Fonds documentaire | Sciences Citoyennes
A la une

L’Artémisinine, emblème du meilleur des mondes de la biologie de synthèse

Par et
mardi 12 avril 2016
Miniature

La biologie synthétique, discipline technoscientifique émergente, a pour objectif de reformater les êtres vivants existant en modifiant profondément leur ADN.
Pour saisir certaines des questions soulevées par ce domaine, nous présentons ici l’exemple de l’artémisinine. Molécule recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le traitement du paludisme, l’artémisinine est une substance naturellement présente dans une plante, l’armoise annuelle. Depuis 2006, une version produite par des levures génétiquement modifiées par biologie de synthèse est également disponible. Mise en avant pour démontrer les bienfaits de ces nouvelles approches biotechnologiques, l’artémisinine est aussi un cas d’école des pratiques et conséquences de ce domaine émergent : rôle central de chercheurs-entrepreneurs, investissements de grands groupes multinationaux, brevetage du vivant, mise en péril d’économies rurales au Sud… le tout porté par la promesse d’un avenir radieux devant inévitablement advenir grâce aux progrès technologiques.
Dix ans après ses débuts, l’avenir industriel de cette pilule miracle semble pourtant remis en cause. La menace n’est pas portée par une nouvelle technologie, mais par des améliorations de pratiques en matière de diagnostic du paludisme et de soutien aux cultures d’armoise en plein champ. Lire la suite…

Fiches de synthèse sur la sélection en recherche participative

Par
lundi 5 août 2013
Miniature

L’évolution de nos systèmes agricoles et alimentaires touche chacun d’entre nous dans notre quotidien. Sur le thème de la « Reconnaissance sociale et réglementaire », le projet ReSoRIV ambitionnait de rendre visible l’innovation collective en matière de semences émanant de paysans et de chercheurs. Il s’est construit et s’est déroulé avec ce souci constant de faire connaître et de mettre en dialogue les acteurs pour apporter un cadre serein de développement d’une vision forte de l’agro-écologie, grâce à des semences adaptées et adaptables par les utilisateurs eux-mêmes.

Plusieurs fiches réalisées dans le cadre du projet ReSoRIV synthétisent donc les résultats scientifiques issus de projets de sélection participative, de thèses, de publications académiques et reviennent sur des thématiques spécifiques.

Sélection participative

resoriv_selection participative

Questions réglementaires posées par les paysans du Réseau Semences Paysannes

resoriv_RSP-questionsréglementation Lire la suite…

Parutions en nombre à la FSC !

Par
vendredi 18 janvier 2013
Miniature

Quatre ouvrages écrits ou co-écrits par des administrateurs de la FSC viennent de paraître.

Une bonne manière d’appréhender différentes approches critiques de la technoscience et de ses usages.
Lire la suite…

Gouvernance de la recherche – Régulation, organisation et financement

Par
mardi 10 janvier 2012
Miniature

La gouvernance de la recherche  comprend la régulation, l’organisation et la gestion du travail scientifique et défini comment et avec la participation de qui sont prises les décisions relatives à la recherche, notamment quant aux priorités et sujets de recherche, à la sélection et conception des méthodes, à la coopération et aux synergies entre différentes parties du système de recherche et au contrôle de qualité des résultats. Dans le contexte actuel de transformations majeures dans nos sociétés qui vont avec une crise du système de recherche, d’expertise et d’innovation,  la gouvernance de la recherche est confrontée à de multiples défis. Ainsi, la recherche et sa gouvernance ont attiré de façon croissante l’intérêt des associations, des médias et des citoyens faisant d’elle un sujet public au delà de la communauté scientifique, les décideurs politiques et l’industrie. En conséquence, la recherche est appelée à devenir plus réflexive sur ses effets collatéraux, plus complexe pour appréhender des causalités indirectes et de long terme, plus libre par rapport aux intérêts politico-économiques de court terme. Un nouveau modèle de gouvernance délibératif émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales. Lire la suite…

L’étiquetage biométrique des individus

Par
lundi 9 janvier 2012
Miniature

Biométrie, RFID, NBIC, nanotechnologies : un flot de néologismes s’immisce dans notre vocabulaire pour désigner des développements technologiques plus ou moins récents, qui pourraient avoir un impact important sur la société de demain. Les développements récents de la biométrie permettent d’interroger les visions du monde et les impacts sur le fonctionnement démocratique de nos sociétés dont ces technologies sont porteuses. Lire la suite…

Recherche participative – L’exemple de la sélection participative

Par , et
lundi 9 janvier 2012
Miniature

Les crises sanitaires, alimentaires et environnementales répétées ont mis à mal le schéma des décisions en matière de politique scientifique et technique, basées sur une science neutre et objective et une prédominance de l’expertise scientifique. Un nouveau modèle de gouvernance délibératif émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales.

Par nature, la sélection de semences industrielles génétiquement homogènes n’envisage l’adaptation aux défis environnementaux que par le prisme de l’amélioration des intrants chimiques. Au contraire, la sélection participative met les paysans au cœur du processus de la sélection, valorise la diversité génétique des semences et l’utilise pour répondre aux besoins spécifiques des différents terroirs et des variations climatiques.

Ils ‘agit de valoriser un nouveau mode d’innovation mieux adapté aux urgences environnementales et climatiques que constituent la sauvegarde de la biodiversité et la limitation des intrants chimiques dans les pratiques agricoles. Lire la suite…

Le dialogue multi-acteurs « sciences et société » – Cas du Forum Mondial Sciences et Démocratie

Par
lundi 9 janvier 2012
Miniature

L’impact des sciences et des technologies sur le quotidien de tout un chacun, qu’il soit scientifique ou non, est avéré. Le changement climatique, la biodiversité, les nanotechnologies, la souveraineté alimentaire, pour ne citer qu’eux, sont autant de sujets qui engendrent un questionnement de la part de la société civile au sens large et des acteurs sociaux en particulier. Aussi, à différentes échelles, observe-t-on la mise en place d’espaces de dialogues, d’échanges, de production commune pour que les scientifiques et les acteurs associatifs, sociaux, militants fassent un pas les uns vers les autres en vue d’une plus grande prise en compte du « citoyen » dans les orientations de la rechercher scientifique. Le Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD), initié par les mouvements sociaux, en est l’illustration au niveau international. Il a pour but de proposer un espace autonome où les scientifiques et les institutions d’une part, les ONG et les mouvements sociaux d’autre part pourraient dialoguer et envisager des partenariats à plus ou moins long terme. Lire la suite…

Risques et lanceurs d’alerte

Par
lundi 9 janvier 2012
Miniature

Effets délétères de l’amiante et du bisphénol A, impacts négatifs des plantes génétiquement modifiées, risques occasionnés par les ondes électromagnétiques, conséquences dramatiques de nos rejets industriels de CO2, excès de sel dans notre alimentation, autant de sujets mis sur la place publique parce que quelqu’un, un jour, a décidé de sonner l’alarme, se transformant en « lanceur d’alerte », en informant la société civile et les pouvoirs publics. Malheureusement, le temps que le risque soit publiquement reconnu et même s’il est effectivement pris en compte, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d’alerte, qui agit à titre individuel parce qu’il n’existe pas à l’heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système hiérarchique qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers, professionnels ou politiques.

L’absence actuelle de dispositif juridique permettant une protection du lanceur d’alerte et un encadrement du traitement de l’alerte est d’autant plus grave que la recherche et son développement sont pilotés de plus en plus largement par des intérêts industriels nécessitant des retours sur investissements rapides, et où les études d’évaluation des risques sont souvent portées par des groupes d’experts mandatés et financés en partie par les entrepreneurs eux-mêmes.

Les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement sur ces questions ayant fait l’objet d’un enterrement de première classe, la Fondation Sciences Citoyennes vient d’élaborer une proposition de loi de protection de l’alerte et de déontologie de l’expertise. Lire la suite…

La réforme de l’enseignement supérieur – Exemple des nanosciences et des nanotechnologies

Par
lundi 9 janvier 2012
Miniature

Les systèmes d’enseignement supérieur européens sont traversés par d’importantes réformes visant à leur harmonisation au niveau mondial. Le principal moteur de ces réformes est le choix de s’adapter à l’économie de l’innovation, dans laquelle la production et l’utilisation du savoir sont la source de la productivité économique. Le secteur émergent des nanosciences et nanotechnologies (NSNT) constitue un exemple frappant de cette transformation consacrant l’université comme lieu de formation adaptée à des travailleurs de l’économie de l’innovation. Les enjeux de ces réformes touchent à la place du savoir et du savoir-faire dans notre société, devenue centrale dans l’économie de l’innovation mais aussi pour la construction d’une démocratie juste et effective dans un monde complexe. Lire la suite…

Fichage génétique – Refus du prélèvement d’ADN et ouverture du débat sur la génétique

Par
lundi 9 janvier 2012
Miniature

Le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) a été mis en place en France en 1998 pour répertorier les empreintes génétiques associées aux infractions à caractère sexuel. Plusieurs lois successives ont élargi la liste des infractions passibles d’inscription au FNAEG. Aujourd’hui, les empreintes génétiques de plus d’1,2 millions de personnes y sont ainsi consignées. Depuis 2004, des personnes condamnées pour des délits mineurs (faucheurs d’OGM, syndicalistes, militants anti-pubs…) refusent le prélèvement et sont poursuivies par la justice. Ces procès font émerger un nouveau débat autour de la génétique, axé sur son utilisation pour le fichage des populations. Interrogée de façon globale et non plus sous le coup de l’émotion suscitée par quelques affaires emblématiques, cette technique se révèle être un outil de fichage et de contrôle des populations d’une intensité et d’une précision encore inégalées. Ces débats sont également l’occasion de mettre en avant la fragilité des dispositifs censés assurer la protection des droits et libertés individuelles et qui reposent sur des connaissances scientifiques largement remises en cause aujourd’hui. Enfin, ils obligent à interroger dans toutes leurs dimensions, les futurs rendus possibles par ces technologies. Lire la suite…

Biologie synthétique – Questions autour de nouvelles promesses

Par
lundi 9 janvier 2012
Miniature

La biologie synthétique est une nouvelle discipline scientifique à la croisée de la biologie, des sciences de l’ingénieur et de l’informatique. Son ambition est de construire de nouveaux dispositifs biologiques pour reformater les organismes vivants existants et les adapter aux besoins de l’homme. Depuis quelques années des annonces sur la biologie synthétique se multiplient accompagnées d’un discours sur sa nouveauté radicale.

Les plus gros investissements sont réalisés par des multinationales du pétrole, de la chimie, du médicament, des biotechnologies en associant des start-up mais la recherche publique est également partie prenante.

Actuellement, aucune régulation spécifique n’existe pour encadrer la biologie synthétique.

La biologie synthétique, comme les OGM, mobilisent un discours sur la maîtrise du vivant, reposent sur une même réduction du vivant à l’ADN et sont présentées comme des technologies qui vont résoudre les principaux maux de la planète.

Plusieurs risques sont liés à la biologie synthétique à partir de la dissémination du vivant modifié et de l’extension de la privatisation du vivant jusqu’à l’utilisation des agents modifiés pour des armes bactériologiques.

Ces technologies ont un impact potentiel énorme sur les sociétés, touchant de multiples dimensions : sanitaire, politique, économique, environnementale, philosophique… Lire la suite…