pubblici siano fruibili dalla società in modo sistematico, favorendo le politiche di accesso open source nel prossimo Inquadramento strategico comunitario.

    Bruksela, 29 Czerwiec 2011

    Do:

  • J.M.D. Barroso, Przewodniczącego Komisji Europejskiej
  • Komisarzy i Służb Komisji Europejskiej
  • Członków Parlamentu Europejskiego
  • Przedstawicieli Krajów Członkowskich
  • Badania publiczne powinny służyć społeczeństwu a nie wielkiemu biznesowi

    List otwarty w sprawie wspólnych ram strategicznych dla finansowania unijnego na rzecz badań naukowych i innowacji

    Obecnie finansowane i stanowiące priorytet badania będą miały decydujący wpływ na przyszłość naszych społeczeństw oraz naszej planety. Istotne jest, aby ramy unijne na rzecz badań były przystosowane do potrzeb społeczeństwa i środowiska naturalnego, a nie wielkiego biznesu.

    Nasze społeczeństwa stoją przed ogromnymi wyzwaniami ekologicznymi, społecznymi i ekonomicznymi. Z pewnością nie ma teraz czasu na „zwykłe działania”, społeczeństwo potrzebuje radykalnych zmian, w ramach których zostaną podjęte powyższe wyzwania. Badania i technologia odgrywają ważną rolę, lecz muszą – zwłaszcza gdy są finansowane ze środków publicznych – przynosić korzyść całemu społeczeństwa.

    W dzisiejszych szybko zmieniających się czasach, badania i technologia odgrywają podwójną rolę: umożliwiają szerzenie wiedzy i świadome podejmowanie decyzji, a jednocześnie przyczyniają się do powstawania problemów. Pomimo powszechnych obaw dotyczących skutków społecznych i środowiskowych, wielki biznes przeznaczał duże dotacje ze środków publicznych na badania nad energią jądrową, przemysłem farmaceutycznym, inżynierią genetyczną w rolnictwie, biologią syntetyczną, nanotechnologią, przestrzenią kosmiczną oraz na badania wojskowe. To skutkowało odsunięciem na dalszy plan i ograniczeniem finansowania na badania w tak ważnych dziedzinach jak ochrona środowiska, profilaktyka zdrowotna, rolnictwo organiczne i niskonakładowe, oszczędność energii i energie odnawialne, toksykologia, dostawy wody, zrównoważone rybołówstwo a także badania w dziedzinie nauk społecznych, które przyczyniają się do zmian społecznych i nie proponują rozwiązań opierających się głównie na technologii.

    Programy badawcze traktujące priorytetowo zysk i udział rynku nie są w stanie sprostać wyzwaniom społecznym i środowiskowym, przed jakimi stoi Europa, przede wszystkim, dlatego iż potrzebne są alternatywy dla modeli rozwoju gospodarczego opartych na wysokim wzroście i dużym zysku, które były dotychczas wdrażane na tak ogromnym skalę. Badania europejskie powinny promować i skupić się na innowacji dostarczającej rozwiązań, a nie inwestować w technologie „końca rury”, które nie stawiają czoła źródłom problemów, z jakimi boryka się społeczeństwo.

    Dlatego jesteśmy niezmiernie zaniepokojeni, że Strategia „Europa 2020” i projekt przewodni „Unia innowacji” odnoszą się do badań i innowacji uwzględniając jedynie perspektywę konkurencyjności. To służy budowaniu społeczeństwa opartego na rozwiązaniach technologicznych a nie polityce społecznej i grozi powstaniem stronniczości w stosunku do korporacji w kolejnym programie ram badawczych UE (2014-2020).

    Wiele spośród niżej podpisanych organizacji, które działają na rzecz szeroko pojętej sprawiedliwości społecznej, środowiskowej i ekonomicznej, wyraziło zaniepokojenie uprzywilejowaną pozycją korporacji w obecnym programie badawczym UE 7PR. Wyodrębniliśmy takie problemy jak zdominowanie przez przemysł Europejskich Platform Technologicznych oraz powstanie „nieformalnych” organów planowania takich jak Europejskie Forum Badań i Innowacji w Dziedzinie Bezpieczeństwa. Pozwalanie lobby przemysłowemu na wyznaczanie programów badawczych UE, a następnie zdobywanie funduszy publicznych po obniżonej cenie prowadzi do powstania strukturalnego konfliktu interesów. Przewidziane przez Komisję Europejską bardziej regularne korzystanie z partnerstw publiczno-prywatnych przyczyni się do pogorszenia obecnych problemów oraz osłabi innowacje społeczne.

    Podczas gdy UE finansuje badania, które mają na celu szukanie i promowanie alternatywnych rozwiązań na marginesie obecnego programu (w szczególności zaś w ramach programu Nauka i Społeczeństwo), obawiamy się, że ograniczone już możliwości będą podlegać kolejnym restrykcjom w następnym programie.

    Kwestia obaw natury etycznej wznoszonych w stosunku do wielu kontrowersyjnych technologii finansowanych przez UE została zsunięta na boczny tor. Wytyczne etyczne UE i mechanizmy zgodności powinny zostać odnowione, tak aby zagwarantować, że bardzo potrzebna debata na temat wpływu nowych technologii zostanie uwzględniona w całym programie badań. Szczególnie rola nauk społecznych nie powinna ograniczać się do ułatwiania „dopuszczalności” technologii.

    Obecnie najważniejsze muszą stać się badania, które sprawią, iż Europa (i świat) będzie zrównoważona środowiskowo oraz stanie się zdrowym i spokojnym miejscem, a nie badania dostarczające technologii rynkowych. My niżej podpisane organizacje działające na rzecz społeczeństwa obywatelskiego oraz nauki uważamy, że inna polityka dotycząca badań i innowacji jest nie tylko możliwa, ale szczególnie potrzebna, aby odpowiedzieć na wyzwania, przed którymi stoją nasze społeczeństwa.

    Wzywamy instytucje UE do podjęcia działań, które:

    • Obalą mit, iż jedynie wysokozaawansowane i kosztowne technologie mogą przyczynić się do zrównoważonego rozwoju, wzrostu zatrudnienia oraz dobrobytu i skoncentrują się na namacalnych rozwiązaniach problemów środowiskowych, ekonomicznych i społecznych.
    • Zapewnią, że pojęcie innowacyjności uwzględni jej lokalne i społeczne formy, a także rozwój technologiczny oraz ułatwi współpracę i wymianę wiedzy pomiędzy organizacjami społeczeństwa obywatelskiego a środowiskiem akademickim, tak aby wykorzystać potencjał innowacyjny sektora non-profit.
    • Przyczynią się do stworzenia demokratycznego, bezpośredniego i odpowiedzialnego procesu podejmowania decyzji dotyczących finansowania badań, wolnego od konfliktu interesów i dominacji przemysłu, oraz umożliwią społeczeństwu obywatelskiemu odgrywanie pełnej roli w wyznaczaniu programu badań UE i uczestniczeniu we wszystkich programach badawczych UE.
    • Zapewnią, że wszyscy eksperci doradzający decydentom ds. badań UE są wyznaczani w przejrzysty sposób, tak aby dostarczać bezstronnej i niezależnej ekspertyzy, wolnej od konfliktu interesów; zastąpią zdominowane przez przemysł grupy doradcze i platformy technologiczne organami, które będą stanowić zrównoważoną reprezentację poglądów oraz udziałowców.
    • Zagwarantują, że badania finansowane ze środków publicznych przyniosą korzyść różnym grupom społecznym poprzez regularne zezwalanie na równy dostęp i promowanie zasad wolnego dostępu w kolejnych wspólnych ramach strategicznych.
     


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