Débat « Grandes cultures et Alimentations : pourquoi la recherche utilise-t-elle les biotechnologies ? » | Fondation Sciences Citoyennes

Débat « Grandes cultures et Alimentations : pourquoi la recherche utilise-t-elle les biotechnologies ? »

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Vendredi 11 janvier 2013

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Le 2ème débat public entre le collectif Nos Campagnes Sans OGM et l’INRA se tiendra le jeudi 24 janvier à l’ESSCA d’Angers de 19h30 à 22h30.

Plan d’accès à l’ESSCA : http://www.essca.fr/FR/Pages/plan_acces.aspx

Pour ce 2ème débat intitulé Grandes cultures et Alimentations : pourquoi la recherche utilise-t-elle les biotechnologies ? les intervenants seront :

- Michel Beckert : agronome et président du Centre INRA de Clermont Ferrand-Theix
- Matthieu Calame : agronome et directeur de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme
- Florent Mercier : paysan à Bouchemaine (49) et membre du réseau Semences Paysannes
- Claude Souriau : paysan à St Gervais les trois Clochers (86) et membre de l’association Cultivons la Biodiversité

Le 3e débat de ce cycle se tiendra le jeudi 4 avril à Angers. Il portera sur le lien entre recherche agronomique et agricultures.

Vous trouverez ci-dessous un texte de présentation de cette initiative :

Préambule : par la signature de ce texte commun, nous souhaitons poser le cadre de trois débats contradictoires initiés et portés collectivement par le centre INRA Angers-Nantes et le collectif Nos Campagnes Sans OGM.

De nos jours, les activités scientifiques et leurs applications techniques, dans des domaines aussi variés que l’environnement, la santé, l’énergie, l’organisation sociétale ou l’agriculture, sont susceptibles de transformer notre société, et ceci avec une vitesse sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Ces transformations, aux conséquences positives ou négatives (avérées ou perçues), parfois peu ou pas réversibles, interpellent notre responsabilité et appellent notre action, pour le bien-être des générations futures et pour notre planète.

Certaines innovations biotechnologiques issues de la recherche agronomique créent des tensions et suscitent des débats au sein de la société, à propos de leurs effets constatés ou supposés, qu’ils soient environnementaux, sanitaires, sociaux, économiques, juridiques ou éthiques. Par ailleurs, certaines de ces technologies sont largement mises en œuvre en agriculture dans d’autres pays. Depuis le milieu des années 1990, des collectifs agricoles et citoyens se sont créés en réponse à l’arrivée sur le marché et dans les champs des plantes génétiquement modifiées et des organismes vivants brevetés. Ils interpellent aussi bien les chercheurs que les décideurs politiques ou les acteurs économiques.

En tant qu’organisme public de recherche finalisée, l’INRA s’engage, dans le domaine ici envisagé, à accroître les connaissances scientifiques nécessaires à la maîtrise des biotechnologies végétales ainsi qu’à favoriser le développement d’innovations en ciblant des caractères agronomiques d’intérêt collectif répondant à des défis décisifs pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. L’INRA a également pour mission de constituer des ressources publiques accessibles et de renforcer les capacités d’expertise sur les impacts de ces innovations. L’INRA s’engage en outre à ouvrir le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes sur les avantages, impacts et risques des biotechnologies.

De son côté, le collectif Nos Campagnes sans OGM a pour objectif de défendre le respect du vivant, la biodiversité et les droits des agriculteurs de semer et ressemer leurs propres semences. Pour le collectif, l’impossible coexistence supprime la liberté des agriculteurs à produire sans OGM. Le collectif, favorable à la recherche en milieu confiné, s’oppose à la culture des OGM en plein champ et à leur utilisation dans l’alimentation humaine et animale. Le collectif demande la refonte totale des procédures d’évaluation des OGM, souhaite le renforcement de la recherche publique au service de tous et conteste la marchandisation du vivant et la privatisation des gènes et/ou de leur fonction.

Dans ce contexte, le collectif Nos Campagnes Sans OGM et l’INRA Angers-Nantes partagent localement la volonté de débattre contradictoirement et publiquement sur les objectifs et démarches de la recherche agronomique. Ces échanges témoigneront, d’une part, de l’intérêt des citoyens pour la recherche publique et, d’autre part, de la volonté de l’INRA, en tant qu’institut de recherche publique finalisée, de répondre aux interrogations de la société et de favoriser le dialogue entre l’ensemble des acteurs concernés par la recherche (chercheurs, acteurs des filières concernées, contribuables et citoyens). Le collectif Nos Campagnes Sans OGM et l’INRA Angers-Nantes partagent ainsi deux préoccupations majeures : le droit des citoyens de participer aux choix de société et, plus largement, l’importance de retisser des liens de confiance entre science et société par un dialogue renouvelé.

Lors de trois débats publics, il s’agira d’échanger sur les points qui font divergence, d’identifier ceux qui font consensus, et  de mener des réflexions sur la construction progressive du dialogue  « sciences et société » et sur de nouvelles formes de coopération. Les deux premiers débats porteront sur les thèmes suivants : protection du verger et biotechnologies et cultures/élevage et biotechnologies. Le troisième débat-forum portera sur le questionnement élargi quelles recherches pour quelles agricultures ?  Ce cadre de coopération et ces débats n’enlèvent en rien la liberté d’expression, de revendication et d’actions des différentes parties, que se soit pour l’INRA ou le collectif Nos Campagnes Sans OGM et pour chacune des parties composant ce dernier.