Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen | Sciences Citoyennes

Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen

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jeudi 20 mars 2014

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Ouvrage de Benjamin Sourice publié aux éditions Charles Leopold Mayer en février 2014

couverture-plaidoyer pour un contre-lobbying citoyenDans une société où le risque technologique est devenu un sujet de préoccupation du citoyen, ce livre questionne les liaisons dangereuses qui unissent experts, décideurs et industriels dans des politiques d’orientation technologique trop souvent imposées sans aucune forme de consultation. La nécessité d’un encadrement plus strict des conflits d’intérêts est ainsi devenue un enjeu majeur pour la défense des principes de transparence et d’indépendance de la décision publique.


Benjamin Sourice étudie en détail les méthodes de lobbying moderne et les mécanismes conduisant à la capture de la prise de décision publique par des intérêts privés. Il s’appuie sur l’étude de divers scandales – amiante, Mediator, OGM – et illustre son propos d’exemples récents pour éclairer les rouages opaques d’un système évoluant aux marges du lobbying et de la corruption. Ces manquements graves finissant par jeter indistinctement l’opprobre sur l’action publique et ses représentants, ils nourrissent in fine la démagogie populiste au détriment du projet démocratique.

Développant une analyse des alternatives, cet ouvrage est aussi un appel aux citoyens pour ériger de nouveaux contre-pouvoirs afin de penser la démocratie de demain, entre ouverture et participation citoyenne.

Cet ouvrage est paru en partenariat avec la Fondation Sciences Citoyennes et Corporate Europe Observatory.

Jacques Testart en a rédigé la préface : http://jacques.testart.free.fr/pdf/texte927.pdf

 

Préambule de la Fondation des Sciences Citoyennes

Ce livre de notre ami Benjamin Sourice est une arme bienvenue pour tous ceux qui veulent réduire l’influence perverse des lobbies et la FSC est heureuse de contribuer à sa diffusion. Nous tenons toutefois à souligner une divergence avec son auteur. Celle-ci n’est pas théorique, mais de nature stratégique. Benjamin l’affirme à plusieurs reprises : on ne peut pas empêcher la corruption ni le lobbying ; alors, écrit-il, plutôt que rêver d’interdiction, il faut construire un contre-pouvoir citoyen. Pourtant, bien des lois existent contre certains comportements qui leur résistent (tuer sa belle-mère, ne pas payer ses impôts,…). Et la corruption, qui se porte assez bien, est légalement condamnée. Pourquoi pas le lobbying qui, finalement, est un moyen pour obtenir des avantages particuliers au détriment de l’intérêt général ? Cette discussion se poursuit dans la société civile où l’on note que certaines ONG veulent jouer dans la cour des grands (qui est celle des corrupteurs) en revendiquant le droit de faire elles aussi du lobbying, sans mesurer la dimension non éthique de cette proclamation, ni leur impuissance prévisible tant leurs moyens sont dérisoires au regard de ceux des multinationales ! D’où la préférence du terme « plaidoyer » par d’autres associations, dont la FSC, qui veulent se faire entendre pour parvenir au bien commun sans mimer la stratégie des puissances de l’ombre et de l’argent, par exemple en refusant de s’inscrire sur les mêmes registres que les lobbyistes. Nous pensons que c’est ainsi que l’on mènera plus sûrement un combat résolu contre la criminalité lobbyiste.

Association pour une Fondation des Sciences Citoyennes (FSC), mars 2014