Déontologie de la recherche | Fondation Sciences Citoyennes
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Mise en liberté de mouches génétiquement modifiées en Espagne

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lundi 27 juillet 2015
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Des essais à grande échelle mettent en risque la biodiversité et la production d’olives dans la région méditerranéenne.

La société britannique Oxitec prévoit la libération de mouches de l’olive génétiquement modifiés, en Catalogne (Espagne). Ces insectes sont modifiés de façon à ce que les descendantes femelles meurent (à l’état larvaire, dans les olives), tandis que les générations mâles survivent. L’objectif de la société Oxitex est de libérer jusqu’à 5000 mouches par semaine, dans une région proche de Tarragone, sur une zone expérimentale d’environ 1000m2. Face aux risques de modification de la biodiversité et de dissémination, y compris dans des productions d’agriculture biologique, des organisations, dont la Fondation Sciences Citoyennes, demandent l’interdiction de toute libération de ces espèces.

Une information plus complète est disponible en anglais ci-dessous :

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Contribution de la Fondation Sciences Citoyennes à la consultation publique dans le cadre de la Stratégie Nationale de Recherche

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vendredi 23 mai 2014
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Paris, le 23 mai 2014

Introduction

Les contributions au débat de ces derniers années sur l’avenir de la recherche en France ont le plus souvent mis l’accent sur le manque de moyens et de postes de la recherche publique et sur la réforme des structures susceptibles d’améliorer la « productivité » de la science française. Mais la crise de notre système de recherche, d’expertise et d’innovation est autrement plus profonde. Nos sociétés traversent trois transformations majeures qui sont autant de défis pour nos institutions de recherche et leurs rapports avec la société:

→ La marchandisation de la science : rôle accru de la connaissance dans la production et la captation de la valeur ajoutée économique, affirmation des normes marchandes dans la production et la validation des savoirs, mise en concurrence mondiale des systèmes de recherches nationaux, montée de nouvelles formes d’appropriation des savoirs et du vivant, exhortations à la « compétitivité » des chercheurs de la part des dirigeants des organismes et des responsables politiques.

→ La montée des aspirations citoyennes : élévation du niveau culturel et demande de participation des citoyens aux choix et actions de recherche plutôt que de délégation, prise de conscience que tout « progrès » n’est pas bon à prendre et doutes sur la capacité de la science à contrôler les effets de ses propres découvertes, émergence d’une « société de la connaissance disséminée » où de multiples associations et organisations non-gouvernementales contribuent à la production de savoirs et d’innovations qui font la richesse de notre démocratie, du lien social et de notre économie.

→ L’entrée dans un monde fini où les effets secondaires des technologies ne peuvent plus être négligés : la science devenue technoscience, qui a voulu maîtriser la planète sur le mode de la conquête, est aujourd’hui questionnée dans ses paradigmes et amenée à jouer un rôle nouveau (principe de précaution, développement durable).

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Andrés Carrasco : l’ennemi du glyphosate et des épandages aériens vient de mourir en Argentine

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mardi 13 mai 2014
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Andrés Carrasco vient de mourir. Ce scientifique a confirmé les effets dévastateurs du glyphosate, il soutenait par ses enquêtes les populations victimes d’épandages aériens et contestait le fait que la science soit au service des multinationales. Nous joignons la dernière interview qu’il nous accorda.

Par Darío Aranda. Paru dans Lavaca le 10 mai 2014 avec des ajouts de El Pais et Pagina 12(Traduction Christian Berdot)

Lors d’une de ses visites à notre Chaire autonome de communication sociale, le scientifique nous racontait comment il avait décidé de révéler ses recherches sur les effets mortels du glyphosate : il était dans le sud en train de pêcher, tout seul, profitant de la beauté de cette carte postale naturelle. Il savait que ce qu’il avait constaté était essentiel et il sentait que le silence qui l’entourait était un immense cri. « Fais quelque chose ! ». Pour pouvoir le faire tout seul, il avait besoin de trouver « un journal sérieux et correct ». De là-bas, il appelait alors notre journal. Par Darío Aranda.

« Je suis chercheur au CONICET (Conseil national de recherches scientifiques et techniques) et j’ai étudié l’impact du glyphosate sur les embryons. Est-ce que vous voudriez voir cette étude ? »

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Censure scientifique : des chercheurs condamnent le retrait de l’étude Séralini

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jeudi 6 février 2014
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Article publié le 29 janvier 2014 par Générations Futures :

http://www.generations-futures.fr/pesticides/censure-scientifique-des-chercheurs-condamnent-le-retrait-de-letude-seralini/

Quarante et un scientifiques et experts demandent la republication de l’étude Séralini sur le maïs OGM Nk603 et le Roundup retirée indument par le journal Food and Chemical Toxicology. Les scientifiques du monde entier sont invités à joindre leurs signatures contre cette censure de la science*.
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Transhumanisme : pour quoi faire ?

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mardi 14 janvier 2014
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Texte paru dans le numéro 418 de la revue Silence

Le projet transhumaniste est vieux comme le monde humain : depuis toujours les hommes ont rêvé de géants, de sorciers, de héros invincibles ou immortels. Ce qui est nouveau c’est que l’accélération récente des capacités techniques apporte de l’eau au moulin transhumaniste dans la plupart des domaines, rendant crédibles des délires jusqu’ici à peine pensables.

Et ce mouvement profite de deux phénomènes inédits : d’une part la mort de Dieu qui crée un vide à occuper par d’autres puissances issues de l’homme, d’autre part les catastrophes environnementales qui obligent à réagir au nom de la survie. Les réponses transhumanistes à ces défis dessinent, de façon encore très imprécise, un monde où l’homme (certains ? la plupart ? tous ?) bénéficierait de nouveaux pouvoirs grâce à des technologies en progrès exponentiel et illimité. L’humanité accéderait alors à la stature des héros rêvés depuis toujours, ce qui lui permettrait d’échapper au sort funeste que ses propres actions ont préparé. Le transhumanisme se veut donc aussi une réponse à la crise écologique, mais c’est par la négation, voire l’exacerbation, des phénomènes qui ont créé la crise. Logiquement, il rencontre la sympathie de tous les acteurs irresponsables qui nient ces évènements (négationnistes) ou qui en profitent (investisseurs en quête éperdue de croissance infinie). C’est dire que ce qui pourrait passer pour délire infantile venu du pays de Disney est à prendre au sérieux.

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Parution du livre La France nucléaire – L’art de gouverner une technologie contestée de Sezin Topçu le 19 septembre 2013

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vendredi 4 octobre 2013
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La France nucléaire de Sezin TopçuQu’avons-nous appris de Tchernobyl, puis de Fukushima ? Pourquoi est-il toujours tabou d’évoquer l’option d’une sortie du nucléaire en France, alors que nous ne sommes pas à l’abri ? pas plus que les Japonais ? d’un accident majeur ? Quel est donc l’art de faire vivre l’énergie nucléaire, cette fierté nationale, cette exception française ? Comment les Français, très sceptiques vis-à-vis de l’atome dans les années 1970, sont-ils parvenus à l’« aimer » ou, en tout cas, à l’accepter ? Qu’est devenu, au cours du temps, le mouvement antinucléaire d’il y a quarante ans, alors un des plus forts d’Europe ? Quel rôle l’État et les organismes nucléaires ont joué dans ces transformations ? De quelle façon la prise en charge institutionnelle des critiques a-t-elle orienté les conditions de citoyenneté à l’âge atomique ?
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Parution du livre Toxique planète – Le scandale invisible des maladies chroniques d’André Cicolella le 10 octobre 2013

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vendredi 4 octobre 2013
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Toxique Planète A. CicolellaAujourd’hui, 2 décès sur 3 dans le monde sont le fait des maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires ou respiratoires, cancers, diabète…). En France, ces maladies progressent 4 à 5 fois plus vite que le changement démographique. Le cancer touche 1 homme sur 2 et 2 femmes sur 5. Les coûts générés font imploser les systèmes de santé. Face à cette catastrophe sanitaire, il est temps de réagir. Les maladies chroniques ne sont ni un simple effet du vieillissement ni une fatalité : notre environnement moderne est en cause. Des milliers de molécules chimiques l’ont contaminé mais aussi la malbouffe, la sédentarité, la pollution urbaine, le travail précaire et stressant et les inégalités au Nord comme au Sud. Lire la suite…

Albert le juste (Politis, 19 septembre 2013)

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vendredi 4 octobre 2013
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Ce texte, hommage à Albert Jacquard, a été publié dans l’édition du 19 septembre 2013 de Politis.

Albert Jacquard est mort, ça devait arriver (87 ans) et il prévoyait cette issue avec philosophie, comme pour tout, mais aussi avec humour. Généticien des populations, féru de statistiques, il aimait dire pour chaque année à laquelle il avait survécu : « mon espérance de vie a encore augmenté ! ». Il va nous manquer  dans ce monde où l’intellectuel de terrain se fait rare. Lire la suite…

Maîtriser la science

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vendredi 4 octobre 2013
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Cet article est paru dans l’édition du Monde du 19 mars 1988. Il a également été diffusé en anglais dans la revue Nature. La disparition récente d’Albert Jacquard, cosignataire de cet article avec Jacques Testart, président d’honneur de la FSC et de nombreux autres scientifiques de renom nous a incité à le diffuser à nouveau. Il reste d’une terrible actualité.

Bonne (re-)lecture ! Lire la suite…

Les obscurantistes de l’AFIS

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vendredi 20 septembre 2013
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Comme il arrive pour chaque ouvrage ou article hostile aux PGM, mon dernier livre [1] a été cloué au pilori transgénique par des gens qui prétendent défendre la science en servant ses perversions technologiques [2]. Ainsi L.-M. Houdebine, président de l’AFIS (association française pour l’information scientifique) pense avoir accompli sa mission en contestant quelques uns de mes chiffres à l’aide d’autres chiffres tout aussi contestables. Je pourrais répondre point par point mais ce jeu est peu utile. Plutôt que ces rituels qui laissent démunis les lecteurs peu avertis, un éditeur bordelais, hélas vite éliminé par la compétition économique, avait proposé et mis en œuvre de 2006 à 2012 des ouvrages contenant de véritables débats contradictoires sur des thèmes controversés. La formule de Michael Laine (éditions Prométhée) consistait à faire rédiger par chacun des deux protagonistes (des opposants notoires dans la controverse) un texte de plusieurs dizaines de pages « pour ou contre », puis à échanger les copies pour des réponses plus courtes où chacun tentait de démonter les arguments de l’autre. L’échange de ces réfutations conduisait à une conclusion, en quelques pages, par chacun des auteurs , tous ces textes étant calibrés équitablement. Ainsi, sans jamais se rencontrer, les tenants des deux positions s’acculaient mutuellement (mais avec la sérénité que permet le temps et la distance) dans leurs retranchements respectifs d’où le lecteur pouvait retirer quelques vérités utiles à son jugement [3]. Cette formule avait aussi le mérite de rappeler  que la science est une production sociale et que, mise au service d’un système économique, ses vérités sont aussi suspectes que celles qui soutiennent les grands projets inutiles ou la croissance infinie. Lire la suite…

Afis : information scientifique ou manipulation de l’opinion ?

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vendredi 20 septembre 2013
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Article de Fabrice Flipo, administrateur de la Fondation Sciences Citoyennespublié sur rue89

Si l’on en croit les tribunes de Jérôme Quirant, des associations sans aucune légitimité alimenteraient des peurs irraisonnées dans l’opinion et bloqueraient « le progrès ». Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux appel de Heidelberg, lancé peu avant le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992.

Le problème avec ce soi-disant promoteur de la « science », c’est qu’il fait un usage extrêmement libre de « la science ». Les erreurs sont grossières, la méconnaissance des dossiers est flagrante, même pour un amateur éclairé.

Aucun de ses articles ne tiendrait plus d’une minute devant un panel pluraliste composé d’experts reconnus dans les domaines concernés.
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