Cycle de formations de la Fondation Sciences Citoyennes | Sciences Citoyennes

Cycle de formations de la Fondation Sciences Citoyennes

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mardi 3 mars 2015

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La Fondation Sciences Citoyennes place la construction des savoirs au cœur de ses préoccupations et formule une critique forte à l’encontre du monopole que possède la recherche académique sur la production de connaissances dites « légitimes ». En effet, il nous faut le réaffirmer : la science n’est pas neutre, elle est façonnée par les cadres idéologiques de ses producteurs. Il nous apparaît donc essentiel, face au constat des dérives perpétuelles de la technoscience des lobbying industriels au service d’une démocratie technique, de favoriser la réappropriation des savoirs par les citoyens, que ce soit au niveau de leur production ou au niveau de leur utilisation pour orienter la décision politique.

Dans une volonté de cohérence avec ses engagements, la FSC s’inscrit dans une dynamique de diffusion des connaissances, c’est pourquoi elle organise au mois d’avril un cycle de formations à destination de ses adhérent-e-s et de ses sympathisant-e-s.

Les formations se tiendront à la Maison des associations de solidarité située au 10/18 rue des Terres au curé, 75013 PARIS.

Évenement organisé avec le soutien du Conseil régional d’Ile-de-France dans le cadre du Fond Régional de Développement de la Vie Associative (FRDVA).

Programme :

Jeudi 9 avril – 18h30-21h30 : Expertise et lanceurs d’alerte

  1. Gouvernance de la recherche, risques sanitaires et environnementaux : la nécessité d’une expertise contradictoire et d’une reconnaissance de l’alerte et des lanceurs d’alerte – Glen Millot

    Lors de la dénonciation de risques sanitaires et environnementaux, la réponse des autorités est de s’appuyer sur les avis des agences qui ont produit les expertises sur lesquelles se sont basées les décisions politiques. Mais lorsque ces risques annoncés se transforment en catastrophes, il est temps de s’interroger sur le contenu de ces expertises et la manière dont elles ont été conduites.
    Une réelle indépendance de l’expertise est-elle possible ?

    Au-delà de ce questionnement, il est très inquiétant de constater que celui ou celle qui a témoigné des dérives ayant conduit à ces catastrophes fasse l’objet de brimades ou de sanctions et parfois pire. Plusieurs lois ont été votées ces dernières années pour tenter d’apporter une protection aux lanceurs d’alerte et pour traiter les alertes. Nous verrons que ces lois sont très incomplètes et ne répondent que très partiellement aux besoins d’une société responsable dans sa gestion des risques et des alertes.

    Programme de la formation

    1. De l’expertise « indépendante » à l’expertise contradictoire
    2. Qu’apportent les lois sur l’alerte votées en 2013 ? Quels sont les droits des lanceurs d’alerte en France aujourd’hui ?
    3. Quelles propositions pour réformer la protection des lanceurs d’alerte et le traitement des alertes ?


  2. L’affaire Séralini et le maïs OGM NK603. Comment les média traitent des alertes et les rapports entre média, experts et lanceurs d’alerte – Benjamin Sourice

    Le 19 septembre 2012, le Nouvel Obs sort en exclusivité sa Une « Les OGM sont des poisons! » sur les résultats de l’étude Séralini sur un maïs OGM, le NK603, et l’herbicide associé le Roundup, dont les résultats scientifiques sont publiés dans Food and Chemical Toxicology. Une image marque le public : des rats boursouflés par d’horribles tumeurs. Tous les éléments sont réunis pour que l’alerte se répande comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et fasse le tour du monde en 24H.
    Mais déjà la polémique enfle face à l’alerte du scientifique français, un contre-feu est allumé par les pro-OGM, non pour défendre leur produit, mais pour « flinguer » le lanceur d’alerte. C’est la stratégie majeure retenue dans cette communication de crise, puisque le temps scientifique ne permet pas une contre-expertise immédiate des travaux. Des organes de communication scientifique, en particulier le Science Media Center, se chargent dans les 48h de produire des « citations d’experts » repris par Reuters, puis une bonne partie de la presse anglophone, se contentant d’en copier le contenu pour « alimenter la polémique ». Car si le scoop fait vendre au premier qui publie, c’est le feuilleton de la polémique qui devient ensuite le moteur commercial de ce que les médias nomment désormais « L’affaire Séralini ».
    Nous verrons donc au travers de cette formation les différentes étapes, et stratégie de communication, qui ont permis de porter l’alerte au niveau mondial, mais dont la déflagration médiatique ne pouvait qu’engendrer une furieuse contre-attaque des entreprises et experts impliqués dans le promotion des OGM.

    Programme de la formation

    1. Retour sur les conditions de publication de l’étude (scoop, usage multimédia, travail collaboratif avec un journaliste, polémique sur les conditions « inhabituelles » d’une publication scientifique)
    2. La communication de crise des « Pro-OGM » (mise en place d’une stratégie de « contre-feu », condition de création de la « contre-expertise », provoquer la polémique, tirer sur le messager.)
    3. Les stratégies usuelles utilisées pour « contrer une alerte »
    4. Anticiper et faire face à la riposte médiatique (anticiper sa stratégie de communication, identifier les acteurs et réseaux en action, maintenir le contact avec la presse…)
    5. Penser son alerte sur le moyen et long terme (quel accompagnement du lanceur d’alerte, défendre sa réputation, poursuivre une communication « pro-active »)



Mardi 14 avril – 18h30-21h30 : Maîtrise du vivant : réalités et contrôles

  1. Éthique et technosciences – Jacques Testart

    Le terme anthropocène exprime l’emprise sur l’environnement et sur l’humanité elle-même des développements technologiques apparus il y a deux à trois siècles et qui s’accélèrent. La science pour connaître le monde est de plus en plus débordée par la technoscience pour le maîtriser si bien que l’activité scientifique ne peut plus demeurer hors du jugement par la société. L’implication croissante d’intérêts privés dans les laboratoires publics accompagne  la dépossession pour les chercheurs et leurs institutions des facultés d’orientation, de programmation, et d’évaluation de l’outil de recherche, au bénéfice d’instances soumises aux choix industriels. Il s’ensuit des évolutions importantes pour le métier de chercheur (liberté et déontologie menacées par la compétition) comme pour la société (innovations imposées, non prise en compte des besoins citoyens). Par exemple, la fraude scientifique n’est plus exceptionnelle puisque la recherche est gérée comme une entreprise, avec des exigences de rentabilité. Malgré cette révolution qui met l’appareil de connaissance au service de l’économie, la gestion de l’outil scientifique échappe toujours à la démocratie. Il devient donc urgent de définir des outils pour décider des grandes orientations en amont (on ne peut pas chercher partout) et de la régulation des innovations en aval (le bien commun comme repère). Pour cela, nous devons définir des règles d’expertise, protéger les lanceurs d’alerte et disposer de procédures de délibération par des citoyens dépourvus d’intérêts particuliers et complètement informés. Toutes ces règles n’auront de validité que si elles sont ancrées dans la loi sans aucune ambiguïté.

    Programme de la formation

    1. De la science aux technosciences : l’outil scientifique confisqué par l’innovation marchande
    2. Conséquences pour les chercheurs : les effets de la compétition et du court terme sur la déontologie
    3. Conséquences pour la société : crédibilité des institutions scientifiques et des résultats publiés, lobbyisme et bien commun
    4. Propositions de la FSC :
          – réforme de l’alerte et expertises (traité ailleurs)
          – le citoyen: chaînon manquant entre la technoscience et le politique. Des conventions de citoyens pour la programmation de la recherche et les choix d’innovations en amont et aval


  2. Technologies émergentes : pouvois et contre-pouvoirs – Sarah Dubernet

    Depuis le début des années 2000, les puissances mondiales lancent à tour de rôle de gros programmes de recherche et développement orientés vers les « nouvelles technologies ». Les discours politiques qui accompagnent ces prises de décision oscillent avec une grande ambivalence entre la nécessité de « l’innovation » – brandie comme une fin en soit – et la difficulté à prendre des décisions dans « l’incertitude ».
    Qu’appelle-t-on « nouvelles technologies » ou « technologies émergentes » ? Que met-on en place au nom de l’innovation, comment et pourquoi ? Comment avance-t-on dans la « certitude » ? Et avec qui se discute la prise de décision ?
    Nous tenterons d’apporter quelques éléments informatifs nécessaires à la compréhension de ces questions à travers l’exemple du développement des « nanotechnologies ».

    Programme de la formation

    1. Une histoire de rythme
    2. Il n’y a pas de crise, seulement des choix…
    3. Quel accompagnement idéologique ?
    4. Quels garde-fous ?


  3. Exemple de la biologie de synthèse – Catherine Bourgain

    La biologie de synthèse est une discipline récente dont l’ambition est de reformater le vivant existant en modifiant profondément son ADN. Fini le bidouillage des biologistes moléculaires. Voici venu le temps du vivant modifié de façon rationnelle, contrôlé par des algorithmes puissants et efficaces, développés par des ingénieurs. Voici venu le temps du vivant intégralement brevetable.
    Au cours de cette séance, nous reviendrons sur l’histoire de cette discipline, sur les différentes prétentions qui sont les siennes, et sur ses réalisations concrètes déjà sur le marché. Nous discuterons des intérêts économiques en jeu, des questions de propriété intellectuelle, des équilibres économiques qu’elle bouleverse, de ce qu’on sait (ou pas) des risques associés et de la faiblesse des régulations en place.

    Programme de la formation

    1. C’est quoi la biologie de synthèse ?
    2. Une brève histoire de la discipline
    3. La biologie de synthèse est-elle déjà sortie des labos ?
    4. Qui finance les recherches et les innovations dans le domaine ?
    5. Et les brevets dans tout ça ?
    6. Que sait-on des risques (santé, environnement, économiques et sociaux) associés aux produits issus de biologie de synthèse ?
    7. Où en est-on en matière de régulation ?
    8. Qui se mobilise sur cette question et comment ?



Jeudi 16 avril – 18h30-21h30 : Recherche participative et tiers-secteur scientifique

  1. Approches des différents courants et méthodes – Cyril Fiorini

    Fondée sur la collaboration entre des chercheurs académiques et des acteurs de la société civile, la recherche participative constitue une source de savoirs nouveaux répondant à des problématiques socio-environnementales auxquelles la « science de laboratoire » ne s’intéresse pas ou dont elle ignore l’existence. Ces démarches participatives peuvent également permettre d’apporter des données ou expériences de terrain indispensables à la conduite de certaines recherches. Les pratiques en matière de recherche participative sont aujourd’hui nombreuses et on constate qu’elles se développent dans une grande diversité de disciplines. Pour la renforcer et pérenniser ses effets, la recherche participative a donc besoin qu’un état des lieux soit fait.

    Programme de la formation

    1. Définition des concepts et apports de la recherche participative
    2. Les formes de recherche participative
    3. Un développement certain mais encore fragile
    4. Constituer un tiers-secteur scientifique ?


  2. Organisation et moyens de financement des différentes initiatives – Glen Millot

    La recherche participative connait un engouement qui ne doit pas faire oublier que ses soutiens sont finalement très peu nombreux. Cependant quelques programmes de financement existent à l’échelle nationale et européenne. Quels sont-ils ? Comment y faire appel ? Quelles sont leurs limites ? Nous proposerons un état des lieux des principaux dispositifs et des modalités permettant d’y candidater.

    Programme de la formation

    1. Programmes français de financement en recherche participative
    2. Et en Europe ? Présentation du programme « Science avec et pour la société »
    3. Les difficultés à prévoir et comment tenter de les surmonter


  3. Les boutiques de sciences : regards croisés entre les sciences, les techniques et la société – Bertrand Bocquet

    La question des relations entre les sciences et la société se pose aujourd’hui de façon cruciale. Elle donne lieu à multiples interprétations et expériences comme, par exemple, les partenariats de recherche conduits entre des laboratoires de recherche et des Organisations de la Société Civile à but non lucratif (OSC). Les Boutiques de Sciences (BdS), structures fortement implantées en Europe du Nord, se sont avérées très pertinentes en tant qu’organisations hybrides des « sciences en société ». Répondre à coût modéré aux besoins de recherches exprimés par les OSC est l’objectif que se donnent les BdS. 
    L’activité d’une BdS est plus qu’une simple passerelle entre le monde de la recherche et la société civile. La démarche collective et coopérative rend possible la co-construction d’un savoir « autre » que le savoir classique ou académique en associant dans un rapport d’équité universitaires et citoyens, et cela dès le début et pendant tout le processus de recherche. L’étape de compréhension et de traduction constitue la véritable plus-value d’une BdS. La BdS est un lieu d’expérimentation, de discussion, de débat, de partage d’expériences et représente un outil démocratique de production de connaissances pour l’intérêt de tous.

    Programme de la formation

    1. Introduction
    2. Contexte des sciences en société
    3. Les boutiques de sciences et la recherche participative
    4. Boutique de sciences : définition, finalités, acteurs, modèles
    5. Monter sa boutique de sciences : exemple en région Nord – Pas de Calais
    6. Structure et fonctionnement basés sur la co-contruction
    7. Conclusion


  4. Exemple de projets participatifs – Isabelle Goldringer

    L’amélioration des plantes s’est développée depuis les années 50 sur la base d’une standardisation des expérimentations dans les conditions les plus contrôlées possibles et de l’utilisation croissante des biotechnologies (biologie moléculaire, génomique et autres “omiques”, génie génétique, …). Les variétés végétales sont évaluées et sélectionnées dans les stations expérimentales dans les conditions les plus proches possibles de l’optimum pour mesurer la “valeur génétique” indépendamment des “bruits” causés par l’environnement. L’accès aux informations moléculaires permet de se rapprocher encore plus de ce potentiel génétique. Le premier pas vers une recherche participative consiste à remettre en question la capacité de cette approche centralisée à prédire le comportement des variétés dans les fermes des paysans. Cette remise en question est d’autant plus forte que l’on s’intéresse à des pratiques agro-écologiques différenciées, adaptées aux conditions locales et aux débouchés. Une fois les plantes et les recherches décentralisées dans les fermes, il faut encore penser que les savoirs et savoirs-faire des paysans doivent nécessairement contribuer à l’élaboration des questions de recherche et des méthodes mises en oeuvre pour y répondre. Un exemple de co-construction entre paysans et chercheur(e)s d’une recherche pour la gestion / sélection à la ferme de la diversité du blé tendre sera présenté.

    Programme de la formation

    1. Contexte de la sélection végétale “classique” pour une agriculture productiviste
    2. Emergence de nouveaux acteurs et proposition d’une approche alternative, la sélection participative
    3. Historique du projet de sélection participative sur le blé tendre entre le Réseau Semences Paysannes et les chercheurs
    4. Des innovations collectives: au niveau organisationnel, des outils et méthodes, de l’autonomie des paysans
    5. Enjeux pour péréniser la démarche, leviers pour accompagner la transition



Mardi 21 avril – 18h30-21h30 : Lobbying et conflits d’intérêts

  1. Exemple de l’EFSA – Martin Pigeon

    Une analyse des liens d’intérêts des scientifiques composant les comités scientifiques de l’Autorité Européenne pour la Sécurité des Aliments – EFSA) ainsi que des comités scientifiques de la Commission Européenne montre qu’une proportion importante (plus de la moitié) d’entre eux a des liens directs ou indirects avec des entreprises privées du secteur concerné par leurs décisions.
    Ce constat soulève la question de leurs éventuels conflits d’intérêts et des conséquences possibles de ces derniers, et donc de l’efficacité des mécanismes en vigueur au sein de l’administration européenne pour prévenir ces derniers. Mais n’aborder la question que sous cet angle ne suffit pas à résoudre le problème sous-jacent d’une expertise publique qui soit non seulement fiable mais pertinente et utile aux monde politique. L’exposé s’élargira donc vers d’autres questions, sans prétendre y répondre en totalité : 
    – Quelles sont les données sur lesquelles se basent ces scientifiques ?
    – Dans quelle mesure leurs travaux sont-ils reproductibles par le reste de la communauté scientifique ?
    – Comment l’administration choisit-elle les experts dont elle a besoin ?
    – Comment mieux clarifier les responsabilités du politique et du scientifique ?

  2. Contextes français et européens – Elena Pasca

    La formation sur les conflits d’intérêts et le lobbying vise l’acquisition d’outils d’analyse critique applicables dans nos expériences pratiques, au quotidien. Elle commencera par l’explication de certains termes essentiels – et du réseau sémantique dont ils font partie et qui permet de les occulter – qui seront discutés en une deuxième partie avec les participants, ce qui permettra d’enrichir le débat en fonction des expériences venant de domaines différents, donc donnant des éclairages convergents. Ces notions fondamentales seront expliquées sur la base d’exemples concrets qui nous concernent tous: en grandes lignes, il s’agit des conséquences du lobbying et des conflits d’intérêts sur notre santé individuelle et publique, sur tout notre environnement, notre mode de vie et d’alimentation, sur la marchandisation généralisée au nom du néolibéralisme.
    Les méthodes et les outils d’influence, de manipulation, de marketing et de communication visant à fabriquer l’opinion et le consentement non réfléchi sont les mêmes d’un lobby à l’autre, actualisées dans les années 80 et 90 par le lobby du tabac qui a réussi à inscrire l’usage de quelques principes démocratiques majeurs sous une forme pervertie (transparence, régulation, gouvernance, consultation et participation démocratique, etc.) jusque dans les traités de fonctionnement de l’Union européenne. L’analyse de ces méthodes permettra des applications pratiques au quotidien, et notamment repérer les manipulations et la désinformation auxquelles nous sommes soumis dans tous les aspects de notre vie. 
    Ces quelques lignes montrent qu’il faut étudier les conflits d’intérêt dans leur rapport avec le lobbying et d’autres composantes du même champ sémantique (corruption, fraude, biais, …) qu’il faudra aussi clarifier, entre autres pour permettre de distinguer entre lobbying et plaidoyer citoyen. Car Sciences Citoyennes refuse toute idée de lobbying et se démarque clairement des ONG qui se disent lobbyistes. Il faut « nettoyer » des termes tellement manipulés que leur utilisation sans critique signifierait entrer dans un jeu dont les règles et les limites ont été définis par les lobbyistes et autres communicants dès qu’ils ont imposé leur terminologie.

    Programme de la formation

    1. Typologie des conflits d’intérêt
    2. Historique
    3. Développement et actualisation des conflits d’intérêts depuis les années 90 (règne du marketing)
    4. Paradigme républicain vs. paradigme utilitariste anglo-saxon (sous l’angle des conflits d’intérêts)
    5. Conflits d’intérêts et science
    6. Transparence


La participation est libre et gratuite, mais nécessite une inscription préalable. Pour cela, il vous suffit d’envoyer un mail au contact suivant en précisant la ou les formations auxquelles vous souhaitez participer : 

formations2015(a)sciencescitoyennes.org