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	<title>Fondation Sciences Citoyennes</title>
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	<description>Pour faire entrer les sciences en démocratie...</description>
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		<title>La FSC lance un appel aux dons</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 10:34:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sciences Citoyennes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Près de dix ans après sa création (en 2002), l&#8217;Association pour une Fondation Sciences Citoyennes &#8211; comme de nombreux autres acteurs associatifs &#8211; se trouve fragilisée. C&#8217;est pourquoi elle a initié, fin 2011 et pour la première fois de son histoire, un appel aux dons*. Si vous souhaitez nous soutenir, la méthode la plus simple est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Près de dix ans après sa création (en 2002), <strong>l&#8217;Association pour une Fondation Sciences Citoyennes</strong> &#8211; comme de nombreux autres acteurs associatifs &#8211; <strong>se trouve fragilisée</strong>.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi elle a initié, fin 2011 et pour la première fois de son histoire, un<strong> appel aux dons</strong>*. Si vous souhaitez nous soutenir, la méthode la plus simple est le paiement en ligne en cliquant sur le bouton ci-dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;hosted_button_id=Y9W6Y8B34NCK6" target="_blank"><img src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donate_SM.gif" alt="PayPal - la solution de paiement en ligne la plus simple et la plus sécurisée !" border="0" /></a></p>
<p><span id="more-20827"></span>Vous visitez le site de la FSC et, nous pouvons le supposer, vous êtes sensibles à l&#8217;objet de notre association. C&#8217;est la raison pour laquelle nous faisons appel à vous aujourd&#8217;hui (les modalités d&#8217;envoi des dons se situent sous le texte présentant les raisons qui nous ont conduits à initier un appel aux dons).</p>
<p>Plusieurs raisons que nous pourrions qualifier, certes un peu hâtivement, de &laquo;&nbsp;systémiques&nbsp;&raquo; nous conduisent à faire appel à votre générosité et à votre soutien. En premier lieu, il nous faut évidemment citer la <strong>baisse des financements institutionnels</strong> dédiés au secteur associatif. Mis à mal par la crise financière, les institutions privées (majoritairement les fondations) et l&#8217;Etat diminuent leur soutien aux associations. Plus grave, il semblerait que l&#8217;Etat, sous l&#8217;impulsion du gouvernement actuel, double cette baisse des financements associatifs d&#8217;une <strong>tentative d&#8217;instrumentalisation</strong> en les assortissant de conditions telles qu&#8217;elles conduiraient à mettre sous tutelle une bonne partie du secteur. C&#8217;est dans ce sens que va la <a href="http://www.associations-citoyennes.net/?p=298" target="_blank">circulaire Fillon de janvier 2011</a>**. Par ailleurs, plusieurs projets de l&#8217;Association pour une Fondation Sciences Citoyennes ne répondent pas aux critères stricts des appels à projets (qu&#8217;ils soient français ou européens, institutionnels ou non) malgré les aspects citoyens et démocratiques qui les caractérisent. Lesdits appels, même s&#8217;ils nous permettent de produire des analyses, ne permettent que très rarement de financer leur portage politique. Le risque qui nous guette est de devoir nous transformer, contraints et forcés, en &laquo;&nbsp;bureau d&#8217;études&nbsp;&raquo; pour les institutions, ce que nous refusons catégoriquement.<strong> Les dons ont donc pour vocation de permettre aux travaux de fond de trouver leur place dans le débat politique national et européen</strong>.</p>
<p>Parmi les projets délicats à financer, nous pourrions citer par exemple <a href="http://sciencescitoyennes.org/projet-de-loi-lanceurs-d%E2%80%99alerte/" target="_blank"><strong>notre projet de loi concernant l&#8217;alerte, les lanceurs d&#8217;alerte et l&#8217;expertise</strong></a>. La FSC a contribué très largement à la mise en lumière de la notion de lanceurs d&#8217;alerte, ces citoyens qui, par leur engagement ou par leur connaissance d&#8217;un sujet, subissent tantôt des mises au placard, tantôt des discriminations  pouvant les conduire à des procès au long cours. <strong>Pour protéger à la fois l&#8217;alerte et les lanceurs d&#8217;alerte, nous cherchons à leur donner un cadre légal. La période pré-électorale nous en fournit l&#8217;opportunité mais encore nous faut-il en avoir les moyens</strong>.</p>
<p><a href="http://sciencescitoyennes.org/projet-de-loi-concernant-les-conventions-de-citoyens/" target="_blank"><strong>Notre projet de loi sur les Conventions de citoyens</strong></a>, une procédure démocratique qui permettrait aux citoyens d&#8217;<strong>intervenir dans les grandes orientations scientifiques et technologiques</strong> (énergie, agriculture, santé…) pourrait finir dans les tréfonds des tiroirs des parlementaires si nous ne parvenons pas à le valoriser et à démontrer son intérêt auprès des élus et des citoyens.</p>
<p>Enfin autre exemple significatif, le travail que nous menons sur les <a href="http://sciencescitoyennes.org/rubrique/lobbying/" target="_blank"><strong>conflits d&#8217;intérêts, le lobbying et la nécessaire transparence</strong></a> (notamment dans les choix induits par les politiques de recherche aussi bien en France qu&#8217;au niveau européen ou encore dans l&#8217;évaluation des technologies au niveau mondial) aurait lui aussi besoin de soutien tant la frilosité coupable des institutions à financer ce type d&#8217;analyses est grande.</p>
<p>Par conséquent, <strong>si notre association veut préserver sa liberté de parole et d&#8217;action, l&#8217;appel aux dons individuels privés constitue une des seules voies pour garantir notre indépendance</strong>.</p>
<p>Pour autant l&#8217;enthousiasme et l&#8217;énergie de notre équipe salariée comme ceux des administrateurs demeurent et nous pensons plus que jamais que <strong>nos analyses et nos luttes sont et seront décisives pour conduire à des alternatives démocratiques écologiquement et socialement plus justes et responsables</strong>.</p>
<p>Nous vous remercions par avance pour l&#8217;intérêt que vous porterez à ce message et <strong>nous comptons sur votre générosité </strong>pour que l&#8217;Association pour une Fondation Sciences Citoyennes puisse fêter ses dix ans, à la fin de l&#8217;année 2012, dans un esprit serein et envisager une adolescence heureuse.</p>
<p>Le bureau de la Fondation Sciences Citoyennes,</p>
<p>Jacques Testart (Président), Catherine Bourgain (Secrétaire), Christian Vélot (Trésorier), François Warlop (Trésorier adjoint) et Claudia Neubauer (Déléguée générale).</p>
<p>* Les dons sont sujets à déduction fiscale à hauteur de 66% (s&#8217;ils ne dépassent pas 20% du revenu imposable). À titre d&#8217;exemple, un don de 120 euros ne vous coûtera que 40, 80 euros après déduction fiscale. Le montant total des dons sera rendu public.</p>
<p>** La circulaire à laquelle nous faisons référence impose notamment une obligation de service public liée non plus à une mission confiée mais à un montant reçu. Ce n&#8217;est là qu&#8217;un exemple et un aspect d&#8217;une menace plus générale qui guette les associations. Elle trouve ses racines dans l&#8217;agenda économico-politique des tenants du tout-marché et de ses règles, mise en concurrence et marchandisation généralisées, dont l&#8217;Europe est malheureusement la courroie de transmission.</p>
<p><strong>Modalités d&#8217;envoi des dons :</strong></p>
<p style="text-align: left;">Les dons peuvent être envoyés par <strong>chèque</strong> à <strong>l&#8217;ordre de la Fondation Sciences Citoyennes</strong> à l&#8217;adresse suivante :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Fondation Sciences Citoyennes</strong><br />
<strong>38 rue Saint-Sabin</strong><br />
<strong>75011 Paris</strong></p>
<p>Vous pouvez également verser votre don par <strong>carte bancaire</strong> en utilisant <strong>Paypal</strong> via le bouton ci-dessous :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;hosted_button_id=Y9W6Y8B34NCK6" target="_blank"><img class="aligncenter" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donate_SM.gif" alt="PayPal - la solution de paiement en ligne la plus simple et la plus sécurisée !" border="0" /></a></p>
<p style="text-align: center;">ou en utilisant le lien suivant : <a href="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;hosted_button_id=Y9W6Y8B34NCK6" target="_blank">Donner via Paypal</a></p>
<p>Enfin, Pour ceux et celles qui, parmi vous, préfèreraient utiliser un <strong>virement bancaire</strong>, merci de bien vouloir <strong>contacter Christophe Morvan</strong> (<a href="mailto:christophe.morvan@sciencescitoyennes.org">christophe.morvan@sciencescitoyennes.org</a>) qui vous fera parvenir un RIB et qui assurera le suivi de cette collecte de fonds.</p>
<p>Merci par avance pour votre générosité.</p>
<p>NB. Les dons versés à partir de janvier 2012 donneront droit à une déduction fiscale pour l&#8217;impôt sur le revenu de l&#8217;année 2012.</p>
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		<item>
		<title>Un forum pour repenserles rapports Recherche / Société  le 24 mars 2012 à Paris</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/un-forum-pour-repenser-les-rapports-recherche-societe-a-paris-le-24-mars-2012/</link>
		<comments>http://sciencescitoyennes.org/un-forum-pour-repenser-les-rapports-recherche-societe-a-paris-le-24-mars-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 10:16:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Piasecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[FM Sciences&Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD)]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors du 2e Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD) qui s’est tenu à Dakar en février 2011 est apparu de façon claire – pour les acteurs de la société civile comme pour les chercheurs – le besoin d’instaurer un dialogue « de communauté à communauté ». Autrement dit, les enseignants et chercheurs ont appelé, pour la clarté du débat public, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors du<em> 2e Forum Mondial Sciences et Démocratie </em>(FMSD) qui s’est tenu à Dakar en février 2011 est apparu de façon claire – pour les acteurs de la société civile comme pour les chercheurs – le besoin d’instaurer un <em>dialogue « de communauté à communauté <strong>»</strong></em>.<br />
<span id="more-21280"></span></p>
<p>Autrement dit, les enseignants et chercheurs ont appelé, pour la clarté du débat public, comme pour sa qualité et sa force, à un discours moins dispersé de la part des acteurs de la société civile non marchande intéressés aux enjeux de la recherche, de l’enseignement supérieure et aux stratégies d’innovation.</p>
<div>Aussi sommes nous ravis de vous annoncer la date de l&#8217;<strong>Initiative française 2012 du Forum Mondial Sciences et Démocratie</strong>. Ce forum pour repenser les rapports Recherche / Société se tiendra le<strong> samedi 24 mars de 9h à 19h</strong> à la Halle aux farines sur le site de l&#8217;<strong>Université Paris-Diderot</strong> (13e arrondissement). Vous pouvez d&#8217;ores et déjà noter cette date sur vos agendas et nous vous invitons à faire circuler l&#8217;information.</div>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Le programme est disponible ici : <a href="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/02/FMSD_France_2012.pdf" rel="mtli_filesize43148Kb " class="mtli_attachment mtli_pdf">Initiative française 2012 du FMSD</a></div>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>
<div>La journée sera structurée autour de 3 axes composés de 2 ateliers (l&#8217;un étant conceptuel et l&#8217;autre plus opérationnel). Ces ateliers seront encadrés par une séance plénière d&#8217;ouverture et une séance de clôture. Chacun des ateliers sera largement ouvert aux débats et à la recherche de propositions (les discours liminaires seront réduits à la portion congrue).</div>
<div></div>
<div>Aussi les ateliers A1, B1 et C1 se tiendront simultanément dans la matinée du 24 mars et les ateliers A2, B2 et C2 dans l&#8217;après-midi. Chacun des ateliers durera environ 3 heures.</div>
<div></div>
<div>Des documents permettant de préparer au mieux votre participation à ce forum sont disponibles sur le site dédié à l&#8217;Initiative française du FMSD (<a title="Initiative française du Forum Mondial Sciences et Démocratie" href="http://fmsd-france.org" target="_blank">http://fmsd-france.org</a>).</div>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Programme de la journée</strong></h2>
<div><em>09h00 &#8211; 10h00 :</em> Plénière d&#8217;ouverture</div>
<div><em>10h00 &#8211; 13h00 :</em> Ateliers A1, B1 et C1 (simultanément)</div>
<div><em>14h30 &#8211; 17h30 : </em>Ateliers A2, B2 et C2 (simultanément)</div>
<div><em>17h30 &#8211; 19h00 :</em> Plénière de clôture</div>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Description des ateliers</strong></h2>
<div>
<div>
<h3 style="text-align: left;" align="center"><strong><strong>I – LA NÉCESSAIRE DÉMOCRATISATION DES SAVOIRS : </strong></strong><strong><strong>DES CONCEPTS AUX RÉALISATIONS</strong></strong></h3>
<h4><strong>A1 (conceptualisation) – Faire coexister les différents savoirs</strong></h4>
<p>Bien que souvent à l’origine du savoir scientifique moderne, les savoirs traditionnels et endogènes sont facilement dénigrés par les scientifiques contemporains. Il faut aujourd’hui dépasser cette posture et réfléchir à la manière de faire coexister ces savoirs pour envisager un monde socialement et écologiquement plus juste et responsable où la technoscience ne serait pas considérée comme un remède à tous les maux dans le contexte plus que contestable de l’<em>économie de la connaissance</em> (imposé par le Conseil européen de Lisbonne en mars 2000). La notion de <em>biens communs de la connaissance</em> et leur promotion constituent des pistes à explorer pour éviter une hiérarchisation outrancière des savoirs et leur marchandisation mortifère. Les recherches en co-construction en sont une autre.</p>
<p><em>Il s’agira de réfléchir aux apports des différents types de savoirs, à la manière de les rendre accessibles au plus grand nombre et de les faire coexister.</em></p>
</div>
<div>
<h4><strong>A2 (processus) – La co-construction des savoirs et la démocratisation des sciences en action</strong></h4>
<p>La question de la co-construction des savoirs (recherche participative, recherche contextualisée, recherche-action, recherche-intervention, recherche hybride…) est une question scientifique (approches et méthodologies), politique (orientation de la recherche au regard des objectifs et besoins sociétaux) et citoyenne (fonctionnement démocratique, implication des citoyens). Elle fait donc partie intégrante du processus de la démocratisation des sciences. La recherche en coopération avec les acteurs de la société civile et l’implication des citoyens dans la politique de la recherche et dans les choix technologiques sont devenues une nécessité pour la société et requiert de trouver et mettre en place les modes d’organisation des institutions pour le promouvoir. Cela permettrait aussi l’émergence d’un mode original et novateur de production de savoirs/connaissances qui aurait un énorme potentiel pour contribuer à une société socialement et écologiquement plus juste et responsable, mais qui reste encore marginal et marginalisé.</p>
<p><em>Il s’agira de questionner des expériences menées au cours des dernières années et d’avancer des pistes pour que les pratiques de co-construction se développent et soient mieux reconnues par les institutions scientifiques et les universités et que les citoyens organisés s’approprient cette approche qui constitue une avancée majeure en terme de démocratisation des sciences. Cette co-construction nécessaire (qui n’est pas obligatoirement une recherche sur projet, telle qu’elle est imposée à l’heure actuelle)  n’a pas vocation à remplacer toutes les formes de recherches, mais doit trouver sa juste place dans la pluralité des stratégies de recherche.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>II – LES CHERCHEURS FACE A LEURS RESPONSABILITÉS : </strong><strong>LE DIALOGUE CITOYEN POUR SORTIR DE L’ORNIÈRE</strong></h3>
<h4><strong>B1 (conceptualisation) – La difficile question de la responsabilité des chercheurs face aux exigences sociétales et environnementales</strong></h4>
<p>Dans un système en crise, il est tentant de renvoyer la responsabilité d’une catastrophe sanitaire ou environnementale, des conséquences d’un mauvais choix politique ou financier vers une entité impalpable, intangible : l’administration, le marché, les décideurs mais aussi les experts. La réalité est bien plus complexe que cela. Pour ce qui concerne les sciences et les technologies, la relation entre le chercheur, ses recherches et leurs applications (quels qu’en soient les commanditaires) mérite d’être interrogée. Il semble aberrant de culpabiliser les chercheurs a priori. La science perdrait sa raison d’être si elle ne permettait plus l’exploration de champs inconnus ou mal connus. Pour autant un chercheur au fait des applications de ses travaux n’a-t-il pas un devoir citoyen ?</p>
<p><em>Il s’agira d’identifier comment un chercheur peut ou doit exercer sa responsabilité et de la confronter aux impératifs sociétaux et environnementaux révélés notamment par les organisations du mouvement social, y compris en recherche dite fondamentale. La responsabilité du chercheur va de pair avec l’exigence de « modestie » de la science et pose également la question de la mise en place d’une charte de bonnes pratiques scientifiques.</em></p>
<h4><strong>B2 (processus) – Pérenniser le dialogue entre chercheurs et mouvements sociaux pour sortir du carcan de l’<em>économie de la connaissance</em></strong></h4>
<p>La mise en concurrence des universités, des laboratoires et des chercheurs eux-mêmes dénature le travail scientifique au nom de la sacro-sainte compétitivité et de l’acceptation imposée de la logique de l’économie de la connaissance. Recherche de financements, contrats sur projet, évaluations, course aux brevets et obligations de résultats viennent pervertir le métier de chercheur et précariser le quotidien son quotidien. Dans un tel contexte, quelles alternatives sont envisageables ? Comment les organisations et syndicats travaillant sur ces problématiques peuvent aider à proposer une nouvelle voie ?<em></em></p>
<p><em>Il s’agira, au-delà du constat sur les conditions de travail des scientifiques, d’envisager un dialogue et des initiatives communes entre organisations d’enseignants ou de chercheurs (SLR, SLU, SNESUP-FSU, SNCS, FMTS…) et les autres organisations du mouvement social.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>III – RECHERCHE ET CITOYENNETÉ AU SERVICE D’UN SYSTEME EDUCATIF À REFONDER </strong></h3>
<div>
<h4><strong>C1 (conceptualisation) – L’enseignement et l’éducation au cœur du lien recherche-société</strong></h4>
</div>
<div>
<p>Le système éducatif du 19<sup>e</sup> siècle, de la maternelle au supérieur, était conçu pour faire entrer nos sociétés dans le monde industriel capitaliste. Son armature demeure intacte encore aujourd’hui. Nous savons tous combien il est délicat de toucher aux équilibres généraux, sous peine de provoquer des dégâts et effets collatéraux néfastes. Pour autant, la crise de la raison instrumentale, la crise du « progrès », la crise de la prédominance de la pensée réductionniste et mécaniciste, est attestée par toutes nos organisations, d’une manière ou d’une autre. A Dakar, à l’occasion du 2nd forum mondial sciences et démocratie, la notion de « crise épistémologique globale » a pour la première fois émergé. Elle touche d’autant plus juste qu’elle annonce ce qui attend les mouvements progressistes contemporains, à savoir aborder un débat profond, ouvert et prospectif sur les évolutions requises dans nos systèmes de transmissions de savoirs.<em></em></p>
<p><em>Cet atelier se propose de discuter, au-delà des enjeux corporatifs légitimes (statuts, politiques publiques), des trames et des valeurs éducatives requises pour une éducation du 21<sup>e</sup> siècle, en lien avec le rapport aux sciences et aux technologies notamment.</em></p>
<h4><strong>C2 (processus) – Enseignement supérieur, recherche et citoyenneté : une mise en cohérence indispensable</strong></h4>
<p>Repenser les politiques et les agendas de recherche ne pourra se faire sans une cohérence effective non seulement avec les programmes de l’enseignement supérieur, mais aussi avec les exigences citoyennes. Cela pose de nombreuses questions parmi lesquelles : la formation des enseignants, des chercheurs ou des travailleurs scientifiques peut-elle s’envisager sans intégrer aux enseignements l’éthique, l’épistémologie ou l’histoire des sciences ? Comment les organisations de la société civile non marchande pourraient « entrer » à l’université pour exposer d’autres manières de valoriser les compétences acquises ou encore débattre sur les responsabilités qui incombent aux travailleurs scientifiques dans un monde aux ressources limitées et en proie à des inégalités croissantes ?<em></em></p>
<p><em>Il s’agira de confronter les propositions émanant des acteurs de la recherche, de l’enseignement (au sens large) et de la société civile non marchande (associations, syndicats, collectivités territoriales, collectifs formels et informels…) pouvant mener à des changements effectifs du système d’enseignement supérieur.</em></p>
<div><em><br />
</em></div>
</div>
</div>
<div></div>
</div>
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		</item>
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		<title>En librairie : deux membres de la FSC, co-ministres de l&#8217;Altergouvernement</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 13:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Piasecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Déontologie de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Mai 2012. Rien ne s’est passé comme prévu. Le président sortant et son concurrent le plus sérieux ont été tous deux balayés par un grand souffle d’air frais. En toute légalité, sans violence, le peuple français vient d’accomplir une nouvelle révolution. Après une campagne éclair marquée par un véritable enthousiasme populaire, le candidat du Mouvement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mai 2012.</strong> Rien ne s’est passé comme prévu. Le président sortant et son concurrent le plus sérieux ont été tous deux balayés par un grand souffle d’air frais. En toute légalité, sans violence, le peuple français vient d’accomplir une nouvelle révolution.<span id="more-20914"></span> Après une campagne éclair marquée par un véritable enthousiasme populaire, le candidat du Mouvement indépendant pour une réelle alternative citoyenne (le Mirac) remporte le second tour de l’élection présidentielle avec plus de 55 % des suffrages.</p>
<p><a href="http://muscadier.com/catalogue/altergouvernement/"><img class="alignright" style="float: right; border: 0px initial initial;" title="Altergouvernement : 18 ministres-citoyens pour une réelle alternative (Éditions Le muscadier)" src="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/Couverture_altergouvernement_MD-200x300.jpg" alt="Altergouvernement : 18 ministres-citoyens pour une réelle alternative (Éditions Le muscadier)" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Très vite, un gouvernement est formé – un gouvernement d’un nouveau genre : un altergouvernement. Celui-ci se compose de dix-huit citoyennes et citoyens venus d’horizons divers. Aucun d’entre eux n’est politicien de métier – une première dans l’histoire de la Ve République ! Tous ces ministres-citoyens ont cependant bien l’intention de prouver aux Français qui les ont élus que le libéralisme qui règne en maître absolu sur nos sociétés d’aujourd’hui n’est pas une fatalité : oui, une réelle alternative sociale et démocratique est possible.</p>
<p>Tout ceci ressemble fort à une fiction – et pourtant…</p>
<p>Jamais encore n’avaient été réunies dans un seul livre autant de personnalités connues et reconnues pour leurs engagements respectifs. Chacun de ces auteurs, se glissant dans la peau d’un ministre, détaille ici les principes de son action et les mesures qu’il s’apprête à mettre en place. Au fil des programmes distillés avec une simplicité rare et – pour une fois – sans langue de bois, se cristallisent la conscience et l’imaginaire communs d’un monde plus juste et plus égalitaire.</p>
<p>Et si ce Printemps français devenait un jour réalité ?</p>
<p><em><strong>Liste des membres de l&#8217;Altergouvernement :</strong> </em>Aline Pailler, Clarisse Taron, Claude Egullion, <em>Fabien Piasecki</em>, Franck Lepage, Geneviève Azam, <em>Jacques Testart</em>, Jean-Baptiste Eyraud, Jean-Marie Harribey, Laurent Mucchielli, Marc Dufumier, Marie Duru-Bellat, Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot, Nathalie Péré-Marzano, Paul Ariès, Philippe Leymarie et Susan George.</p>
<p><em><strong>Source : </strong></em>Le muscadier</p>
<p><em><strong>Vous pouvez trouver cet ouvrage en librairie ou le commander directement sur le site de la maison d&#8217;édition &#8216;Le muscadier&#8217; (en cliquant sur la couverture du livre ci-dessus).</strong></em></p>
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		<title>La manipulation nucléaire &#8211; Communiqué de l’association Global Chance</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/la-manipulation-nucleaire-communique-de-lassociation-global-chance/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 09:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sciences Citoyennes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chercheurs engagés]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>

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		<description><![CDATA[13 février 2012 Trois jours avant la présentation officielle du rapport de la Commission Energies 2050 mise en place le 11 octobre 2011 par le ministre de l’industrie Eric Besson, la publication par ses services d’un petit document de 7 pages intitulé «&#160;Enseignements préliminaires du rapport Energies 2050&#160;» 1 met en évidence la tentative de manipulation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>13 février 2012</p>
<p>Trois jours avant la présentation officielle du rapport de la Commission Energies 2050 mise en place le 11 octobre 2011 par le ministre de l’industrie Eric Besson, la publication par ses services d’un petit document de 7 pages intitulé «&nbsp;Enseignements préliminaires du rapport Energies 2050&nbsp;» <sup class='footnote'><a href='#fn-21319-1' id='fnref-21319-1'>1</a></sup> met en évidence la tentative de manipulation grossière de l’opinion mise en place par le Gouvernement avec l’aide (volontaire ou non) de la Commission Energies 2050.</p>
<p>Ce petit document, joliment illustré d’arbres verts, réussit dans les 7 pages qui le composent à éviter les mots clés du débat énergétique engagé à l’occasion des présidentielles :<span id="more-21319"></span></p>
<ul>
<li>Le mot de sûreté du parc nucléaire n’y apparaît jamais, alors que c’est évidemment un point majeur du débat. Manifestement, la catastrophe de Fukushima ne s’est jamais produite&#8230;</li>
<li>Le mot d’économie d’électricité n’y figure pas non plus alors qu’il est une composante majeure des stratégies alternatives présentées par l’opposition à la stratégie de poursuite du nucléaire.</li>
<li>Le mot de facture électrique pour l’usager n’y figure pas non plus, permettant ainsi de réduire le débat à la comparaison des coûts de production d’électricité (le coût du kWh) et « d’oublier » que la facture électrique est le produit d’un coût au kWh par une quantité d’électricité.</li>
</ul>
<p>Ces éléments de « non langage » permettent à Eric Besson de réduire pratiquement la question de la transition énergétique à celle de la production d’électricité, au sein de laquelle il ne s’intéresse qu’au nucléaire, et de justifier le choix d’une prolongation de la durée de vie du parc actuel au nom de considérations économiques tronquées et au mépris total de considérations de sûreté et de sécurité nucléaires.</p>
<p>Global Chance avait dénoncé dès le 27 janvier dernier dans une analyse critique du rapport préliminaire de la Commission <sup class='footnote'><a href='#fn-21319-2' id='fnref-21319-2'>2</a></sup> les prémisses d’une telle dérive en déclarant :</p>
<p><em>« Ce document est un exercice de médiocre qualité, biaisé par des erreurs factuelles, des non dits, des hypothèses implicites et des omissions majeures, sans aucune analyse de cohérence, ni aucun recul par rapport aux études analysées. Il distille ça et là des affirmations non étayées qui relèvent plus de partis pris ou d’opinions subjectives que de jugements objectifs. Cette complaisance et cette médiocrité méthodologique nuisent gravement aux conclusions qui sont ainsi suggérées, sinon proposées aux pouvoirs publics pour une politique énergétique à long terme de la France. »</em></p>
<p>Global Chance dénonce cette tentative de manipulation irresponsable de l’opinion, qui s’appuie sur les conclusions d’un rapport médiocre partial et bâclé.</p>
<p>Nos concitoyens sont en droit d’attendre un débat argumenté sur les questions énergétiques et non pas une « communication gouvernementale » partisane, gommant délibérément les préoccupations légitimes de sûreté nucléaire et de sécurité qu’ils expriment et les questions principales de la transition énergétique.</p>
<table width="100%" border="O">
<tbody>
<tr>
<td>Benjamin Dessus</td>
<td>Bernard Laponche</td>
</tr>
<tr>
<td>01 46 26 31 57</td>
<td>01 44 83 96 03</td>
</tr>
<tr>
<td>benjamin.dessus @wanadoo.fr</td>
<td>bernard.laponche@fr.oleane.com</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class='footnotes'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-21319-1'>http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/12246.pdf <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-21319-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-21319-2'>Analyse critique de l’étude Commission énergies 2050 - Benjamin Dessus et Bernard Laponche (27 janvier 2012) <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-21319-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Offre de stage à la FSC</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/offre-de-stage-a-la-fsc/</link>
		<comments>http://sciencescitoyennes.org/offre-de-stage-a-la-fsc/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:01:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Morvan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos (pro)positions et actions]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour assurer son fonctionnement et son développement, la Fondation Sciences Citoyennes recherche un stagiaire qui intègrera une équipe composée de 5 salariés, d&#8217;un bureau de 4 personnes, d&#8217;un conseil d&#8217;administration d&#8217;une trentaine de membres. I/ L&#8217;ASSOCIATION http://sciencescitoyennes.org/ II/ LE POSTE Description : La/le stagiaire contribuera à la gestion, à l&#8217;administration et au développement de la Fondation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour assurer son fonctionnement et son développement, la Fondation Sciences Citoyennes recherche un stagiaire qui intègrera une équipe composée de 5 salariés, d&#8217;un bureau de 4 personnes, d&#8217;un conseil d&#8217;administration d&#8217;une trentaine de membres.<span id="more-21298"></span></p>
<h3>I/ L&#8217;ASSOCIATION</h3>
<p><a href="http://sciencescitoyennes.org/">http://sciencescitoyennes.org/</a></p>
<h3>II/ LE POSTE</h3>
<p><em>Description : </em>La/le stagiaire contribuera à la gestion, à l&#8217;administration et au développement de la Fondation Sciences Citoyennes. Elle/il sera amené-e à travailler ponctuellement sur des projets mis en oeuvre par l&#8217;association.</p>
<p><em>Les tâches :</em></p>
<p>-Adhésions et donations :</p>
<ul>
<li>reconstitution, mise à jour et suivi du fichier des adhérents</li>
<li>suivi des adhésions (fiches, reçus fiscaux)</li>
<li>constitution d&#8217;un fichier de donateurs</li>
<li>suivi des dons (enregistrement, reçus fiscaux)</li>
<li>préparation des liasses de dépôt en banque des dons et cotisations</li>
<li>actualisation des listes de diffusion</li>
<li>participation à l&#8217;animation et au développement du réseau d&#8217;adhérents et de donateurs (outils, actions)</li>
<li>participation aux actions de collecte de fonds</li>
</ul>
<p><em>- Comptabilité/gestion :</em></p>
<ul>
<li>préparation de la remise mensuelle au cabinet comptable (pièces, codification budgétaire)</li>
<li>suivi périodique du grand livre et de l&#8217;analytique</li>
</ul>
<p><em> - Presse :</em></p>
<ul>
<li>reconstitution des fichiers de presse par catégorie de média et rubrique</li>
<li>actualisation des contacts</li>
<li>veille programmation radio/tv</li>
<li>revue de presse</li>
</ul>
<p><em> - Financement :</em></p>
<ul>
<li>recherche de nouveaux bailleurs institutionnels privés</li>
<li>constitution d&#8217;un fichier bailleurs</li>
</ul>
<p><em> - Administration générale :</em></p>
<ul>
<li>soutien logistique et administratif (général et projet)</li>
<li>comptes-rendus de réunions</li>
<li>assistance aux élus du CA et du bureau de l&#8217;association</li>
<li>réorganisation du classement administratif « papier »</li>
</ul>
<h3>III/ PROFIL RECHERCHE</h3>
<p>Diplômé-e ou futur-e diplômé-e (BAC 3/4/5 en gestion, économie, administration ou droit) vous souhaitez vous investir dans un univers associatif engagé dont vous avez déjà une première approche. Les enjeux liés à la démocratie, les relations science et société, la recherche scientifique vous intéressent. Vous savez faire preuve d&#8217;esprit critique sur le fonctionnement du monde en général et sur votre environnement en particulier.</p>
<p><em>Capacités et connaissances essentielles :</em></p>
<p>- bases en comptabilité et gestion avec si possible un début de pratique en pme ou association</p>
<p>- mises en ligne et mises à jour de documents sur site internet</p>
<p>- utilisation de logiciels de bureautique (tableur impératif)</p>
<p>- maîtrise de l&#8217;utilisation de listes de diffusion</p>
<p>- rédaction (prise de notes, synthèse, bonne orthographe)</p>
<p><em>Capacités et connaissances souhaitées :</em></p>
<p>- univers de la presse et des médias</p>
<p>- fonctionnement d&#8217;un projet (compréhensions des différentes étapes)</p>
<p>- fonctionnement du financement associatif, plus largement d&#8217;une association et du monde associatif</p>
<p>- univers de la recherche scientifique</p>
<p>- réflexion sur la démocratie</p>
<p><em>Qualités recherchées :</em></p>
<p>- aisance téléphonique</p>
<p>- organisé-e et ordonné-e</p>
<p>- autonome dans l&#8217;exécution des taches</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Recrutement dès que possible<br />
</strong><strong>Stage de 3 à 6 mois avec convention<br />
</strong><strong>Temps plein<br />
</strong><strong>Indemnisation stage au taux en vigueur + 50% transport </strong></p>
<p>Envoyer un CV et une lettre de motivation avant le 20 février 2012 à :<br />
<a href="mailto:contact@sciencescitoyennes.org">contact@sciencescitoyennes.org</a></p>
<div></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Paru dans Libération le 28 janvier 2012 : Catherine Bourgain et Jean-Claude Vitran, administrateurs de la FSC, prennent position sur le fichage</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/paru-dans-liberation-le-28-janvier-2012-catherine-bourgain-et-jean-claude-vitran-administrateurs-de-la-fsc-prennent-position-sur-le-fichage/</link>
		<comments>http://sciencescitoyennes.org/paru-dans-liberation-le-28-janvier-2012-catherine-bourgain-et-jean-claude-vitran-administrateurs-de-la-fsc-prennent-position-sur-le-fichage/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:44:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Bourgain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression et débats]]></category>

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		<description><![CDATA[«L’ADN va révéler de plus en plus d’informations» Une interview de Catherine Bourgain par la journaliste Ondine Millot (Libération) http://www.liberation.fr/societe/01012386384-l-adn-va-reveler-de-plus-en-plus-d-informations  Catherine Bourgain, généticienne à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), secrétaire de la fondation Sciences citoyennes, dénonce les dangers du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Pourquoi le fichage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright  wp-image-21271" title="Logo Libération" src="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/libe-300x146.jpg" alt="Logo Libération" width="240" height="117" />«L’ADN va révéler de plus en plus d’informations»</strong><br />
<strong>Une interview de Catherine Bourgain par la journaliste Ondine Millot (Libération)<br />
</strong><a title="Libération" href="http://www.liberation.fr/societe/01012386384-l-adn-va-reveler-de-plus-en-plus-d-informations " target="_blank">http://www.libe</a><a title="Libération" href="http://www.liberation.fr/societe/01012386384-l-adn-va-reveler-de-plus-en-plus-d-informations " target="_blank">ration.fr/societe/01012386384-l-adn-va-reveler-de-plus-en-plus-d-informations </a></p>
<p>Catherine Bourgain, généticienne à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), secrétaire de la fondation Sciences citoyennes, dénonce les dangers du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).</p>
<p><span id="more-21267"></span></p>
<p><strong>Pourquoi le fichage génétique vous inquiète-t-il ?</strong></p>
<p>C’est quelque chose qui peut aller très loin dans la réduction des libertés individuelles. Il y a actuellement une tentation de définir de plus en plus les individus par leurs gènes. De dire à quelqu’un : tu as tel gène, donc tu vas sûrement développer telle maladie, donc tu dois te comporter comme cela. C’est nier l’importance de l’environnement et du libre arbitre de l’individu. Qui, en choisissant sa vie, détermine ce qu’il va devenir, quel physique et santé il aura, bien plus que ses gènes.</p>
<p><strong>Mais la loi précise que l’ADN prélevé ne doit pas donner d’informations sur les individus…</strong></p>
<p>A l’époque où la loi a été votée <em>[en 1998, ndlr], </em>on pensait en effet que les segments prélevés pour le Fnaeg étaient «neutres». Qu’ils permettaient de définir une empreinte génétique ne correspondant qu’à un seul individu, mais sans donner d’informations sur cet individu. C’était sans prévoir les progrès de la science. Au fil des découvertes, ces 16 à 18 segments prétendument neutres se sont mis à donner des informations sur des risques pathologiques (maladies rares) et sur l’origine géographique des personnes. En 2010, des chercheurs européens ont montré qu’en se servant uniquement des 17 marqueurs utilisés à travers le monde dans les enquêtes criminelles, on pouvait obtenir une indication assez précise sur l’origine d’un individu. Ils ont récolté 50 000 empreintes génétiques venant de différents pays et, pour 86% d’entre elles, ont réussi à déterminer si la personne était d’origine asiatique, européenne ou africaine. Les 14% restants correspondant aux personnes métissées. Cette méthode semble pouvoir être affinée. Et on pourrait aller encore plus loin, en se servant de l’information sur l’origine pour accéder à des caractéristiques physiques : les Asiatiques ou les Subsahariens ont rarement les yeux bleus, par exemple.</p>
<p><strong>La police pourrait faire des portraits-robots à partir d’une trace ADN pour retrouver un suspect ?</strong></p>
<p>Oui, c’est quelque chose qui a déjà été expérimenté en Grande-Bretagne. Plus la science va évoluer, plus les segments d’ADN prélevés révéleront d’informations. Le fichage génétique est devenu un marché rentable, avec plusieurs laboratoires privés. Les coûts d’analyse ont chuté, le gouvernement pourrait être tenté d’augmenter le nombre de segments d’ADN interrogés pour la réalisation d’une empreinte, ouvrant la voie à des profils de plus en plus informatifs. Aux débuts du Fnaeg, on interrogeait 7 segments. Aujourd’hui, c’est de 16 à 18. La marge de progression est importante : dans leurs travaux, les généticiens interrogent déjà plus d’un million de segments &#8211; sur plus de 10 millions existant au total.</p>
<p><strong>Article citant Jean-Claude Vitran : La France tout à traque sur le fichage<br />
Par Ondine Millot, Carole Rap (Montpellier), Sonya Faure et Maxime Le Roux<br />
</strong>Mises à mal par des fichiers en pagaille truffés de données de plus en plus sensibles, les libertés individuelles perdent du terrain.<br />
<a title="Libération" href="http://www.liberation.fr/societe/01012386383-la-france-tout-a-traque-sur-le-fichage" target="_blank">http://www.liberation.fr/societe/01012386383-la-france-tout-a-traque-sur-le-fichage</a></p>
<p>Ce samedi, c’est la Journée de protection des données personnelles, instaurée il y a six ans par le Conseil de l’Europe. L’occasion de s’interroger sur le développement des fichiers français, toujours plus nombreux et moins protecteurs des libertés. Tour de vigie en trois points.</p>
<p><strong>Le Fnaeg, le petit fichier qui grandit…</strong></p>
<p>Quand le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) a été créé, en 1998, il était destiné aux auteurs de crimes et délits sexuels commis sur des mineurs de moins de 15 ans. Six lois plus tard, il concerne la quasi-totalité des infractions… à la seule exception des délits financiers. Autre extension : les personnes «suspectées» (y compris à tort) sont également fichées, en plus des personnes condamnées. Leur ADN reste vingt-cinq ans dans le fichier, contre quarante pour les condamnés.</p>
<p>Des situations ubuesques et inquiétantes en découlent. Ainsi, tout suspect d’un crime ou délit qui refuse un prélèvement ADN se voit poursuivi pour ce chef, et risque un an de prison et 15 000 euros d’amende. On a vu des personnes relaxées du délit pour lequel on leur demandait leur ADN, mais poursuivies pour le refus de prélèvement… Tout aussi surréaliste, l’histoire de ces 34 faucheurs d’OGM qui, refusant d’être fichés au Fnaeg, ont porté le contentieux devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Inquiété par leur démarche, l’Etat français leur a proposé de l’argent pour qu’ils se désistent. Ils ont refusé et médiatisé l’affaire (<em>Libération</em> du 22 novembre). Et voilà qu’aujourd’hui la CEDH les déboute, au motif qu’ils<em>«ont sciemment divulgué à la presse les détails de la négociation sur un éventuel règlement amiable de l’affaire, entraînant une violation de l’obligation de confidentialité»</em>. La Ligue des droits de l’homme (LDH), très mobilisée pour dénoncer les dérives des fichiers, est choquée : <em>«Il est curieux qu’après trois ans d’attente, une décision soit prise en trois semaines pour balayer d’un revers de la main la question de fond sur le fichage»</em>, remarque Jean-Claude Vitran, de la LDH. L’association pointe aussi les dangers d’une exploitation de plus en plus large des données du Fnaeg, liée aux progrès de la génétique <em>(lire ci-contre).</em></p>
<p><strong>Quand le «STIC» vous colle à la peau</strong></p>
<p><em>«Quand vous êtes &laquo;&nbsp;stické&nbsp;&raquo;, c’est fini… C’est comme un brassard électronique que l’on garde à vie.» </em>Rachid Bousguers, délégué syndical à la Brink’s, société chargée de la sécurité à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, exagère. Mais les difficultés d’embauche dans ces métiers de la sécurité pour les personnes fichées au Stic (Système de traitement des infractions constatées) sont réelles. <em>«Les candidats sont persuadés qu’avoir un casier judiciaire vide suffit. Mais il ne faut pas grand-chose, il suffit parfois juste qu’une personne de votre famille ait été mise en cause ou que vous ayez commis une petite infraction pour que cela empêche votre embauche»,</em> affirme Danielle Hanryon, déléguée CGT à Roissy.</p>
<p>William Claudeon, 36 ans, était agent de sûreté à Roissy depuis plus de dix ans. Le 2 décembre 2007, alors qu’il passe les portes de la zone de sécurité sans que son badge soit visible, il est interpellé par des policiers. S’ensuit une altercation et une interpellation. La procédure pénale conduit à son fichage sur le Stic. <em>«J’ai été placé en garde à vue vingt-quatre heures et ils ont fait un rapport pour agression et rébellion, </em>raconte-t-il. <em>Après une suspension de deux mois pendant lesquels je n’ai touché aucun salaire, j’ai repris mon travail et le dossier a été classé sans suite.»</em> L’affaire resurgit l’été dernier, lors du renouvellement des agréments, qui revient tous les trois ans : <em>«J’ai reçu une lettre de licenciement pour faute grave, expliquant que je ne pouvais pas continuer ma fonction d’agent de sûreté en étant fiché au Stic. Depuis, je ne peux plus exercer mon métier.»</em></p>
<p><strong>La Prison, Une vaste source de données personnelles</strong></p>
<p>Dans l’administration pénitentiaire, ça devient une habitude. D’abord, on met en place un fichier. Puis on le déclare à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Qui commence à s’agacer : dans un avis rendu en novembre sur le dernier fichier électronique APPI (Application des peines, probation et insertion) que lui a présenté l’administration, la Cnil<em>«déplore que l’application ait été déployée dès 2005 sur le territoire national, avant même que les formalités préalables à sa mise en œuvre n’aient été accomplies».</em></p>
<p>Il y a un an, à Pornic, Lætitia Perrais était violée et tuée &#8211; les données concernant le suspect, Tony Meilhon, déjà connu de la justice, n’avaient pas circulé entre juges et personnels d’insertion. <em>«L’administration pénitentiaire a été mise sous pression, </em>raconte Charlotte Cloarec, conseillère d’insertion et de probation, également responsable du syndicat Snepap-FSU. <em>Elle s’est souvenue qu’elle avait un outil de suivi dans ses cartons : le Diagnostic à visée criminologique [DAVC], conçu en 2008, avant d’être délaissé. Elle a alors demandé à tous les services d’insertion de l’appliquer dès janvier 2012, sans que les expérimentations soient menées à leur terme.»</em> Le DAVC doit évaluer les risques de récidive des détenus, trouver un suivi personnalisé et assurer la transmission des informations entre juges et services de probation. Les conseillers d’insertion doivent remplir des items : le détenu suit-il un traitement médicamenteux ? Risque-t-il de se suicider ? Quelle place tient la victime dans son discours ?</p>
<p>La loi sur l’exécution des peines, qui passe au Sénat mardi, doit étendre ce fichier à tout le territoire. <em>«Mais l’administration a intégré le DAVC dans le logiciel APPI, or celui-ci est consultable par tous les magistrats de l’application des peines, leurs greffiers, et tous les administratifs des services d’insertion.»</em>Soit plusieurs milliers de personnes.</p>
<p><strong> </strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>En librairie le 22 février 2012 : Jean Rostand, Un biologiste contre le nucléaire &#8211; Textes choisis et commentés par Alain Dubois (préface de Jacques Testart)</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/en-librairie-le-22-fevrier-2012-jean-rostand-un-biologiste-contre-le-nucleaire-textes-choisis-et-commentes-par-alain-dubois-preface-de-jacques-testart/</link>
		<comments>http://sciencescitoyennes.org/en-librairie-le-22-fevrier-2012-jean-rostand-un-biologiste-contre-le-nucleaire-textes-choisis-et-commentes-par-alain-dubois-preface-de-jacques-testart/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:45:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Piasecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://sciencescitoyennes.org/?p=21249</guid>
		<description><![CDATA[Cet ouvrage comporte une réédition de textes de Jean Rostand sur la question très controversée de l’armement et de l’énergie nucléaires, suivie d’une actualisation de ces questions par Alain Dubois. Hiroshima et Nagasaki, Maïak, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, sans compter les incidents quasi quotidiens sur les sites nucléaires, témoignent de façon irréfutable des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-21250" title="Jean Rostand - Un biologiste contre le nucléaire (Alain Dubois)" src="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/JeanRostand_AlainDubois-213x300.png" alt="Jean Rostand - Un biologiste contre le nucléaire (Alain Dubois)" width="213" height="300" />Cet ouvrage comporte une réédition de textes de Jean Rostand sur la question très controversée de l’armement et de l’énergie nucléaires, suivie d’une actualisation de ces questions par Alain Dubois.</p>
<p>Hiroshima et Nagasaki, Maïak, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, sans compter les incidents quasi quotidiens sur les sites nucléaires, témoignent de façon irréfutable des dangers incontrôlables et des dégâts irréparables inhérents à la technologie nucléaire. En outre, qu’elle soit civile ou militaire, l’industrie nucléaire cultive l’opacité, voire la dissimulation, particulièrement lors des accidents, sous couvert de secret défense et autres intérêts supérieurs de la nation…</p>
<p>Un mythe a eu la vie longue depuis Hiroshima : celui de l’innocuité génétique des effets des bombes atomiques sur les survivants. Il vole en éclats à la lumière de travaux récents portant sur les enfants des personnes irradiées suite à la catastrophe de Tchernobyl. Le nombre de victimes se chiffre en millions, ce qu’avait pressenti Jean Rostand, qui distinguant l’irradiation nucléaire de toutes les autres sortes de pollutions et accidents industriels, voyait dans l’accumulation de mutations dans le patrimoine génétique de l’humanité un très grand danger. À qui profite cette industrie dont les enjeux financiers sont considérables ?<span id="more-21249"></span></p>
<p>L’humanité court à l’auto-destruction si nos sociétés persistent à dissocier le progrès technoscientifique de la sauvegarde des écosystèmes et du simple respect des êtres vivants, ou, plus généralement, les décisions techniques des considérations éthiques. Le changement dépendra, comme souvent, de la volonté des peuples, pas du consentement des États.</p>
<p>Une industrie incontournable ? Ce n’était pas le cas hier, qu’en est-il aujourd’hui et quelles priorités pour demain ?</p>
<p>Chercheur en biologie, naturaliste, écrivain, philosophe, Jean Rostand (1894–1977) se distinguait de ses pairs par son indépendance d’esprit et son engagement citoyen. Ses publications, notamment sur les dangers du nucléaire, sont caractérisées par un sens de l’éthique exemplaire. Sa rigueur et sa probité intellectuelles, son rejet du conformisme et sa méfiance envers les institutions l’amenèrent à s’opposer frontalement à la création de la « force de frappe française ». Ses textes sur le nucléaire ont été réunis ici par Alain Dubois, un de ses élèves, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, dont les travaux de recherche ont porté sur les anomalies, la génétique, l’évolution et la classification des batraciens et sur divers aspects de la théorie de la biologie. Ce volume est préfacé par Jacques Testart, biologiste de la procréation, père scientifique du premier bébé éprouvette français né en 1982, directeur de recherches honoraire de l’INSERM et critique de sciences.</p>
<h2></h2>
<p style="text-align: center;">Un ouvrage de 208 pages au format 16 x 24 cm, ttc : 19 €<br />
<strong>Jean Rostand &#8211; Un biologiste contre le nucléaire</strong><strong><br />
</strong><strong>Textes choisis et commentés par Alain Dubois</strong><strong><br />
</strong><em>Préface de Jacques Testart</em></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">BERG INTERNATIONAL ÉDITEURS<br />
129 bd Saint-Michel, 75005 Paris, tél. 01 43 26 72 73 berg.international@wanadoo.fr www.berg-international.fr<br />
en librairie le 22 février 2012<br />
Service de presse: 01 43 26 72 73 ou berg.international@wanadoo.fr<br />
Diffusion : Presses Universitaires de France, Distribution : UD<br />
ISBN : 978-2-917191-49-1</p>
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		<title>Un livret sur les Visions paysannes de la recherche dans le contexte de la sélection participative (projet REPERE)</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 09:12:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sciences Citoyennes - Action collective</dc:creator>
				<category><![CDATA[Projet co-construction des savoirs (REPERE)]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche participative]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Semences paysannes]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les multiples expressions des imaginaires paysans se [traduisent] dans la fantaisie, la poésie, la rigueur, exprimées verbalement ou pas, mais bel et bien vivantes dans l’approche de la sélection paysanne. Voilà comment nous paysans contribuons à maintenir la diversité cultivée et sauvage et ses fruits. La diversité a aussi besoin d’un imaginaire, de fantaisie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-21255" title="Visions paysannes de la recherche dans le contexte de la sélection participative" src="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/VisionsPaysannes.jpg" alt="Visions paysannes de la recherche dans le contexte de la sélection participative" width="214" height="300" />« Les multiples expressions des imaginaires paysans se [traduisent] dans la fantaisie, la poésie, la rigueur, exprimées verbalement ou pas, mais bel et bien vivantes dans l’approche de la sélection paysanne. Voilà comment nous paysans contribuons à maintenir la diversité cultivée et sauvage et ses fruits. La diversité a aussi besoin d’un imaginaire, de fantaisie, de poésie, d’attrait entre la plante et le paysan dans un dialogue infini et de mystère, libre. Alors, quelle influence aura l’approche scientifique sur le devenir de la sélection participative, en particulier sur les initiatives individuelles paysannes de la sélection ? Le libre cours des différents imaginaires, plantes, paysans, en tant que mystère sans cesse renouvelé, clé garante d’une biodiversité cultivée évolutive, sera-t-il préservé dans cette grande aventure ? »</p>
<p style="text-align: right;">J.F. Berthellot, paysan-boulanger.<span id="more-21253"></span></p>
<p>Ce document est essentiellement issu des travaux d’un séminaire intitulé “Retour d’expériences en sélection participative” qui s’est déroulé en février 2011 à Angers, dans le cadre du projet REPERE.</p>
<p>L’édition de ce livret s’inscrit dans un projet transversa entre plusieurs organisations impliquées dans la création d’une plateforme d’échanges et de recherche sur une connaissance et une utilisation respectueuse du vivant. Ce projet transversal dont le moteur est l’association PEUV (Pour l’émergence d’une université du vivant) fait apparaître un dénominateur commun dans l’intérêt porté aux interactions entre êtres humains et plantes. La plante se trouve donc au cœur d’enjeux pluriels visant une nouvelle culture de la connaissance et de l’écologie.</p>
<p>Télécharger la brochure : <a href="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/VisionsPaysannes.pdf" rel="mtli_filesize53909Kb " class="mtli_attachment mtli_pdf">Visions paysannes de la recherche dans le contexte de la sélection participative</a></p>
<p><em>Rédaction :</em> Robert Ali Brac de la Perrière, Patrick de Kochko, Claudia Neubauer et Bérangère Storup avec la contribution d’Elise Demeulenaere et François Delmond<br />
<em>Suivi éditorial :</em> Christine Domerc (BEDE)<br />
<em>Maquette et infographie :</em> Marie Le Breton &#8211; felinae@orange.fr<br />
<em>Soutien financier :</em> Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme</p>
<p>La version papier est disponible auprès de contact@semencespaysannes.org pour la somme de 7 €.</p>
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		<item>
		<title>Christian Vélot sur France Inter dans l&#8217;émission Service public sur les lanceurs d&#8217;alerte</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/christian-velot-sur-france-inter-dans-lemission-service-public-sur-les-lanceurs-dalerte/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 11:13:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabien Piasecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lanceurs d'alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Projets de loi]]></category>

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		<description><![CDATA[Réécoutez l&#8217;émission Service public (France Inter) du 9 janvier 2012 sur les lanceurs d&#8217;alerte. L&#8217;émission était animée par Guillaume Erner. Les invités étaient les suivants : Christian Vélot, Irène Frachon, Aurore Lalucq, Jean-Paul Bouchet et Christian Marinetti. Les lanceurs d&#8217;alerte (France Inter, Service public, 9 janvier 2012) ou directement sur le site de France Inter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-21025" title="Service public" src="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/Service-public-150x150.jpg" alt="Service public" width="150" height="150" />Réécoutez l&#8217;émission Service public (France Inter) du 9 janvier 2012 sur les lanceurs d&#8217;alerte. L&#8217;émission était animée par Guillaume Erner. Les invités étaient les suivants : Christian Vélot, Irène Frachon, Aurore Lalucq, Jean-Paul Bouchet et Christian Marinetti.</p>
<p><a href="http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2012/01/Les-lanceurs-dalerte.mp3">Les lanceurs d&#8217;alerte (France Inter, Service public, 9 janvier 2012)</a></p>
<p>ou directement sur le site de France Inter :</p>
<p><a title="France Inter" href="http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=255619" target="_blank">http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=255619</a></p>
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		<item>
		<title>Gouvernance de la recherche &#8211; Régulation, organisation et financement</title>
		<link>http://sciencescitoyennes.org/gouvernance-de-la-recherche-regulation-organisation-et-financement/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 10:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Neubauer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches didactiques]]></category>

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		<description><![CDATA[La gouvernance de la recherche  comprend la régulation, l&#8217;organisation et la gestion du travail scientifique et défini comment et avec la participation de qui sont prises les décisions relatives à la recherche, notamment quant aux priorités et sujets de recherche, à la sélection et conception des méthodes, à la coopération et aux synergies entre différentes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La gouvernance de la recherche  comprend la régulation, l&#8217;organisation et la gestion du travail scientifique et défini comment et avec la participation de qui sont prises les décisions relatives à la recherche, notamment quant aux priorités et sujets de recherche, à la sélection et conception des méthodes, à la coopération et aux synergies entre différentes parties du système de recherche et au contrôle de qualité des résultats. Dans le contexte actuel de transformations majeures dans nos sociétés qui vont avec une <em>crise du système de recherche, d’expertise et d’innovation</em>,  la gouvernance de la recherche est confrontée à de multiples défis. Ainsi, la recherche et sa gouvernance ont attiré de façon croissante l&#8217;intérêt des associations, des médias et des citoyens faisant d&#8217;elle un sujet public au delà de la communauté scientifique, les décideurs politiques et l&#8217;industrie. En conséquence, la recherche est appelée à devenir plus réflexive sur ses effets collatéraux, plus complexe pour appréhender des causalités indirectes et de long terme, plus libre par rapport aux intérêts politico-économiques de court terme. Un nouveau <em>modèle de gouvernance délibératif</em> émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales.<span id="more-21019"></span></p>
<p><strong>Mot(s)-clé(s) :</strong><em> </em>politique de la recherche, organisation de la recherche</p>
<p><strong>Public(s) visé(s) :</strong> chercheurs, élus, collectivités territoriales, associations, citoyens</p>
<p><strong>Définition des concepts et notions utilisés :</strong></p>
<p>La plus grande partie de l&#8217;activité de la recherche scientifique se situe aujourd&#8217;hui dans un cadre public (universités, institutions de recherche publiques), une autre grande partie dans un cadre privé (laboratoires) et une petite partie dans le cadre des organisations de la société civile (associations, ONGs, laboratoires indépendants).</p>
<p>La <em>gouvernance de la recherche</em> est une notion utilisée pour désigner à la fois les questions de régulation, d&#8217;organisation, et de financement de la recherche. De la gestion du travail scientifique à l&#8217;organisation des ressources en personnels, des fonds consacrés à la recherche à l’évaluation des performances reposant sur le jugement des pairs (publications, reconnaissance scientifique) ou sur leur valorisation économique (brevets  et autres questions de propriété intellectuelle), jusqu’aux problèmes de conflits d&#8217;intérêts, le champ couvert est extrêmement large. Au centre de cette notion, se pose la question du comment et avec la participation de qui sont prises les décisions relatives à la recherche : comment sont décidées les priorités entre sujets de recherche ?  Comment sont sélectionnées et conçues les méthodes utilisées ? Quelles sont les coopérations et les synergies mises en place entre les différentes parties prenantes du système de recherche ? Quels sont les critères de contrôle de qualité des résultats ? La gouvernance de la recherche englobe ainsi toutes les décisions et politiques adoptées par les acteurs clés de la recherche tels que les chercheurs, les politiques, les industriels, les ONGs, les bailleurs de fonds. Elle vise donc à la fois l’établissement de normes pour la conduite des activités de recherche, le développement de la qualité éthique (ex. standards déontologiques, conflits d&#8217;intérêt) et scientifique des travaux et la définition de bonnes pratiques.</p>
<p><strong>Contexte – État des lieux : </strong>Sous l’effet des transformations majeures que traversent nos sociétés le système de recherche, d’expertise et d’innovation connait aujourd’hui une crise profonde. Plusieurs raisons mécanismes sont à l’œuvre :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>• </strong>La marchandisation de la science : rôle accru de la connaissance dans la production et la captation de la valeur ajoutée économique, affirmation des normes marchandes dans la production et la validation des savoirs, mise en concurrence mondiale des systèmes de recherches nationaux, montée de nouvelles formes d’appropriation des savoirs et du vivant, exhortations à la « compétitivité » des chercheurs de la part des dirigeants des organismes et des responsables politiques.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>• </strong>La montée des aspirations citoyennes :  élévation du niveau culturel et demande de participation des citoyens aux choix et actions de recherche plutôt que de délégation, prise de conscience que tout « progrès » n’est pas bon à prendre et doutes sur la capacité de la science à contrôler les effets de ses propres découvertes, émergence d&#8217;une « société de la connaissance disséminée » où de multiples  associations  et  organisations  non gouvernementales contribuent à la production de savoirs et d&#8217;innovations qui font la richesse de notre démocratie, du lien social et de notre économie.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>• </strong>L’entrée dans un monde fini où les effets secondaires des technologies ne peuvent plus être négligés : la science devenue technoscience, qui a voulu maîtriser la planète sur le mode de la conquête, est aujourd&#8217;hui questionnée dans ses paradigmes et amenée à jouer un rôle nouveau (principe de précaution, développement durable).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>• </strong>Le contexte social, politique, économique et culturel dans lequel de nouveaux savoirs sont produits, distribués et régulés varient selon les différents pays (pays du Nord et du Sud, pays dits émergents).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>• </strong>Phénomène d&#8217;accélération : la vitesse avec laquelle de nouvelles possibilités s&#8217;ouvrent par les avancées de la recherche scientifique et du développement technologique (ex. nanotechnologies, biologie synthétique) sans que la société ait le temps d&#8217;y réagir (utilités, risques, coûts, etc.).</p>
<p><strong>Exposé de la problématique : </strong>Pour décrire le contexte social dans lequel s&#8217;est déroulée la science moderne d&#8217;après la deuxième guerre mondiale, on parle volontiers de « contrat social entre science et société ». Ce contrat était basé sur un modèle linéaire. Convaincue des bénéfices sociaux qu’elle finirait immanquablement de produire, la société avait fait le choix de laisser largement la science s’auto-réguler. Mais la combinaison entre des réflexions critiques de scientifiques d’horizons divers (Ellul, Mumford, Carson, Sclove, Irwin, etc.), des actions d&#8217;organisations de la société civile (campagnes, contre-expertises, études, pétitions, projets de recherche) et des initiatives étatiques (par exemple mise en place des offices d&#8217;évaluation des technologies) a remodelé le paysage de la gouvernance de la recherche. Sur la dernière décennie du 20e et la première décennie du 21e siècle, des associations, des médias et des citoyens se sont mis à s’intéresser à la recherche et à sa gouvernance, faisant d&#8217;elle un sujet d’intérêt public dépassant les cadres traditionnels de la communauté scientifique, des décideurs politiques et de l&#8217;industrie.</p>
<p>Différents modèles de gouvernance peuvent aujourd’hui être distingués selon l&#8217;implication du public (de la société civile, des associations, des citoyens) dans les décisions politiques, les relations de pouvoirs, de hiérarchie et d’hégémonie ou encore selon les discours tenus et les légitimités reconnues. Les différents modèles assignent des identités diverses et évolutives au « public » : population passive plutôt ignorante et non compétente ; êtres humains avec des valeurs morales et éthiques à prendre en compte dans des futures décisions ; consommateurs qui par leurs actions individuelles mais de masse influent sur le sort des produits techniques ; citoyens actifs et éclairés qui souhaitent intervenir sur des choix politiques et font entendre leur voix dans la sphère publique souvent via des actions ou campagnes organisées au sein d&#8217;organisations de la société civile[i].</p>
<p>De plus, dans la « société du risque » et « de la connaissance », la recherche est appelée à devenir plus réflexive sur ses effets collatéraux, plus complexe pour appréhender des causalités indirectes et de long terme, plus libre par rapport aux intérêts policico-économiques de court terme. Elle devra donner autant de place aux savoirs concernant la prédiction des impacts (rôle croissant de la modélisation) et la gestion durable des innovations qu&#8217;aux savoirs manipulatoires. Elle devra accorder autant de prestige aux approches parfois « low-tech » de prévention primaire qu&#8217;à la course en avant vers les solutions « high-tech ». Loin d’être un frein à la recherche, le principe de précaution et la demande publique de savoirs pour gérer plus sagement notre monde deviendront alors de puissants moteurs pour la recherche.</p>
<p>Pourtant, les (récents) débats publics sur la recherche et l’innovation aux niveaux régional, national ou international, et les politiques publiques de recherche se limitent la plupart du temps à des questions d’attractivité, de compétition, de brevets et de puissance économique ou militaire. Cette vision, qui promet à nos sociétés richesse et bien être sous réserve de rendre les sciences « indiscutables » dans nos démocraties, reste aujourd’hui trop largement dominante.</p>
<p>En conséquence, la diversité des approches scientifiques mises en œuvre pour développer des réponses innovantes et adaptées aux problèmes actuels (par exemple environnementaux et agricoles) s’appauvrie. De grandes options technologiques désignées comme « les plus prometteuses » (ex. industrialisation de l&#8217;agriculture, utilisation des combustibles fossiles et de l&#8217;énergie nucléaire) sont choisies par les gouvernants sur conseil des scientifiques et reçoivent la majorité des fonds (public et privé) destiné à la recherche et au développement.</p>
<p>Les options et solutions envisageables pour atteindre le même but &#8211; en particulier des solutions non-technologiques /non-industrielles &#8211; sont largement négligées et les recherches correspondantes sont au mieux marginalisées.</p>
<div>
<p><strong>Acteur(s) impliqué(s) et nature de son (leur) implication :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>• Gouvernement</em> (ex. stratégie nationale de recherche)</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>• Autorités publiques :</em> ministères (recherche mais aussi, santé, écologie, agriculture&#8230;), agences (par ex. les agences de financement, modèle de plus en plus utilisé dans les principaux pays industrialisés parallèlement aux différents types de financements récurrents, ex. ANR), institutions de recherche (CNRS, INRA, INSERM, &#8230;)</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>• Société civile :</em> associations, syndicats, citoyens</p>
<div style="padding-left: 30px;"><em>• Industrie et laboratoires privés</em></div>
<div></div>
<div>
<p><strong>Enjeux : </strong>Si longtemps les décisions en matière de politique scientifique et technique ont pu êtres prises sans apport formel ou informel da la société civile, c’est parce qu’était largement partagée la croyance en la nature neutre et objective de la science. Une science reposant simplement sur les valeurs non controversées, quasi-universelles et positives de progrès, de bien-être, et de croissance. La gouvernance de la recherche se basait sur l&#8217;idée que le public adhérait forcément au propos des chercheurs une fois suffisamment éduqué et informé par ceux-ci (concept du « <em>public understanding of science </em>», en France la <em>culture scientifique et technique</em>). Les experts scientifiques y jouaient un rôle prédominant.</p>
<p>Mais les crises sanitaires et environnementales répétées ont mis à mal ce schéma.</p>
<p>Un nouveau <em>modèle de gouvernance délibératif</em> émerge, où les débats sortent du carcan strictement technique dans lesquels ils étaient enfermés, pour laisser leur juste place aux dimensions socio-politiques, socio-économiques et environnementales.</p>
<p>Les choix ne peuvent plus être décidés sur la base du seul savoir scientifique, considéré comme éminemment supérieur aux autres formes de savoir. Ils doivent intégrer divers avis, savoirs professionnels, traditionnels, locaux, empiriques …. La gouvernance délibérative, qui intègre par exemple les Conventions / conférences de citoyens et les jurys de citoyens, pousse clairement le débat sur les politiques de recherche vers la sphère publique et (dans le meilleurs des cas) vers <em>l&#8217;implication des citoyens en amont des choix</em>. Elle impose la nécessité d’une transparence sur les processus de décision.</p>
<p>La gouvernance délibérative se pose également en opposition au modèle de la gouvernance de marché. Pour cette dernière, à la base des politiques néolibérales, la valeur marchande et la commercialisation des produits techno-scientifiques est essentielle. Le public est réduit à son statut de consommateur, ne jouant sur la politique scientifique et technique qu’a posteriori, une fois le processus d&#8217;innovation accompli.</p>
</div>
<div>Dans les sociétés de connaissance, la citoyenneté n’est donc plus seulement une question de diffusion de connaissances savantes constituées. Elle implique également l’accès de chacun à la production de savoirs et aux décisions sur l’orientation des recherches et des innovations qui façonnent notre monde. Il s’agit en somme de <em>partager, non plus une science déjà faite, mais une science en devenir</em>.</div>
<div>
<p><strong>Recommandations :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong>Inventer et mettre en place des espaces démocratiques (comme par exemple les conventions de citoyens) où d’autres voix se font entendre dans l’élaboration des politiques de recherche et d’innovation.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong>Augmenter la diversité en science et ainsi ses capacités innovatrices et créatrices en rééquilibrant les domaines de recherche envers plus de recherches pour le développement durable et la santé publique (agriculture durable et biologique, énergies renouvelables, santé environnementale, etc.).</p>
</div>
<div style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong>Renforcer et soutenir les partenariats des chercheurs avec la société civile organisée à but non lucratif (associations, ONG, etc.).</div>
<div>
<p><strong>Références utiles et non citées dans les notes :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong>Bonneuil, Christophe et Sintomer, Yves, 2003, postface de l&#8217;édition française « <em>Choix technologiques, choix de société </em>», Descartes &amp; Cie, Editions Charles Léopold Mayer du livre de Richard Sclove, 1995, Technology and Democracy, The Guilford Press</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong>Fondation Sciences Citoyennes, 2004, « <em>L&#8217;expertise et la recherche associative et citoyennes en France &#8211; Esquisse d&#8217;un état des lieux </em>», Synthèse N°1 de la FSC, www.sciencescitoyennes.org</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong><em>Global Governance of Science</em>, report to the European Commission, 2009</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong>Gall, Eric, Millot, Glen, Neubauer, Claudia, 2009, « <em>Participation of civil society organisations in research </em>», report from the European project STACS &#8211; Civil society organisations &#8211; actors in the European System of Research and Innovation, Fondation Sciences Citoyennes, 2009, www.sciencescitoyennes.org</p>
</div>
<div style="padding-left: 30px;"><strong><em>• </em></strong><em>Taking European knowledge society seriously</em>, Report of the Expert Group on Science and Governance to the Science, Economy and Society Directorate, Directorate-­General for Research, European Commission, http://www.citeulike.org/user/Enro/article/7010762</div>
<div></div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p>[i] Le sociologue M. Callon distingue trois modèles dans la démocratie technique : le modèle de l&#8217;instruction publique, le modèle du débat public, le modèle de la co-construction des savoirs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
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